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CHAPITRE PREMIER

LE LIVRE. l'auteur.

Louise Duchâtel, dame de Charmoisy (I), « douée d'un très bon esprit et d'un courage mâle » , « belle âme (2) » , sans être encore une âme dévote, avait été convertie par un sermon de saint François de Sales (3). L'évêque de Genève connaissait beaucoup M. de Charmoisy, et dans son apostolat du Chablais, il avait profité de 1' « héréditaire bienveillance « qui s'était établie depuis longtemps entre la famille de Sales et la famille de Charmoisy. A la suite de la résolution qu'avait prise Mme de Charmoisy « de vivre au monde sans recevoir aucune humeur mondaine (4) " , une correspondance à la fois intime, familière et profonde s'engageait entre la jeune femme et son évêque. Comme « son cœur paternel prenait volontiers en charge cette belle âme qu'il avait rencontrée au chemin de la perfection » , il apporta à sa conduite des soins extrêmes. « Il ne manquait

(i) Voir La Philothée de saint Frmiçois de Sales, Vie de Mme de Charmoisy, par Jules Vdy. Paris, 1878.

(2) Saiïst François de Sales, Lettre à M. de Villars, archevesque de Vienne. — OEuvres complètes, édition Berche et Tralin, t. II, p. 2i0 et 211.

(3) Sur cette conversion (de la vie mondaine à la vie pieuse), voir J. Vut, op. cit., p. 83 et 199.

ijt) Saixï François de Sales, Introduction à la vie dévote. Préface.

jamais de lui répondre, et surtout il lui écrivait même parfois des traités complets de matière spirituelle (1). « Mme de Cliarmoisy conservait soigneusement ces lettres, elle les classait par ordre. Au bout de deux ans, elle parvint à recueillir «un grand amas » de matériaux précieux; il y en avait « pour remplir presque une cassette » .

Étant à Ghambéry pour soutenir un long et fâcheux procès, elle avait emporté avec elle les instructions que lui avait écrites l'évêque ; elle les communiqua « à un grand, docte et dévot religieux » . C'était le Père Fourier, qui d'ailleurs connaissait déjà saint François de Sales. Le Père Fourier les transcrivit, ces copies circulèrent dans le monde et se répandirent. Ce n'était pas assez. Le Père Fourier « exhorta fort » saint François de Sales à en faire un livre. « Ce qui lui fut aisé de me persuader, dit celui-ci, parce que son amitié avait beaucoup de pouvoir sur ma volonté, et son jugement une grande autorité sui- le mien (2). »

Ce livre décliné à une popularité inépuisable, c'est Vlntroduciion <> In vie dévote. Ne cherchons pas la trace de son influence dans iart d'écrire ou dans l'art de composer, ce n'est pas à Técole de saint François de Sales, pas plus qu'à celle de Monlaigue, que le dix-septième siècle a fait sa rhétorique. Son influence a été autrement profonde. C'est le rôle de ce livre, de conserver, d'élargir, de généraliser l'effet des efforts particuliers de saint François de Sales. Par lui, l'apostolat, que saint François de Sales exerçait sur quelques âmes de choix, est étendu à des millions de lecteurs.

(i) Introduction a la vie dévote, Pi'éface.

(2) Les avis spirituels qui devaient être le fond de l'Introduction à la vie dévote étaient extrêmement approfondis et pour ainsi dire vérifiés. Saint François de Sales les couimuniijuait non seulement à Mme de Charmoisy pour qui il écrivait, mais à Muie de Chantai, à d'autres encore. On voit avec quelle conscience, avec quel souci de l'exactitude et de l'utilité pratique en furent écrites les niiiitresses pages. Voir sur les origines de l'Introduction à la vie dévote la préface de dom Mackey, p. xiv et xv de l'édition Lecoffre.

Mais que de difficultés ! L'influence persuasive de ses conseils, saint François de Sales la devait d'abord à la séduction de son âme tendre et passionnée, il la devait ensuite à l'appropriation admirable qu'il savait faire de sa méthode de direction à l'individualité de chaque âme. Cela, c'est presque contradictoire avec l'idée d'un livre. Et pourtant il était nécessaire que son livre eut ces qualités. Il était nécessaire que chaque lecteur y trouvât saint François de Sales avec son charme tout personnel et qu'il s'y trouvât lui-même, expliqué à lui-même, avec des conseils qui s'appliqueraient à sa particulière intimité.

Saint François de Sales a réussi à cette tâche difficile. Le succès universel et durable de V Introduction à la vie dévote en est la preuve immédiate. Dans cet ouvrage, aussi populaire , que V Imitation de Jésus-Christ, ce n'est pas un auteur qu'on rencontre, c'est l'homme même; ce n'est pas à la généralité des lecteurs qu'il s'adresse, c'est à chacun d'eux en particulier.

Les premiers matériaux de Y Introduction à la vie dévote lui ont laissé ce caractère qu'ont les lettres des gens d'esprit, de ressembler à une causerie, de faire entendre et de faire voir y la personne même qui les a écrites. Le moi, ce moi qui rend si charmante la Correspondance de Mme de Sévigné, si vivante la. Cori^espondance de Yoltaire, se retrouve à chaque page de V Introduction.

C'est en son propre nom que l'évêque de Genève donne ses conseils; il veut qu'on sache qu'il en prend toute la responsabilité, même quand il les répète après autrui. « Choisissez un confesseur entre mille, dit d'Avila, et moi, je vous dis entre dix mille... Je vous dis derechef, demandez-le à Dieu (1). » «Je vous dis, je considère, je vous conseille, je parle» , sont des expressions qui reviennent à chaque instant sous sa plume. Et

(i) Introduction à la vie dévote, i" partie, ch. v.

quand il veut insister, il ajoute : « Groyez-moi » , ou « je vous conjure(i) » . Il se prend au besoin lui-même comme sujet d'expérience, et il raconte comment il ferait dans tel cas humiliant ou embarrassant. Il suppose qu'ayant « grande affection de ne point tomber au vice de la vanité jj , il y est néanmoins tombé d'une grande chute. Va-t-il reprendre son cœur en le traitant de misérable, d'abominable et « semblables choses n ? "Non certes, mais, dit-il, je voudrais le corriger raisonnablement et par voie de compassion ; or sus, mon pauvre cœur, nous voilà donc tombés... Ah! relevons-nous... réclamons la miséricorde de Dieu... et voudrais sur cette repréhension bâtir une solide et ferme résolution de ne plus tomber en la faute, prenant les moyens convenables à cela et mesmement l'avis de mon directeur (2). » Parfois même il fait quelques confidences, il avoue qu'il a été consolé de lire cei'tains traits de la vie des saints. « Et cette année il fut bien édifié de consacrer un autel sur la place en laquelle Dieu fit naître ce bienheureux homme (Pierre Fabre) au petit village de Villaret, entre nos plus. âpres montagnes (3) . »

Tout cela, c'est parler de soi, mais avec tant de bonhomie et de simplicité, avec tant de discrétion aussi, que ce n'est pas se mettre en scène. Le vrai, c'est que saint François de Sales ne veut pas parler de lui, encombrer son livre de son moi; il veut nous faire comprendre que c'est lui qui parle.

Il y a une autre manière moins égoïste encore, mais plus subtile et plus efficace, d'introduire le moi. L'impersonnalité dans l'art est la fille de l'impassibilité. Thucydide ne parait éprouver ou ne veut éprouver aucun sentiment parmi les péripéties sanglantes dont il écrit l'histoire ; c'est une perfection

(i) Passim,

(2) Introduction à la vie dévote, 3° partie, ch. ix.

(3) Id,, 2° partie, ch. xvi.-

de l'art, mais c'est le triomphe de l'impersonnalité. Dans un esprit tout contraire, saint François de Sales intéresse son cœur à tout ce qu'il dit, et le laisse voir. Il intervient en mille endroits par le geste qui précède toute réflexion, qui trahit le cœur en éveil ou en émoi; il rompt sans cesse le mouvement de la phrase par une exclamation, par un cri d'effroi, par une prière ou un encouragement. Il donne un avis : « Gardez-vous bien de venir à aucune sorte de composition avec cet ennemi (l'engeance et fourmilière des folles amours), ne distes pas : Je Fécouteray, mais ne feray rien de ce qu'il me dira. » Soudain ce péril l'émeut, lui arrache Un cri : « ma Philothée, pour Dieu, soyez rigoureuse (I). » Ces brusques et fréquentes interventions qui surgissent à chaque instant valent à ce style l'intérêt d'une conversation dramatique et rapide.

Gomme il se reconnaît à son cœur, saint François de Sales se reconnaît h son tour d'esprit particulier, au bon sens et au bon goût de ses conseils. Son éloignement naturel pour les excès et pour les violences, sa perspicacité native qui le met en défiance contre les ardeurs intempestives, les grands projets et les grandes promesses, décèlent plus sûrement sa présence que toutes les exclamations du monde. On le retrouve tout entier à ce titre d'un chapitre, un des plus jolis peut-être de Vlntroduction : « Qu'il faut avoir l'esprit juste et raisonnable (2). » C'est encore lui, et lui tout seul, qui sait mettre tant de douceur dans l'ironie. Qui donc s'entend comme lui à dissiper les illusions et les fantômes de vertu, et tous les grands mots par lesquels on trompe et soi-même et les autres? La Rochefoucauld n'est pas plus pénétrant, mais que nous sommes loin de son tranchant mépris ! Ici c'est une malice souriante et affectueuse, c'est le ton très particulier de saint François de Sales, un mélange de tendresse, de délicatesse exquise, de

(1) Introduction à la vie dévote, 3° partie, ch. xxi.

(2) Jd., 3° partie, ch. xsvi.

bonne humeur et de raillerie. « Plusieui's voudraient bien avoir du mal, pourvu qu'ils n'en fussent point incommodés. Je ne me fâche point, dit l'un, d'être devenu pauvre, si ce n'était que cela m'empêchera de servir mes amis, élever mes enfants et vivre honorablement comme je désirerais... L'autre serait tout aise que l'on médît de lui, il souffrirait fort patiemment, pourvu que personne ne crût le médisant (1). j) Mais c'est surtout lorsqu'il veut dissiper les scrupules exagérés, arrêter les pénitences malencontreuses, qu'il joue avec le plus de grâce, de finesse et d'esprit. Balaam monté sur son ânesse allait trouver Balac. « Il n'avait pas droite intention. » Un ange donc l'attendit sur la route, une épée à la main, pour le tuer. L'ânesse effrayée recule. Balaam, qui ne voit pas l'ange, frappe cruellement sa monture jusqu'à ce qu'étant couchée par terre, elle lui parla par grand miracle, disant : « Que t'ay-je fait? pourquoi m'as-tu battue? » « Balaam, reprend saint François de Sales, est cause du mal, et il frappe et bat la pauvre ânesse qui n'en peut mais. Il en prend ainsi bien souvent en nos affaires. Car cette femme voit son mary ou son enfant malade, et soudain elle court au jeûne, à lahaire, à la discipline: hélas! chère amie, vous battez le pauvre âne (2). n

A ce ton et à ce tour il n'y a pas à se tromper. Quand on lit les traités ascétiques du Révérend PèreScupoli, du Père Louis de Grenade, de saint Jean delà Croix, du cardinal Bonna, de Louis de Blois, c'est l'accent de la sagesse et de la raison qu'on entend ; loin d'y trouver l'homme, on n'y trouve même pas l'auteur. Ici la personnalité s'accuse plus encore qu'elle ne

(1) Introduction a la vie dévote, 3° partie, ch. m. — La même idée se retrouve exprimée avec la m.ême vivacité, 3° partie, ch. v.

(2) Id., 3° partie, cli. xxiii. Voici la suite du développement : « Vous affligez votre corps, corrigez votre cœur qui est l'idolâtre de ce mari et qui permettait mille vices à l'enfant et le destinait à l'orgueil, à la vanité et à l'ambition. » C'est ainsi que chez saint François de Sales l'esprit caclie toujours un fond de vérités morales exprimées avec précision.

se trahit. Saint François de Sales enrichit son livre de toutes les grâces et de toutes les qualités distinctives de sa personne.

Joignez-y le style, encore ce mot est-il impropre pour saint François de Sales, il suppose un certain travail de transformations que l'on fait subir à ses idées, à ses phrases, à sa langue même, pour leur donner des attitudes réglées par l'art ou par la convention. Ici il n'y a rien d'artificiel ni de conventionneL Saint François de Sales ne s'épuise pas à poursuivre une per-^ fection du langage que son esprit aurait conçue à l'avance, les traits que son imagination lui fournit naturellement lui suffisent. Chez lui, comme chez Montaigne, il y aune génération incessante, une création pour ainsi dire spontanée, d'images et de tours. De son esprit s'échappent avec une merveilleuse variété les comparaisons, les métaphores, les alliances de mots nouvelles ; mais ce n'est point par l'effort de la volonté ou par l'effet de l'analyse ou par le secours de la déduction.

Ce n'est pas dire que saint François de Sales écrive sans aucun souci de bien écrire. Il n'abandonne pas sa plume au hasard d'une improvisation plus ou moins heureuse, il connaît bien la valeur des adjectifs, la puissance des images, et même la vertu de certaines rencontres de syllabes, il a le « sens admirable et délicieux (1)» des harmonies verbales, mais chez lui tout cela est naturel ; son individualité s'y manifeste. Écrivain, il reste lui-même plus excellemment et plus complètement lui-même que dans le commerce quotidien de la vie, où son individualité n'apparaissait que par fragments, où son imagination n'apparaissait quelquefois pas du tout.

C'est son imagination toute pure avec son originalité cai'actéristique, qui est la substance de son style. Il y a ici cette double vertu qui s'accorde si étonnamment chez lui dans une

(i) « Le sens admirable et délicieux de ses saintes oraisons » , écrit-il, 2° partie, ch. I.

entente dont le secret semble perdu, le don de peindre avec une vivacité pittoresque, avec une vérité d'observation, avec une finesse de détails qui décèlent le contemporain de Régnier, le lecteur de Montaigne, et le don de créer des symboles ou des allégories, gracieux, poétiques, impalpables, également éloignés de la réalité et de l'invraisemblance. Ce sont des combinaisons créatrices dont les éléments sont pris à tout ce que la nature où le rêve peuvent donner de plus délicat et de plus charmant, les étoiles du ciel, la splendeur du jour, l'aube naissante, les hirondelles, le miel et les abeilles, et la blancheur delà neige.

C'est ainsi que de la même plume il écrira: «Laissons aboyer les mâtins contre la lune (1) " , et qu'il comparera le chrétien qui se sent en la présence de Dieu au « petit enfant qui de l'une de ses mains se tient à son père et de l'autre cueille des fraises ou des mûres le long des haies (2) » . Avec le même naturel, il se moquera de celui qui « pour la veillée de Noël tousse et crie au ventre le jour suivant (3) » ; et il fera du « nid des alcyons qui demeure enmy la mer, sur la mer et maître de la mer (4) » le symbole du « cœur ouvert seulement au ciel et impénétrable aux richesses et aux choses caducques » . Enfin, après avoir parlé de champignons (5) ou de melons, ou encore de tourner la broche, il composera cette phrase d'une poésie si subtile etsi délicate: «Gomme l'abeille ayant recueilli sur les fleurs la rosée du ciel et le suc le plus exquis de la terre, ainsi le prêtre ayant pris sur l'autel le Sauveur du monde, vrai Fils de Dieu qui, comme une rosée, est descendu du ciel, et vrai Fils de la Vierge qui, comme une fleur, est sorti de la terre

(1) Introduction à la vie dévote, 3* partie, cli. viii.

(2) Id., 3« partie, ch. x.

(3) Jd., 4'= partie, ch. i.

(4) Jd., 3'= partie, ch. Xiv.

(5) Id., 3° partie, ch. xxxiii. Il dépasse même quelquefois la mesure, notamment 3° partie, ch. iv, mais c'est bien rare.

de notre humanité, il le met en viande de suavité dans votre cœur et dans votre bouche (1). »

Saint François de Sales est là, c'est sa parole, c'est l'accent de sa voix, c'est son cœur. Il parle, il insiste, il presse, il poursuit l'âme qui se dérobe, il la force à se confesser, il la confond à la fois et la console ; c'est à lui que l'âme se rend, et non pas à l'autorité abstraite de la sagesse ou de la raison. La dévotion triomphe, mais après lui et par lui.

Écoutez ce dialogue entre saint François de Sales et le malheureux qui est tombé dans les pièges d'amourettes : « Taillez, tranchez, rompez, il ne faut pas s'amuser à découdre ces folles amitiés, il les faut déchirer... Il ne faut point ménager pour un amour qui est si contraire à l'amour de Dieu.

ic — Mais après que j'aurai ainsi rompu les chaînes de cet infâme esclavage, encore m'en restera-t-il quelque ressentiment, et les marques et traces des fers en demeureront encore imprimées en mes pieds, c'est-à-dire en mes affections,

« — Non feront, Philothée, si vous avez conçu autant de détestation de votre mal comme il le mérite... Mais s'il vous reste encore quelque mauvaise inclination, procurez- vous pour votre âme une solitude mentale, selon que je vous ai enseigné ci-devant. Et ne doutez point que Dieu ne vous affranchisse de toutes passions, pourvu que vous continuiez fidèlement en ces exercices.

u — Ah ! me direz-vous, mais ne sera-ce point une ingratitude de rompre si impiteusement une amitié ?

(i) Introduction h la vie dévote, 3* partie, cli. xxi. Viande a ici comme partout dans saint François de Sales le sens de nourriture.

De même dans un autre ton :

« Hélas ! que l'âme qui est encore en cet état est digne de compassion et sui*tout quand ce mal est véhément! car alors, à l'imitation de David, elle se repaist de larmes jour et nuit, tandis que par mille suggestions l'ennemi pour la désespérer se moque d'elle et lui dit : Ha, pauvrette, où est ton Dieu? par quel chemin le pourras-tu trouver, qui te pourra jamais rendre la joie de sa sainte grâce? » — Introduction à la vie dévote, i" partie, ch. xiv.]

« — que bienheureuse est l'ingratitude qui nous rend agréables à Dieu ! Non, de par Dieu, Philothée, ce ne sera pas ingratitude, ainsi un grand bénéfice que vous ferez à l'amant : car en rompant vos lyens, vous rompez les siens, puisqu'ils étaient communs, et bien que pour l'heure Une s'aperçoive pas de son bonheur, il le reconnaistra bientôt après, et avec vous chantera pour actions de grâces : « Seigneur, vous avez « rompu mes lyens, je vous sacrifierai l'hostie de louange, et « invoquerai votre saint nom (1). «

(1) Introduction à la vie dévote, 3° partie, ch. xxi.

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