CHAPITRE PREMIER
LA NAISSANCE ET l'ÉDDCATION DE FRANÇOIS DE SALES.
François de Salesétait né à Thorens en Savoie, Fan 1567 (1). Sa famille se rattachait à Genève par de nombreuses traditions domestiques. Gomme d'autres familles nobles des environs, la famille de Sales possédait autrefois dans Genève plusieurs immeubles, une maison, entre autres, au Bourg-de-Four, et aussi en la place du Molard, celle où pendait l'enseigne de la Croix verte. Elle avait eu dans l'évêché une chambre, où, sur le manteau d'une vieille cheminée, étaient ses armoiries; en 1535, au moment où les nouvelles idées religieuses l'emportèrent à Genève, on voyait encore, dans l'antique église de Saint-Victor, une grande pierre sépulcrale avec l'écusson de la maison de Sales et tout autour cette devise : Adieu biens mondains (2). Son père, François de Sales, seigneur de Boisy, était un homme de grande expérience. Sous le duc Philibert-Em-
(1) Saint François de Sales , Œuvres complètes, édition Lecoffre, t. I,
p. XXXIII.
(2) La Philiithe'e de saint François de Sales, Vie de madame de Charmoisy^ par Jules Vuy. Paris et Genève, 1878, t. I, p. 41.
manuel, il s'était signalé dans les guerres de France et de Flandre (1). Il s'était ensuite retiré dans ses terres.
Par le peu que nous savons de lui, on peut conclure qu'il avait les qualités les plus estimables de bon sens, de miodération et de rectitude. IL n'était ni violent ni fanatique, et sa conscience de bon catholique semble s'être assez facilement accommodée du voisinage de l'iiérési^. Lorsque le duc Jacques de Nemours eut des desseins sur la ville de Genève, et demanda en prêt à M. de Boisy son château de Brens pour le garnir de soldats, le seigneur savoisien pria le prince de l'excuser s'il ne pouvait pas lui accorder sa demande; le duc de Nemours en éprouva une si grande colère qu'il faillit faire jeter par les fenêtres du château d'Annecy le noble savoisien (2). La conduite de M. de Boisy fut, en cette circonstance, celle d'un homme de cœur, et ce qui est alors beaucoup moins commun, d'un esprit modéré. De tels sentiments ne devaient pas être ignorés des protestants; aussi M. de Boisy avait conservé des relations suivies avec la ville hérétique de Thonondontil écrit : « J'ai beaucoup de gens à Thonon qui m'aiment (3). »
Françoise de Sionnaz, la femme de M. de Boisy, avait sans doute une piété plus ardente que celle de son mari ; ce fut elle qui disposa M. de Boisy à ne pas combattre la vocation sacerdotale de leur fils ; mais parmi les éloges qui lui ont été prodigués par les biographes de saint François de Sales, je relève qu'elle était discrète et judicieuse à merveille (4), et saint François de Sales lui-même, dans son Analyse de droit civil à Padoue, la nomme, dans un élan de tendresse filiale, prudentis-
(i) Vie de saint François de Sales, par dom Jean de Saint-Fkançois, dans le t. I de l'édition Berche et Tralin des OEuvres complètes de saint François de Sales, p. 14.
(2) La Philothée, t. I, p. 41.
(3) Id., t. II, p. 266.
(4) Vie de saint Fratiçois de Sales, par dom Jean de Saist-Fhançois, édition Berche et Tralia, t. I, p. 15.
sima mate?' (1). Sagesse, bon sens, discrétion, c'est donc à côté de sentiments religieux très vifs et très profonds la dominante qualité de cette mère qui fut trop aimée pour ne pas avoir eu sur son fils une influence très grande.
Voilà le milieu familial où se passa l'enfance de saint François de Sales. La première et profonde impression qu'il reçut des siens, ce fut l'exemple de leur piété, il est vrai, mais, en même temps, de leur sagesse, de leur modération et de leur discrétion ; c'est presque de la tolérance, du moins pour un siècle qui la connut si peu (2).
CXes influences extérieures et locales furent d'une autre sorte ; elles donnèrent à son imagination un tour pittoresque et mystique. Brens, où se passa la première jeunesse de l'homme que nous étudions, est un village situé au pied de la montagne de Voirons. Il s'y conservait, dit-on, un vague souvenir du culte païen (3). Au berceau de saint François de Sales, comme à celui de d'Urfé, bruissaient encore les traditions lointaines de dieux qui peuplent la nature et l'animent. Peut-être ces traditions avaient-elles survécu sous l'abri de cette vaste, haute et très épaisse forêt de grands chênes qui couvrait le château un peu du soleil couchant et de la bise) Au-dessus du village s'élevait le Voirons, très haute montagne qui sépare le Ghablais du Faucigny, et qui est à l'est de Genève et à l'ouest de Lausanne. « Du côté qu'elle regarde septentrion, dit Charles-Auguste de Sales, elle voit devant soi le grand lac Léman, presque toutes les montagnes du côté de Bourgogne et des Suisses éloignées à une distance très proportionnée et distinguées par des ombres bleues, les villes et terres de Genève, Gex, Versoix, Coppet, Nyon, Rolle, Au-
(1) Saint François de Sales, OEuvres complètes, édition Lecoffre, 1. 1, p. xxxv.
(2) Le château de Brens où il passa son enfance était au milieu des populations protestantes. — La Philothée, t. I, p. 40.
(3) La Philothée, t. I, p. 40.
bonne, Morges, Lausanne, Ripaille, Thonon, AUinges, Yvoire, Hermance, et une infinité de villages, temples, châteaux, fleuves, étangs, forêts, prés, vignes, collines, chemins et autres choses semblables, avec une si grande variété que l'oèil en lire une merveilleuse récréation, et ne peut-on rien voir au monde de plus beau. Du côté du midi, elle voit, par une soudaine horreur, les montagnes de Faucigny, qui lui sont toutes inférieures ; et, pour l'extrémité de cette vue, les cimes sourcilleuses de Ghamp-Muny, couvertes d'une glace et neige éternelles. Les peuples appellent cette montagne la sainte et la belle, parce qu'il n'y a rien qui offense la vue. La ville de Bonne est étendue à ses pieds, et les villages de Granves, de Sales, de Lucinges, de Saint-Gergues, de Machilly, de Grésy, de Langin, de Brens, de Saint-Didier, de Bons, de Saxel, de Burdeguin, du Villars et de Boëge. Les vignobles couvrent, ses racines, les châtaigniers viennent en second rang, les prés et les granges (où les pasteurs nourrissent en été un grand nombre de bétail et font à force laitages) tiennent le milieu ; et, enfin, elle est très utilement couronnée d'un labyrinthe de fauteaux et de grands et vieux sapins (1). »
Devant cet horizon se développa l'imagination de saint François de Sales. Son âme impressionnable reçut l'ineffaçable image de cette admirable nature. Mais ce ne ''fut pas dans le sens de la grandeur ; les paysages des Alpes ne revêtent, en effet, leur caractère grandiose et sauvage que pour le. voyageur qui les voit de haut et de près. L'homme qui vit à leurs pieds s'arrête aux mille tableaux variés, d'un trait si fin et d'une couleur si vive, qui s'abritent dans leurs plis. Ge fut plutôt la grâce, la fraîcheur et la variété que l'imagination de saint François de Sales y put acquérir.
Ainsi, cet équilibre heureux d'un esprit judicieux et tem-
(1) Charles-Auguste de Sales, Fie de saint François de Sales, t. II, p. 201 et 202, cité par M. Vdv. — LaPhilothe'e,^.Z^.
péré était complété par les richesses de l'imagination, non pas cette imagination qui trouble et qui fausse la vision des choses, mais celle qui ajoute de la grâce et du relief à la vérité de la pensée, à la fidélité de l'expression, celle de Montaigne, celle de La Fontaine. Cela se retrouvera toujours chez lui.
François de Sales fit ses études en bien des endroits différents, comme c'était alors la coutume. L'étudiant au seizième siècle, on l'a très bien dit (1), A'^oyage sans cesse d'université en université, pour varier et compléter ses connaissances. Il était en chacune des branches du savoir telle école ou tei maître qui primaient. On y courait et l'on joignait ainsi aux profits de la science ceux de l'expérience : visages, langage, usages se renouvelaient sous les yeux du jeune homme, élargissaient et enrichissaient son esprit, à moins qu'il ne fût un pédant enfermé dans le latin, le grec, la poussière des livres, aveugle et inepte sur le reste.
François de Sales profita de cette heureuse coutume dans le cours de ses longues études, où il se munit de tout ce que devait apprendre un jeune homme que son père destinait au barreau, et qui se destinait au sacerdoce.
Il passa d'abord deux ans au collège de la Roche ; puis il fut ^ confié à la tutelle d'un homme zélé et studieux, M. Deage; et sous la conduite de ce précepteur, il alla suivre les classes du collège nouvellement établi à Annecy. Il y resta environ quatre ou cinq années (2). Ce furent, en quelque sorte, ses études secondaires; il y apprit surtout le latin qu'il devait, plus tard, écrire avec tant d'élégance et de facilité, et si l'on en croit ses pieux biographes, son éloquence se révélait déjà dans les fréquentes déclamations auxquelles il s'exerçait. Mais bientôt
(1) M« Faguet, Le XVP siècle en France, p. 8.
(2) Saikt François de Sales , ŒMwe* complètes, édition Lecoffre, t. I, p. XXXV, XXXVI et XXXVII et 599.
allait arriver la période vraiment féconde de son éducation, et sa vie dH étudiant commençait.
En 1581, son père l'envoya compléter ses humanités à Paris; il y resta jusqu'en 1588. Il était entré au collège de p^ Clermont comme externe. Toujours sous la direction de M. Deage, il conserva une certaine liberté qui lui permit, comme nous le verrons plus tard, de former d'importantes relations.' '■''■■'' ' -"- i'-' ■■"'''■ "■"■■"' ■• :;rj\': rW:-
y Le collège de Clermont, fondé en 1550, et dirigé par les Jésuites, était, à cette époque, un des plus florissants parmi les cinquante-quatre collèges que Montaigne s'émerveillait dé compter à Paris. Les Pères Castori et Sirmond y enseignaient les humanités, Jean-François Suar'éz-et Jérôme Dandini la philosophie, les Pères Gordon-Huntley, Tyrius et Saphore le dogme et la morale. Maldonat venait à peine dé le quitter. Ce sont des hommes doiit les ërudits seuls ont retenu les noms; mais plusieurs d'entre eux furent considérables dans leur temps, et l'on disait avec juste raison le grand Maldonat et même le grand Dandini. François de Salés était donc confié à des maîtres émihents, dont ir garda toujours le souvenir.
Avec Castori et Sirmond il se perfectionna dans les humanités; peut-être prit-il h leur école ce goût un peu mièvre et ce penchant au style fleuri qu'on appelle le style jésuite et dont il n'a pas toujours su se défendre. En tout cas, il y apprit ce respect de la langue, ce souci de la correctionj ce sens de la beauté dés mots dont tous ses ouvrages portent l'irrécusable témoignage. De la philosophie, à laquelle il s'appliqua pendant quatre ou cinq ans, je ne sais trop ce qu'il rétint : tout au moins un fonds d'idées abstraites, bien classées. Nous avons de cette époque un précieux document, ce sont deux cahiers d'essais sur la morale ; il n'est pas à croire qu'ils représentent le cours de ses maîtres, ce sont plutôt des recherches personnelles; ils ont le spécial intérêt de montrer com-
ment François de Sales comprenait sa philosophie, comment il s'y intéressait et comment il y travaillait. François de Sales , expose d'abord les principes d'Aristote et des autres "philoso- ^phes païens sur des sujets tels que la béatitude, le devoir, la fin de l'homme; puis' il éclairei, corrige, supplée par des enseignements tirés de la sainte Écriture et desr moralistes chrétiens (1).' C'est, sans doute, tout ce qu'ilgarda de ses études régulières de philosophie, mais remarquez qu'à ces connaisr sauces -celle- du grec ne sejoint {Jas.'.Ii.isavait: lires Je Nouveau Testament dans cette langue, et rien de plus,. et iLesit paradoxal que cet auteur qui devait, par sa dialectique^ ses. syhtilesi analyses et le charme insinuant de^sôn langage, rappeler, àîchaque page de son Traité de V amour, de Dieu, les Dialogues dé Platon^ ait presque complètement ignoré le grec. .-,::•
Voilà ce qu'il apprit pour- « plaire à son père », comme; ih le dit ;.« pour plaire à lui-même » , il obtint de M. Deage .d'ap^ prendre la -théologie. Le célèbre Gilbert Genébrard, successeur de Vatable au GoUège royal, l'initia à l'étude critique des saintes Écritures,- et, sur la fin de sa vie, l'élève rappela, dans un éloge magnifique de son ancien maître, l'exposition qu'il lui avait entendu faire dut Cantique des cantiques (2).. On ignore ; le nom ^ de ses > professeurs^ , de théologie: morale et de théologie positive ;; on sait, dii moins,, qu'il se passionna surtout -pour le problème de la grâce, et l'on peut.déjà voir s'y dessiner. sa préoccupation du. salut des âmes. .;,;-:
Mais, en même temps qu'il travaillait ainsi avec ses; maîtres., il savait donner à la bonne société une part de ses loisirs. C'était le vœu de M. de Boisy que son fils se perfectionnât dans toutes les connaissances convenables au rang que lui assignait sa naissance. Il ne menait donc pas une vie retirée; il était sans 4pute sous Je patrpnage de, la famille de jV^ercoQur,
(1) OÊuvres complètes, t. I, p. xti. "
(2) Traité de l'amour de Dieu, liv. XI, ch. XI, ' -,
Son père, son aïeul et son bisaïeul avaient été pages dans cette illustre famille (1). D'un autre côté, il est vraisemblable que son cousin, Ghai'les de Gharmoisy (2), qui jouissait, nous dit le biographe de sa bru, Mme de Gharmoisy, d'une haute considération à l'étranger et à la cour de Savoie, et qui avait été chargé, à plusieurs reprises, de missions importantes en France et en Italie, lui ménagea plus d'une relation précieuse dans le monde politique. G'est, je le présume, à lui que François de Sales dut la connaissance et l'amitié de M. Deshayes, plus tard conseiller et maître d'hôtel de Henri IV et gouverneur de Montargis, homme de beaucoup de dextérité en toutes sortes d'affaires, qui entra fort avant dans la confiance de Henri IV, et fut le discret et infatigable intermédiaire entre ce prince et l'évéque de Genève. M. de Bérulle fut aussi, dès cette époque, l'un de ses amis, et bien d'autres qui conservèrent son souvenir après qu'il eut quitté Paris. « En l'année 1600, dit M. Deshayes, ayant à passer dans la ville de Necy, quantité de personnes me donnèrent des lettres et des livres pour luy ; entre aultres un docte Traité des Energumenes^ composé par M. de Bérulle (3). »
Ges amitiés l'attachèrent-elles de loin à Paris et firent-elles de lui un Français? Il y a apparence que non. Certes, en 1581, Paris était fait pour lui plaix*e et le retenir; mais le Paris de la Ligue ne pouvait que lui être odieux ou tout au moins pénible. La façon brutale dont s'exprimait la foi vive des Parisiens devait blesser sa judicieuse modération. Ge royaume déchii'é parles séditions; la difficulté de reconnaître, dans ce chaos, le représentant du pouvoir légitime, tout le surpi'enait et le fai-
(1) Oraison funèbre sur le trépas de très haut et très illustre prince Philippe- Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et de Penthièvre. — Saint François de Sales, OEuvr es complètes, édition Berche etTralin, t. II, p. 644.
(2) La Philolhée, t. I, p. 6.
(3) Saint François de Sales, OEuvres, complètes , édition Lecoffre, t. I,
p. XXXVII.
sait trembler. Peut-être doit-il à cette première expérience la soumission parfaite qu'il témoigna toujours à son prince et qu'aucune injustice ne put entamer. Longtemps il suivit d'un œil inquiet la tempête qui bouleversait la France. A Padoue, )( sur ses. cahiers d'étudiant en droit, il laisse percer, dans des notes rapides, les sentiments que lui inspire ce spectacle de désordre et de sang (1). Il voyait, il déplorait la démoralisation et le trouble que ces dissensions confuses allaient jeter dans les consciences.
Plus tard même, il estimait le mal plus grand qu'il n'était. Son patriotisme le lui commandait presque, la Savoie était, dès lors, en lutte avec la France, et c'était un hérétique, selon toute apparence, qui allait succéder à Henri III : double raison qui le faisait s'écrier avec effroi, dans un de ses sermons, qu'en France, par une certaine prétendue raison d'État, on formait des entreprises contre la grandeur de l'Église ; qui lui fait dire ailleurs que ce peuple est tout corrompu, les nobles n'ayant plus d'honneur et les marchands plus de parole (2). Plus tard il devait bien changer.
De Paris, notre jeune étudiant, ayant complété ses humanités et sa philosophie, alla, selon le gré de son père, étudier le droit à Padoue. De l'automne de 1588 jusqu'au mois de jan- ^^ vier 1591, il s'appliqua, avec un grand succès, au droit canon et au droit civil. Mais il continue en même temps l'étude qui lui est chère, celle de la théologie. Il rencontra un Jésuite d'esprit fin, homme d'expérience, d'ailleurs, et de grand savoir, le Père Possevin, l'auteur de Y Apparatus sacei' et de la Bibliotheca selecta. Il sut lui plaire et s'en faire estimer (3).
Quand il eut obtenu sa licence, François de Sales fit un
(1) Œuvres complètes, t. I, p. xlvi.
(2) Id., Sermons, édition Berche et Tralin , t. II des OEuvres complètes , p. 711 et 720.
(3) V. Lettres, t. V, p. 3, de l'édition Berche et Tralin.
70 V ...j. SAINT FRANÇOIS DE SALES,
QTQXid et long voyage à travers Rome et les principales villes de l'Italie. Après quoi il revint, pendant l'été de 1592, dans son pays natal.
Telle fut l'éducation féconde et libérale que François de Sales reçut de sa famille et des Universités. Peut-être, si ses parents avaient deviné sa vocation sacerdotale, l'âuraient-ils engagé à d'autres études ; heureusement qu'ils le destinaient aux plus hautes fonctions de la justice et de la diplomatie. Il ne s'enferma donc pas dans ces sciences spéciales de la théologie ni dans ces habitudes de vie et de pensées qui font au prêtre un horizon différent du nôtre. C'est l'éducation d'un humaniste' qu'il reçut (1), et voici comment son caractère se dessine à travers cette éducation.
J~ (1) A Padoue, dit dom Maçkey, la langue italienne lui devint familière, et plusieurs fragments intéressants de littérature espagnole avec quelques mots explicatifs italiens intercalés centré- les lignes- du texte montrent qu'il ne négligea pas l'idiome de cette grande nation. ; — ; Saint FnANçois de Sales, OEuvres, édition Lecoffre, t. I, p. xliii.