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SON APPLICATION A L’ÉTUDE.* 37
sont venus ée ce que l’arche sainte s’est trouvée en d’autres mains que celles des lévites. Car quand est-ce que l’hérésie a tout ravagé, et que ses sectateurs ont triomphé dans notre malheureuse Genève? C’est quand nous étions plongés dans l’oisiveté et l’ignorance. Voyant que personne n’était sur ses gardes, et que nous nous contentions de dire simplement notre bréviaire, sans travailler à nous instniire, on a conçu le dessein détromper la simplicité de nos devanciers et de nos pères, et on est parvenu à leur faire croire que jusqu’alors on n’avait rien entendu à l’Écriture sainte l . »
Plein de ces sentiments, le zélé Pasteur ne négligeait rien pour donner à tous ses ecclésiastiques les moyens d’acquérir et de conserver la science de leur état. Quand les Barnabites furent établis à Annecy, il exhorta le supérieur à faire au clergé un cours de théologie morale et pratique, et autant qu’il pouvait il venait à ces leçons afin d’v attirer les autres. Il fit plus : durant le carême qu’il prêcha à la Roche en 1605, s’apercevant de l’ignorance où étaient un grand nombre de prêtres du voisinage sur les véritables règles de la direction des âmes, il voulut faire lui-même pour eux, deux fois chaque semaine, un cours élémentaire de cas de conscience, et il supplia tous ceux qui en avaient le loisir, d’y assister et d’y amener le plus d’auditeurs qu’ils pourraient. Son talent, du reste, et son expérience devaient le recommander suffisamment; car on disait qu’en quelques heures on profitait plus à son école qu’en un long espace de temps passé à feuilleter les livres ou à écouter les docteurs *.
1 Vie, par M. de Maupas, p. IV, c. iv. — 8 Déposition.