SON AFFECTION POUR LES RELIGIEUX
suis pas de vos frères? C’est bien la vérité que je ne suis pas Minime de nom seulement 1 ! »
Il aimait extrêmement la compagnie de Jésus, à laquelle il devait en partie son éducation ecclésiastique; et il prenait part à tout ce qui la concernait*. Mais pour éviter toute comparaison odieuse, il s’efforcait de donner aux divers religieux établis dans son diocèse d’égales marques d intérêt et de dévouement 5 .
En même temps qu’il appelait tous les Ordres à son aide et qu’il en favorisait la propagation, il soutenait et multipliait pour les gens du monde de pieuses confréries propres à mettre entre eux une sainte communauté de vues, de sentiments et de pratiques, et à les faire participer aux avantages de la vie régulière. Une des premières œuvres de son zèle dans la prévôté d’Amnecy, fut l’institution de la confrérie des Pénitents de la Sainte- Croix, qu’il mit sous le patronage de la Vierge Immaculée et sous la protection des apôtres saint Pierre et saint Paul.
Il y avait dans son diocèse beaucoup d’autres associations semblables. On voit par son règlement qu’il regardait comme un de ses devoirs d’évêque de les soutenir et de les animer à la ferveur. Il assistait, autant qu'il le pouvait, à leurs cérémonies, et il engageait tous ses pénitents à y entrer : « Ne dédaignons pas de nous y associer, disait-il. Les abus qui s’y glissent ne sont pas des raisons pour les détruire. 11 faut se contenter de les réformer*. »
1 Charles Auguste. — * Lett. xi.vm.— 5 Aimée de la Yisit., p. 158. — 4 Année de la Visit;, p. 74.