SON AFFABILITÉ HT SA POLITESSE
dition qu’on fut, on était sûr d’en être toujours bien accueilli.
Souvent ses serviteurs s’impatientaient de ce qu’il donnait si libre accès aux gens de la plus basse condition, jusqu'aux revendeurs et revendeuses. « Et où est la charité? leur disait-il doucement. Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur. Oh ! quand sera-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité pour le prochain? Je lui ai donné toute ma personne, mes moyens et mes affections, afin qu’il s’en serve selon ses besoins. »
Jamais il ne congédiait ceux qui le venaient voir, ni ne témoignait aucun ennui ou dégoût de leur conversation; et quand on le censurait de perdre ainsi le temps avec des personnes de peu de considération, il répondait doucement : « Ces petites gens, que vous dites de peu de considération, ont autant besoin d’être écoutées et aidées en leurs affaires que les grands dans les leurs. Aussi importantes sont les petites affaires aux pauvres gens que les grandes aux grands. Ne sommes-nous pas, ajoutait-il, débiteurs envers tous? Ils viennent chercher la consolation : ne faut-il pas la leur donner 1 ? »
1 Déposition de sainte Chantal