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CHAPITRE VIII

MORTIFICATION

La mortification du corps n'est pas celle que saint François de Sale^estimait le plus; néanmoins le Saint- Esprit lui en inspira la pratique dès sa première jeunesse,

1 Entret. v*. — * LeU. cmiu à sainte Chantal. — 5 Lett. ccccumi.

MORUHC.UlüN.

et sou$ ce rapport mépie il mérite d’être proposé pour modèle.

On sait que pendant ses études à Padoue il employait pour se mortifier, divers instruments de pénitence, la discipline en particulier. Plusieurs années auparavant, au cpllége de Clermont, il avait déjà pour règle de jeûner et de porter le cilice trois fois la semaine, le mercredi, le vendredi et le samedi. 11 a pu changer ses pratiques, mais il n’a pas changé de principes en avançant en âge.

Tandis qu’il prêchait dans le Chablais, en Tannée 1594, il ne laissa pas, malgré ses travaux, de jeûner tout le carême,. et il s’affaiblit tellement par ses pénitences, que sou évêque fut obligé de mettre un frein à sa ferveur en lui imposant des ménagements. C’est à cette époque qu’il écrivait lui-même à son digne prélat : « Si vous voulez savoir, comme il est juste que vous le sachiez, ce que nous avons fait jusqu’ici et ce que nous faisons, vous en trouverez le tableau dans lesÉpîtres de saint Paul 4 . »

Dans le règlement qu’il se traça avant de recevoir (a consécration épiscopale, on lit qu’il jeûnera toutes les veilles des fêtes de Notre-Dame et tous les jours de vendredi et de samedi, outre les jours de jeûne prescrits par l’Église.

« Devenu évêque, il continua, dit Charles-Auguste, de vivre aussi austèrement qu’ auparavant. Il se donnait souvent la discipline jusqu’au sang, au témoignage de son confesseur; et, le jeudi saint de chaque année, on le remarquait, les pieds nus et couvert d’un sac, dans la procession des Pénitents de la Sainte-Croix 2 . lia même été longtemps qu’il ne faisait qu’un repas dans le jour, partie par abstinence, partie pour avoir plusse temps et pouvoir

1 Lett. xv; — * Clmrl. Au#., et Aimée de l # Visit., ji. 90.

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s'acquitter de^ services que lui demandaient une multitude de personnes qui s’adressaient à lui «. »

Dans les dernières années de sa vie, ses infirmités et les représentations de ses amis le firent renoncer aux jeûnes de surérogation. «Nous vivons de règle quant au manger, disait il à sainte Chantal ; et je n’écris plus le soir, parce que mes yeux 11 e le peuvenft plus porter, ni certes mon estomac. 11 ne tiendra pas à moi que je ne sois longuement vieux 2 . »

Mais, pour les jeûnes de préceptes, ni lis prédications, ni les travaux du cabinet, ni les fatigues du saint tribunal, ne lui parurent jamais une raison de s’en dispenser. Son ardeur pour la pénitence sembla même augmenter à mesure que ses forces diminuèrent, et Dieu se plut à l’accroître par ses faveurs.

« Un jour qu’il était en oraison che? les Cordeliers, saint Antoine de Padoue, en l’honneur duquel il venait de célébrer la messe, lui apparut et lui dit : « Tu youdrais « pour l’amour de Jésus que les hommes te fissent souffrir « le martyre, comme je l’ai souffert. C’est une grâce qne « tu n’obtiendras pas. Dieu veut que tu sois toi-même « l’instrument de ton propre martyre. »

« Depuis ce temps -là, saint François de Sales s’appliqua de toutes ses forces à la mortification, et il prit pour maxime de vivre en ce monde comme s’il avait eu l’esprit au ciel et le corps au tombeau 5 . »

Mais le genre de mortification auquel il s'adonnait <da-, vaniage, c’était celui qui a pour objet de réprimer les passions et a propre volonté»

* Déposit. de sainte Chantal. — * Lett. ccUxx. — 5 Année de la Visit., p. 155. — Saint Antoine de Padoue 11 e perdit pas la vie pour la loi, mais il eut à souffrir de grandes persécutions pour le service de Dieu.

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« Peu importe au démon, disait-il à une de ses pénitentes, que vous déchiriez votre corps, si vous suivez votre propre volonté. Le démon ne craint pas l'austérité, mais l’obéissance. Aucune austérité ne vaut le sacrifice de notre volonté *. »

« Longtemps, dit sainte Chantal, ce saint eut à lutter contre- ses passions, mais 'à force de générosité il en triompha tellement, qu’elles lui obéissaient comme des esclaves, et à la fin il n’en paraissait presque aucune trace *. »

11 disait lui-même : « Tous les jours j’apprends à ne pas faire ma propre volonté et à faire ce que je ne veux pas 5 . Je ne fais presque jamais ce que je veux. J’ai plutôt fini de condescendre à la volonté d’autrui que de réduire les autres à la mienne 4 . »

Ce fut le parti qu’il choisit dans une occasion singulière où beaucoup d’autres eussent cru devoir user de fermeté et d’énergie. « Un abbé, qu’il estimait beaucoup, le pria instamment de lui envoyer son portrait. Cette demande contraria le saint, qui n’aima jamais à paraître ni à occuper l’attention de personne. Néanmoins, désespérant de se défendre avec avantage, il prit le parti de s’exécuter de bonne grâce, en sanctifiant par un motif d’humilité et de complaisance une action qui eût pu tenir de la vanité et de l’esprit mondain. « Voilà, écrivit-il à l’abbé, en lui « envoyant ce qu’il lui avait demandé, l'image de cet % « homme terrestre : tant je suis hors d’état de pouvoir t refuser quelque chose à votre désir. On me dit que je « n’ai jamais été bien peint, et je crois qu’il importe peu. « In imagine pertransit homo , sed et fnistra cofiturbatur. « J’ai emprunté ce portrait pour vous le donner; car je

1 Lett. ccccxcvm. — # Déposit. — 5 Lett. *ccyii à sainte Chantal. — 4 Vie, par le P. la Riyière, liv. IV, ch. xvn, et xxvi.

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« n’en ai point à moi. Hélas ! si l’image de mon Créateur « était dans son lustre en mon âme, que vous la verriez « de meilleur cœur ! O Jesu, tuo lumine , Tuo redemptos « sanguine , Sana> refove , perfice , Tibi conformes effice.

« Amen 1 . »

Loin de négliger ces petites occsions de se mortifier qui se présentent d’elles - mêmes , c’étaient celles qu’il préférait. « Où il y a moins de notre choix, disait- il. il y a plus du bon plaisir de Dieu. » « Aussi 11 e passait -il aucune heure sans pratiquer la mortification intérieure, profitant de tout pour cela, des dérangements qui lui survenaient dans les plus importantes affaires, des contrariétés et des peines qu’il rencontrait à chaque instant ; et jamais il ne se plaignait, parce qu’il regardait en tout la conduite de la divine Providence, aux dispositions de laquelle il s'était totalement abandonné. Bref, il se mortifiait autant qu’il pouvait, selon les rencontres, mais d’une manière si discrète qu’on avait peine à s’en apercevoir, à moins qu’on ne le regardât de près et qu’on n’eût une attention particulière à remarquer sa vertu * . »

Aux termes de son règlement, sa table devait être modeste, et, selon l’expression du concile de Trente, frugale, mais toutefois propre et nette. Il récitait ou faisait réciter à haute voix les prières avant et après le repas, telles qu’eUes sont dans le bréviaire. On lisait un livre de piété pendant quelque temps, et le reste était employé en discours agréables et honnêtes.

« Au sujet des aliments, il recommandait souvent d’avoir grand respect pour cette parole de Notre-Seigneur : A/awge% tout ce qui sei'a mis devant vous . 11 disait que la vraie pratique de ce conseil consiste à manger indifféremment

4 Letl. 1**1. -*• * Déposit. de sainte Chantal.

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ce qui nous est présenté, sans faire aucun choix, que c’est la meilleure règle à suivre dans les repas, que par ce moyen on ne fait pas paraître de mortification et que pourtant ce n’est pas peu se mortifier que de tourner ainsi son goût à toute main, et de refuser a ses appétits ce quils désirent l * . »

Cela ne l’empêchait pas, d’ailleurs, de s’imposer de temps en temps certaines privations, de ne boire que fort peu de vin, suivant l’avis de l’Apôtre, et toujours en le mélangeant de beaucoup d’eau, d’avertir ses curés au commencement des visites pastorales qu’on ne devait lui servir rien d’extraordinaire, ni faire aucune dépense pour le recevoir, et d’assurer en toute occasion que quelque chose qu’on lui donnât, c’était toujours trop *. « Il aimait en effet la nourriture des pauvres. Il prenait, tant que la simplicité le lui permeltait, les aliments les plus communs, et quand on lui en faisait un reproche, il répondait doucement qu’il avait l’estomac rustique et que les viandes grossières lui étaient meilleures *. »

« Il eût regardé comme une sorte d’inconvenauce, non seulement de prendre, mais de demander un mets éloigné, en laissant celui qui était le plus proche, disant qu’un tel discernement indiquait un esprit attentif aux plats et aux sauces \ »

« Il pratiquait si bien ce principe, qu’un jour, au rapport de la mère de Chaugy, il mangea, sans en rien dire, un œuf tout pourri qu’on lui avait servi; et, quand on s’en aperçut et qu’on lui témoigna de la peine de cette méprise. : « Ce n’est rien, répondit-il doucement : nous en « avons si souvent mangé de bons, pourquoi n’en nian-

1 Déposit. de sainte Chantal.— * Déposit. — 5 Déposit. de sainte

Chantal — ♦ Esprit, p. IV, ch. xvii.

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« gerions-nous pas de mauvais, quand Dieu permet qu'il « nous en soit présenté 4 ? »

«r Dans ses voyages, il bravait gaiement la pluie, la neige, les vents, les injures de l’air; et, dans les hôtelleries, il souffrait sans aucune plainte d’étre mal logé, mal nourri, et de manquer de beaucoup de choses, répétant" gracieusement cette parole qui lui était familière : « Je ne « me trouve jamais mieux que quand je ne suis guère « bien *. »

C’est suivant cette maxime qu’il s’était logé à Annecy. Il avait un hôtel fort convenable, à cela près qu’il n’en était que locataire. Son appartement était très-agréable ; mais il s’avisa de se choisir pour la nuit un petit cabinet étroit et obscur. Il appelait cette chambre, la chambre de François, et celle où il recevait le monde, la chambre de l’évêque. « Ainsi, disait-il, l’évêque de Genève sera à sa place pendant le jour, et François de Sales à la sienne durant la nuit 5 . »

On remarqua encore que « presque jamais il ne se chauffait, qu’il souffrait, sans se plaindre, les grandes chaleurs et les grands froids, et que jamais on ne lui voyait ni faire un mouvement ni prendre une attitude qu’on pût dire inspirée par l’amour de ses aises, jusque-là qu’il souffrait quelquefois la piqûre des mouches et des taons, qui enfonçaient leur aiguillon dans sa tète ou sur son visage, sans rien faire pour les éloigner 4 . »

Ce qui portait saint François de Sales à se mortifier ains i en toute circonstance, ce n’était pas seulement le désir de corriger ce qu’il y avait de déréglé en lui, de soumettre ses sens, et d’acquérir la pleine et entière liberté

1 Dëposit. — * Dëposit. — 5 Esprit, p. II, clt. xvn, et Dépos't. de sainte Chantal. — 4 Dëposit. de sainte Chantal.

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des enfants de Dieu : c’était aussi et surtout le désir d’imiter Notre-Seigneur crucifié, de participer à ses mérites, et de lui témoigner sa reconnaissance de la même manière que le divin Sauveur nous a témoigné son amour.

Nous avons vu quelle dévotion il avait pour la passion 'de Jésus-Christ. Le premier ouvrage qu’il a composé 1 avait pour but de défendre le culte de la croix contre les attaques des hérétiques. 11 fit relever partout dans le Chablais cet étendard sacré; mais c’est dans les cœurs surtout qu’il s’efforça de faire régner la croix de son divin maître par l’amour du sacrifice et par l’acceptation volontaire de toutes les peines qu’il plaît à la divine justice de nous départir.

a Dieu m’a donné, dit-il, un extraordinaire désir de planter dans tous les cœurs des enfants de la sainte Église, le respect et l’amour de la sainte croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ 2 * Ah! que bienheureux sont ceux qui l’aiment et qui la portent ! Elle sera plantée au ciel quand Notre-Seigneur viendra juger les vivants et les morts, pour nous apprendre que le ciel est réservé aux crucifiés. Aimons donc bien les croix que nous rencontrons en notre chemin 5 . »

« Souffrir, disait-il encore, est presque le seul bien que nous puissions faire en ce monde, car rarement faisonsnous quelque bien que nous n’y mêlions quelque mal. Et puis Notre-Seigneur n’est jamais si proche de nous que lorsque nous souffrons avec patience pour son amour. Bienheureux sont les crucifiés 4 ! »

« Si l’envie pouvait régner au royaume de l’amour éternel, les anges envieraient aux hommes deux excellences qui consistent en deux souffrances : finie est celle que

4 L'Étendard de la croix. — 2 Entret. xxiu. — 2 3 Lett. tcin a

Sainte Chantal. — 4 Déposit. de sainte Chantal.

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Noire-Seigneur a endurée en la croix pour nous et non pour eux, du moins si entièrement; l’autre est celle que les hommes endurent pour Notre-Seigneur : la souffrance de Dieu pour l’homme, la souffrance de l’homme pour Dieu*.»

Dans le temps des afflictions et des grandes épreuves, il voulait qu’on se réjouit d’avoir été trouvé digne de souffrir, et qu’on profitât de cette occasion pour s’immoler en esprit comme Notre-Seigneur sur le Calvaire.

« Voyez, dit-il à cette occasion, le grand saint Charles, lorsque la peste attaqua son diocèse. Il releva son courage en Dieu, et considéra attentivement qu’en l’éternité de la Providence divine ce fléau était préparé et destiné à son peuple, et que durant ce fléau cette même Providence avait ordonné qu’il eût un soin très-amoureux de servir, soulager et assister cordialement les affligés, puisque, en cette occasion, il se trouvait père spirituel, pasteur et évêque de cette province-là. C’est pourquoi, se représentant la grandeur des peines, travaux et périls qu’il aurait à subir pour ce sujet, il s’immola en esprit au bon plaisir de Dieu, et baisant tendrement cette croix, il s’écria du fond de son cœur, à l’imitation de saint André : « Je te salue, 6 croix « précieuse, ô affliction sainte, que tu es aimable, puisque « tu es issue du sein aimable de ce Père d’éternelle misé- « ricorde, qui t’a voulue de toute éternité, et t’a destinée <t pour ce cher peuple et pour moi! O croix, mon cœur te « veut, puisque mon Dieu t’a voulue ! O croix, mon âme « te chérit et t’embrasse de toute sa dilection ! »

« En cette sorte devons-nous entreprendre les plus grandes affaires et les plus âpres tribulations qui nous puissent arriver. Mais, quand elles seront de longue haleine, il

1 Lelt. i»rr.cnv.

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faudra de temps en temps et fort souvent répéter cet exercice, prononçant cette brève, mais toute divine protestation du Fils de Dieu : Oui, gère éternel , je le veux de tant mon cœur , parce qu’ ainsi a-t-il été agréable devant vous l * . »

Tels sont les sentiments que le saint évêque témoignait I ui-même, dans une circonstance où il se voyait menacé de beaucoup de traverses et d’oppositions. « Je vois devant moi, à chaque bout de champ, écrivait-il à sainte Chantal, des croix de toutes sortes. Ma chair en frémit, mais mon cœur les adore. Oui, je vous salue, petites et grandes croix, spirituelles et temporelles, intérieures et extérieures, je vous salue et baise votre pied, indigne de l’honneur de votre ombre 5 . »

Mais il recommandait de ne pas attendre ces grandes occasions pour montrer du courage, de faire profit des moindres peines, et de compenser par la générosité et la promptitude ce qui pouvait manquer à la grandeur des épreuves.

« Généralement, dit-il, nous n’aimons guère nos croix, à moins qu’elles ne soient brillantes, emperlées et émaillées. Cependant elles sont toutes d’or, pourvu qu’on les regarde du biais qu’il faut 5 . »

Une de ses pénitentes lui ayant écrit qu’elle avait coutume, pour être délivrée de ses maux de tête, de réciter un Pater en l’honneur de la couronne d’épines de Notre- Seigneur, il lui répond que cela n’est pas défendu : « Mais* mon Dieu, ajoute-t-il, non, je n’aurais jamais le courage de prier Notre-Seigneur, par le mal qu’il a eu à la tête, d’exempter la mienne de toute douleur. Je préférerais

1 Traité de T Amour de Dieu. liv. XII, ch. nx. — * Lett. lxxvi à

sainte Chantal. — 5 Lett. dci.txiv.

PAIX INTÉRIEURE

recourir au couronnement de Notre-Seigneur pour obtenir une couronne de patience autour de mon mal de tète 1 .»

« Du reste, sa patience dans les maladies était incroyable. Il était toujours doux, paisible et même gracieux pour ceux qui le servaient. « Jamais il ne se plaignait, « dit sainte Chantal, ni ne faisait mine ou grimace, mais « il supportait son mal, et recevait les remèdes et services « qui lui étaient offerts, sans témoigner aucun désagréa ment ni chagrin 8 . »

Il supporta avec la même constance les infirmités de Page que ses travaux avancèrent. S’il en parlait quelquefois, c’était pour s’en humilier, et autant qu’il le fallait pour donner l’explication de sa conduite. « Je suis chargé d’années, écrivait-il en 1621, et pour le dire à vous, d'in commodités qui m’empêchent de pouvoir ce que je veux 5 . » Hors de là il souffrait en silence. « Qui se plaint pèche, » disait-il quelquefois 4 . Et quand on lui reprochait de se négliger et de ne pas demander les soulagements qui lui étaient nécessaires : « Aussi bien faut-il mourir, répondait- 1 : dix ans de plus ou de moins, ce n’est rien V »

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