SON RESPECT ET SON AMOUR POUR LE TRÊS-SAINT-SACREMEM
Un ecclésiastique si fervent ne pouvait manquer d’avoir pour la sainte Eucharistie une profonde dévotion. Aussi rien ne saurait rendre les sentiments de respect qu’elle lui inspirait, et le zèle qu’il mettait à la faire honorer.
« Il allait aux bénédictions du Saint-Sacrement partout où il savait qu’elles devaient avoir lieu *, et là il se tenait à genoux, avec une si profonde humilité, une contenance si modeste, et un tel recueillement, que tout le monde en était édifié. Jamais il ne regardait çà et là; il ne crachait point; il ne se remuait point; il demeurait immobile comme une statue, sans se couvrir jamais, même de sa calotte, en quelque temps que ce fût, et il aimait mieux souffrir les piqûres des moucherons qu’on a vus plusieurs fois ensanglanter sa tête chauve, que de faire pour les chasser un mouvement de la main qui se fût mal accordé avec le profond respect dont il était pénétré *. »
On ne saurait dire la peine qu'il ressentait de voir la sainte Eucharistie si souvent outragée par les hérétiques, si peu appréciée par les fidèles, et si négligée par ceux-là même à qui Dieu en a confié le soin. Tel fut le motif qui le porta à publier divers écrits sur le saint sacrifice, sur la communion fréquente, sur la préparation qu’elle demande, et à solliciter du Saint-Père ùn bref en vertu duquel, tous les jeudis de l’année non empêchés par une
1 Déposition de sainte Chantal. — 1 Yièj par le P. de la Rivière, liv. I, ch. vii.