XVII] AVANT-PROPOS
seance, ou si des mouvements hostiles et le sentiment de votre offense, si des paroles de plainte exhalées publiquement, si les actes qui sont en votre pouvoir ont entrepris sur votre venseance et ont eu pour objet d’infliger une peine à vos persécuteurs. :
XV. — S'il arrivait, ce dont Dieu vous préserve! qu'il survint entre vous et les autres Religieux quelque différend, gar-
dez-vous, sur toutes choses, d’entrer en discussion avec eux
devant le Gouverneur ou l’Intendant des finances, ou en la présence d'aucun séculier. On ne saurait concevoir à quel point, de voir et d'entendre des hommes consacrés à Dieu s’abanbonner ainsi dans leurs paroles, scandalise les gens du monde. Que si ces Religieux se sont élevés contre vous du haut de la chaire, ou vous ont diffamé dans des conversations publiques, vous irez trouver le seigneur Évêque et vous le prierez, s’il le juge convenable, de les appeler devant lui, et après avoir
entendu les deux parties en présence, de prononcer selon sa
sagesse afin d’apaiser le différend et de faire cesser un scandale funeste parmi le peuple. Vous direz au Prélat que je le prie moi-même de vouloir bien donner ses soins à cette œuvre, et d’assoupir de bonne heure les divisions de cette nature, de crainte qu’elles ne soient évoquées par les magistrats séculiers, et surtout qu’elles ne se divulguent parmi le peuple, ce qui doit être évité plus que tout au monde.
Au surplus, je vous défends d’une manière absolue. alors. P ;
même que ces Religieux auraient déclamé le plus vivement contre vous en chaire, de faire entendre. à votre tour, du haut de la tribune sainte vos apologies et vos défenses afin de rétablir votre droit. Il doit vous suffire, ainsi que je vous l'ai dit, de porter l'affaire devant l'Evèque et d'obtenir de lui qu'il veuille bien faire appeler vos adversaires et les entendre en votre présence, et qu'après avoir pris une connaissance approz fondie du litige, il le termine de quelque manière et prévienne,
par l'effet de sa sagesse et de son autorité, les scandales qui en
pourraient naître et qui causeraient un mal infini parmi le peuple.