DE MARZO DE
Émis
(Corrections et compléments.)
Tome I. — Page 135. — Outre que je suis, en effet, votre cadet, et V. M. mon Seigneur, .… Quant à mes lettres, si, le trajet.
Au lieu du simple vous, François réitère la formule respectueuse : Votre Merced. |
P. 136. — Mon plus sensible ennui était de considérer la grande peine causée à V. M. par les rapports de méchantes gens, hommes sans honneur, que je désire fort découvrir, afin de leur donner la paie qu'ils méritent ; mais savoir qui c’est, m'est difficile, tous se faisant, ici, mes bons amis. Dieu sait combien il m'en coûte de leur différer le paiement de la peine méritée : une seule consolation me reste, c’est que quod differtur non aufertur.
Page 138. — Je finis, baisant mille fois les mains de V. M. et de Madame : Plaise à N.S$. prolonger, de lonques années, les vies de Vos Mercedes, au gré des nobles cœurs de Vos Mercedes.
\ De Votre Merced le très sûr serviteur et frère cadet.
ÆUTE Page 199. — Au seigneur cardinal d’Ivrée. (Ville épiscopale de Piémont.) *X
Page 166. — Ælle les réveille et les empêche de trouver la paix où elle
n'est pas,
Page 168. — Se trouve le Confesseur et Prédicateur du Roï…. (P. Jean Soares, de l’Ordre des Augustins déchaux.)
Page 169. — Les grandes espérances... dans les Indes, du fruit que nous y ferons, au service de Dieu Notre-Seigneur. |
# x Page 171. — Au lieu de : De votre sainte charité, etc:, 1l faut : Au nom de tous ces vôtres, FRANÇOIS.
Pages 170, 171.
Le 26 juillet 1540, François écrit à saint Ignace et à Pietro Codazo :
La grâce et l’amour de Jésus-Christ Notre-Seigneur nous soient toujours en aide et favorables. Lay
Après avoir bien longuement écrit de tout ce qui se fait ici, il s’est présenté à notre esprit certaines choses, dont nous avions oublié de parler, les , suivantes entre autres : S
Si le Bref relatif à la Compagnie entière a été expédié, envoyez-nous en copie, car le Roi et nos amis seront heureux de le voir. Envoyez aussi la” sentence que le Gouverneur de Rome rendit en notre faveur.
Le Roi a demandé les Exercices : il désire les voir. Si, le jugeant à propos; vous y jJoignez une partie des corrections, Son Altesse, aimant la Compagnie comme elle l’aime, les verra avec plaisir, et il semble que le grand amour qu’il nous porte nous oblige à lui rendre tous bons offices.
Nous avons reçu de vous deux lettres, toutes deux bien courtes, une du 8 juin, l’autre du 1er mai. |
Le Seigneur Ambassadeur, si vous lui écrivez, en sera bien content : la lettre qu'il reçut, sur le chemin de Rome en Portugal, croyez qu'il la garde. Si vous ne pouvez lui écrire, tàâchez que nous puissions lui montrer celles qui nous viendront de Estrada, et qu’il n’y soit pas oublié.
Nous allons incessamment donner les Exercices à deux licenciés en théologie. L’un est prédicateur renommé; l’autre, précepteur d’un frère du Roi, l’Infant D. Enrique. À d’autres personnages, nous les faisons désirer, persuadés que plus ils désireront les faire, plus, en les faisant, ils en retireront de profit. Voir la foule de ceux qui se confessent et communient nous donne bien sujet de louer Dieu Notre-Seigneur.
FAI te 6
se,
Voyez ce que vous pensez, au sujet de la venue de François Estrada à PUniversité de Coïmbre ; car, pour les études et de lui et d’autres, le nécessaire ne manquera pas, et telle est l’inclination des gens de ce pays à toute chose bonne et pieuse, que, sans tarder, nous n’en doutons pas, on nous dressera un collège dans cette Université. Pour nous, avec le temps, nous ne manquerons pas de parler au Roi d’une Maison de Scholastiques, et, à cette fin, nous aurions besoin de savoir vos intentions : comment cette maison se doit tenir; à qui revient la direction des Scholastiques ; quel règlement ils auront à suivre, ut crescant magis in spiritu quam in Lilterts, pour que, l’heure venue de parler au Roi, il soit bien informé du genre de vie qu'ont à observer nos étudiants dans leurs collèges. De tout cela écriveznous longuement. Qu’une maison, pour collège, soit ici bâtie, nous n’y voyons pas de difficulté, et tous, ici, seraient fort aises de nous bâtir des maisons, s’il y avait gens pour les habiter.
L’Évêque notre ami nous a dit que le Roi n’est pas tout à fait déterminé à nous envoyer aux Indes : Il lui semble que nous ne rendrons pas moins de services à Notre-Seigneur ici que là-bas. Deux Évèques jugent, au contraire, que, d'aucune façon, nous ne devons rester ici : nous n’avons qu’à partir pour les Indes, et 1ls insistent : nous convertirons, pensent-ils, quelques Rois. :
Nous travaillons nous toujours à chercher des compagnons, et je crois qu'il ne nous en manquera pas : ils vont se révélant. Si nous restons, nous aurons quelques maisons, et, pour rester, il se {trouvera plus de compagnons que pour partir. Si nous partons, et que Dieu Notre-Seigneur nous donne quelques années de vie, nous ferons, Lui aidant, quelques maisons chez les Indiens et les Nègres.
Au cas où le Bref qui regarde la Compagnie entière n'aurait pas été délivré, faites que nous ayons permission de dresser chez les infidèles quelques maisons de notre institut, et, que nous restions ici ou que nous allions aux Indes, écrivez-nous, et bien ad longum, pour l’amour et service de Dieu Notre-Seigneur, selon quel ordre et mode nous avons à nous constituer en Compagnie, puisque vous savez assez notre peu de moyens. Si vous ne nous aidez, incapables que nous sommes de traiter d’affaires, l'accroissement du plus grand service de Dieu Notre-Seigneur en souffrira.
De Lisbonne, 26 juillet 1540.
Pour tous ces vôtres, FRANÇOIS.
Page 170.
Le 22 actobre, François adresse la lettre suivante à saint Ignace et à Pietro Codazo :
La grâce et l’amour de Jésus-Christ Notre-Seigneur nous soient toujours en aide et favorables.
Le courrier est très pressé de partir : force nous est d'écrire brièvement. Sachez donc que tous, ici, nous nous portons très bien, et que notre nombre s'accroît : nous sommes déjà six, qui nous connùmes à Paris, sauf Paul Camerino et Manuel de Santa Clara. Plaise à Notre-Seigneur nous faire la grâce de glorifier son Nom parmi les nations qui ne le connaissent pas.
Grâces au secours qui nous vient de vous, Dieu Notre-Seigneur nous
donne de le servir : le bien qui s’opère ici est, en effet, supérieur à notre
pouvoir, savoir et comprendre. Il y a tant de confessions, des seules person-
nes de qualité, que le temps nous manque pour y atteindre. L’Infant Don
Enrique, frère du Roi, grand Inquisiteur du royaume, nous a souvent re-
commandé de nous occuper des prisonniers de l’Inquisition : nous les visi-.
tons donc tous les jours, et leur aidons à comprendre la grâce que Notre-
Seigneur leur fait en les tenant en prison. Chaque jour, nous adressons une
&, ; exhortation à tous ces prisonniers réunis : les Exercices de la première se-
maine en font le sujet : ils n’en retirent pas peu de profit. Beaucoup d’entre
eux nous disent : « Ç’a été grande mnerced de Dieu Notre-Seigneur, qu'il nous amemät ainsi à la connaissance de bien des choses nécessaires au salut de nos âmes. »
Nous vous avons expédié, il y a quelques jours, lettres du Roi au Pape et à son Ambassadeur, par lesquelles il recommande nos affaires comme les siennes propres. Ici, nous n’avons déjà plus besoin d’intercesseurs pour obtenir des puissants de la Cour des lettres de recommandation. N’eût été la mort de l’Infant Don Duarte, Son Altesse aurait écrit encore à Sa Sainteté
et au Cardinal Santiquatro et à toutes autres personnes dont l’intervention
peut vous être utile à Rome. La mort de son frère l’Infant a vivement con-
tristé le Roi, et il vit, en ce moment, si retiré, que personne ne lui parle d’affaires. Après quelques Jours, nous tâcherons qu’il écrive à tous ceux que vous nous désignez.
Un étudiant de Paris s’est déterminé à être des nôtres : son nom est Gonzalo Medeyros : 1l n’est pas prêtre. Pour l'amour de Dieu Notre-Seigneur,
envoyez-nous Provision qui l’autorise à recevoir les Saints Ordres, en trois
jours de fête, afin qu’il soit prêtre avant que nous allions aux Indes ; comme
aussi, pour six prêtres, autorisation de réciter le nouveau bréviaire, afin
A PNA
que nous puissions en pourvoir six de ceux qui viendront aux Indes avec
nous. Pour l’amour de Notre-Seigneur, envoyez-nous, le plus tôt possible, le Bref qu'il nous faut dans l’Inde, car le temps de partir va s’approchant. Nous avons en Dieu l’espérance qu’il se fera beaucoup de fruit.
Informez-nous de ce que nous pourrions faire ici pour ceux qui sont allés étudier à Paris ou qui doivent s’y rendre; répondez aussi à ce que nous vous écrivimes au sujet de la venue d’Estrada et d’un autre, en vue de dresser une maison de Scholastiques à l’Université de Coïmbre, car, ici, nous avons grande faveur et autorité pour œuvres pies.
Sur tout cela, instruisez-nous, afin que, votre avis reçu, nous procurions
ici l’exécution de ce que vous aurez jugé magis exæpedire ad laudem Der.
Le courrier nous presse de finir : ceci donc servira de lettre, et le mot de Maître Simon d’hrjuela.
22 octobre 1540.
Simon Rodriguez ajouta :
Frater, utriusque nomine, Mastro SIMox.
Page 186. — Pour tous ces vôtres affectionnés in Domino.
Page 207. — A Socotora... Les Cacises eux-mêmes n’entendent pas le sens des prières qu'ils récitent, parce qu’elles ne sont pas en leur langue : je crois qu’elles sont en chaldéen. J’écrivis trois ou quatre de ces prières. Ils y disent, quelques fois, al{leluia, allelura, qu'ils prononcent à peu près comme nous. Ces Cacizes sont grands jeüneurs : quand ils jeùnent, 1ls ne mangent ni poisson, ni lait, ni viande ; ils se laisseraient plutôt mourir : ils jeûnent, deux carêmes, un desquels est de deux mois.
Pape 208. — J’amène avec moi trois clercs indigènes : ils savent le por-
tugais très bien, et mieux encore leur langue naturelle.
Page 225. — Je vous écrivis... comme J'étais près de partir pour Tutu-
curin, en compagnie de quelques Péres de ce lugar, qui furent menés, en-
fants, à Goa, où ils furent instruits dans les scienoes (les choses) ecclésiastiques, de sorte que, maintenant, ils sont diacres.
Page 234. — ... À force d’avoir redit, en leur langue, le Credo..…., avec
une exhortation, que Je sais, en leur langue, par laquelle, etc.
# * | Page 254. — Tenez-lui bonne compagnie, afin qu'il ne vous laisse pas, car il est libre.
*x # *# Page 255. — Cet Artiaga, etc. Retrancher cette ligne, et lire : Juan de
Arliaga s’en va, congédié par mor, etc.
* Fa
Eos RE | Page 259. — Vous pouvez vous y rendre, mercredi ou jeudi; ‘et, la semaine prochaine, allez, si Dieu le veut.
Page 274. — Mon très cher frère en Jésus-Christ, j'ai été si heureux de vos lettres que je ne saurais assez vous le dire (achever de l'écrire), car j'étais en grand souci au sujet du Capitaine et de tous les autres. Notre- Seigneur soit toujours avec eux, comme je désire qu'il soit avec moi.
Mardi, deux heures avant le jour, j’envoyai le Père François Coelho, parler au Prince, neveu de Iniquitribirim, qui est à Tale, à deux lieues de
Manapar. Le Prince l’accueillit fort bien. Il me parut nécessaire de faire :
cette démarche, afin de laisser en paix ce pays, qui était à demi soulevé. A ce que dit le Prince, Betibumal va, en grande hâte, par mer, là où est Iniquitribirim, pour le combattre. Je désirais aussi obtenir qu’ordre fùt donné aux Adigares de ne pas empêcher les arrivages à Punicale de riz et autres
vivres.
Mardi, après midi, Je reçus vos lettres, et vite j’envoyai un homme là où
est le Prince, avec lettre pour le P. Coelho, afin qu'il obtint que le Prince
ordonnât, par écrit, aux Adigares du pays de laissér arriver les vivres: à : Punicale et de faire bonne compagnie aux chrétiens. Je désire fort trouver
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Er aie chée de Chats ar a de)
moyen de laisser en paix cette région, avant de me rendre là où est Iniquiribirim, et revenir de là bien armé contre ces Adigares. |
Au Capitan, J'écrirai demain : je ne le puis maintenant : le messager est trop pressé.
Ce soir, j'attends François Coelho. Demain, je vous écrirai plus longuement.
Beaucoup d’amitiés à Paul Vaz. Dites à Mathieu que J'écris à Manoel da Cruz de lui donner les douze fanoens qu'il me demande pour son père et sa pauvre sœur.
Je vous en dirai plus long quand le P. François Coelho sera revenu. # Notre-Seigneur nous réunisse dans son royaume. Amen.
De Manapar, 10 septembre 1544.
Votre frère très affectionné en Jésus-Christ,
François.
à TE M
Page 271. — Si je pensais que le Capitan dût me voir avec plaisir aller aux îles, j'irais, et vous resteriez à Punicale ; mais, en une de ses lettres, il me dit : « Je ne saurais écrire, sans très grand scandale, le mal que vous m'avez fait » ; et bien que Dieu et tout le monde sachent qu'il pourrait écrire, sans ce scandale, j'ignore s’il me verrait avec plaisir. Pour cela, et pour d’autres raisons, je n'irai donc pas où il est.
Page 3095. — Vasco Fernandez.
Page 314. — Avec trois prêtres du pays.
Page 340. — Chacune de ces îles a sa langue particulière ; et, dans telle île, chaque l/ugar a une langue différente. Le malais, langue qui se parle à Malaca est trés générale dans ces régions. En cette langue malaise, tandis que j'étais à Malaca, je mis, non sans grand labeur, le Credo, un exposé des articles de la Foi, le Confiteor, le Pater noster, l'Ave Marta, le Salve Regina, et les Commandements de la Loi, afin que, dans ces îles, on me comprenne, quand je parle de choses d'importance.
908 Je: APPENDICES.
Page 3/40.
Le même jour, 16 mai 1546, François écrivit au Roi de Portugal : 1h