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les procédés possibles pour se faire aimer de ceux, en particulier, à qui il doit commander, qu’il s’agisse des Indiens ou des ouvriers de la Compagnie, présents ou futurs; qu’on ne sente pas en lui tendance à se faire obéir par rigueur ou crainte servile, car s’il veut ainsi être craint, beaucoup sortiront de la Compagnie et peu y entreront, qu’il s’agisse d’Indiens ou d’autres qui ne le sont pas. Je dis cela, mon Père, Père de mon âme (Padre mio de mi alma) parce que ceux de la Compagnie se sont, ici, peu édifiés de, voir arriver le P. Gomez muni de pouvoirs pour faire saisir et envoyer enchaînés à Lisbonne ceux qu’il jugerait ne pas édifier dans l’Inde.
Jusqu'à présent, il m'avait paru que personne n’est à retenir dans la Compagnie contre sa volonté, par force, à moins que ce ne soit par force d'amour et de charité. Bien au contraire, ceux que je voyais n’être pas pour la Compagnie, je les en congédiais, quelque désir qu’ils eussent de n’en pas sortir. Quant à ceux que je pensais être faits pour elle, j’usais à leur égard d’amour et de charité pour les y affermir, vu surtout qu’en ces contrées ils ont tant à souffrir pour le service de Dieu Notre-Seigneur; et aussi parce qu'il me semble que Compagnie de Jésus veut dire Compagnie d'amour (Compañia de Jesus quiere desir Compañia de amor) et de conformité d'esprit, et non par compagnie de rigueur ou de crainte servile. Ce compte des choses de l’Inde, je le rends à Votre sainte Charité, afin qu’elle pour-
voie, au plus tôt, de cette charge une personne sufiisante, qui sache de telle sorte commander, que l’on observe en elle le désir, non pas de commander
et d’être obéie, mais bien plutôt d’être commandée.
L'expérience que j'ai de ces contrées, mon unique Père, me montre clairement qu'il n’y a pas voie ouverte à l’espérance de perpétuer ici la Compagnie, au moyen de sujets Indiens de race; la chrétienté même n’y subsistera qu’autant que nous y demeurerons et vivrons, nous qui y sommes venus ou ceux que vous y enverrez de par delà. La cause en est dans les nombreuses persécutions que souffrent ceux qui se font chrétiens : le récit en serait long : je ne l’écris pas, ignorant en quelles mains peut tomber ma lettre.
Dans toutes les régions de l’Inde où se trouvent des Chrétiens, il y a des Pères de la Compagnie : quatre à Maluco; deux à Malaca; six au Cap de Comorin ; deux à Coulao ; deux à Baçaim ; quatre à Socotora. Ces résidences sont loin l’une de l’autre, et toutes loin de Goa : Maluco, à 1,000 lieues ; Malaca, à 500 ; le Cap de Comorin, à 200; Coulao, à 125; Baçaim, à Go; Socotora, à 300 : chacune a donc son Supérieur, et mon ahsence ne nuit à rien, vu que ceux à qui les autres de la Compagnie obéissent sont des Pères . de grande édification.
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J’informe aussi Votre Charité que les Portugais, dans ces contrées, n’ont autorité que sur mer et sur les villes de la côte : dans l’intérieur, ils ne son} maitres que là où 1ls vivent.
À cause de leurs grands péchés, les Indiens de race n’ont, par leur fond, aucune inelination aux choses de notre sainte Foi; ils en ont, au contraire, horreur, et ce leur est mortel ennui que de nous entendre leur parler et les
prier de se faire chrétiens. Et toutefois, si les Portugais favorisaient gran-
dement les Infidèles convertis de l'Inde, il s’y ferait beaucoup de chrétiens; mais les païens voient ces convertis en telle défaveur et si maltraités que, pour ce motif encore, ils ne veulent pas se faire chrétiens.
François donne ensuite à saint Ignace les renseignements |
qu'il a pu recueillir sur le Japon : il conclut, à ce propos :
Je ne saurais jamais assez écrire (achever d'écrire) combien est grande l’intime consolation que Je ressens à faire ce voyage, à cause des nombreux et grands périls de mort, des tempêtes, des vents, des écueils et de force pirates que l’on y rencontre. C’est beaucoup si de quatre vaisseaux deux sé sauvent; mais eussé-je la certitude de me trouver dans de plus grands périls que ceux déjà connus, je ne laisserais pas d’aller au Japon, si vive est l'impression que j'ai dans l’âme, si grande l’espérance que J'ai en Dieu
d’y voir notre sainte religion se propager.
François demande ensuite des prédicateurs pour les Forteresses, et d’autres sujets avec eux. Il serait facile d’établir des collèges dans ces résidences portugaises. Il redit : « Des sujets peu lettrés, dont on peut se passer à Rome et ailleurs,
.rendraient service à Dieu dans lInde, s'ils étaient hommes de. grande mortfication et surtout parfaitement chastes et d’une
ferme santé.
Il dit encore :
Votre Charité rendrait grand service à Dieu Notre-Seigneur si à nous, ses minimes fils de l’Inde, Elle écrivait une lettre de doctrine et d’avis spirituels, une sorte de testament par lequel Elle donnerait à ses fils exilés, ou frustrés de la joie de le voir, quelque part des richesses que Dieu Notre-Sei-
gneur lui a communiquées.
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APPENDICES. 015 François loue les mérites du P. Enriquez :
Il y a, au Cap de Comorin, un prêtre de la Compagnie, venu de Portugal, homme très vertueux et grandement édifiant, que l’on appelle Enrique Enriquez. Il sait parler et écrire le malabar, et, par là même, il fait, à lui seul, plus de bien que deux autres. Les chrétiens du pays l’aiment incroyablement, et les prédications et instructions qu'il fait en leur langue lui donnent grand crédit auprès d’eux. Pour l’amour de Dieu Notre-Seigneur, écrivez-
lui et consolez-le, puisqu'il est si bonne personne et fait tant de fruit.
Au sujet de Fray Vicente et de l’Évêque :
A cinq lieues de cette ville, est un très Joli (gractoso) collège, élevé par un Père de l’Ordre de Saint-François. C’est un capucin, appelé Fray Vicente, compagnon de l’Evêque, qui, lui aussi, est de l’Ordre de Saint-François et capucin. Il n’y. a, dans l’Inde, qu’un seul évêque, et il est très ami de la Compagnie. Le seigneur Évèque désire beaucoup connaître, par lettre, Votre Charité; si cela peut se faire écrivez-lui, pour le service de Dieu Notre-Seigneur. Le collège de Fray Vicente, établi en une forteresse du Roi, a cent écoliers originaires du pays. Je suis très ami de ce Père, et lui de moi : il demande qu’un Père de la Compagnie, prêtre, enseigne la grammaire à ses écoliers et prêche, les dimanches et fêtes, aux gens de la forteresse et aux gens du collège. Aux environs de ce collège vivent beaucoup de chrétiens du temps de saint Thomas, distribués en plus de soixante localités. Les écoliers du collège sont fils des principaux d’entre ces chré-
tiens...
François énumère les faveurs spirituelles que Fray Vicente désire, et il renouvelle la demande d’un Père pour ce collège de Cranganor. Puis, il demande une messe mensuelle pour lui à l’église S'an Pietro in Montorio, etc.
Son dernier mot est :
Je m’arrête, priant Votre Sainte Charité, mon très vénéré Père, Père de mon âme, les genoux posés sur le sol, tandis que Je vous écris cette lettre, et comme si vous étiez là présent, de me recommander beaucoup à Dieu Notre-Seigneur en vos saints et dévots Sacrifices et prières, afin qu’il me
donne la grâce de connaître sa très sainte volonté, durant la vie présente,
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et celle de l’accomplir parfaitement. Amen. Je demande la même faveur à
tous ceux de la Compagnie.
Votre moindre (minimo) et plus inutile fils.
FRANCISCO
Page 415.
Le 5 février, François ajoute aux lettres qu'il adresse à Simon Rodriguez une note d'affaires, dont voici, résumés, les divers chefs : 3
1. [1 à écrit à saint Ignace pour obtenir que Simon vienne dans l'Inde, avec de nombreux compagnons : il en résulterat de grands biens.
2. Il a écrit au Roi pour lui proposer la fondation de collè- | ges, où seraient élevés les fils de Portugais morts au service du … Roi dans l’Inde ; — et d'écoles, où les fils des chrétiens indigènes apprendraient la doctrine chrétienne.
3. Il recommande à Simon une affaire de Pedro Gonçalvez, vicaire de Cochin, ami généreux de la Compagnie.
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h. L’Evêque, les religieux de Saint-François sont approvisionnés de vin de messe par le Roi : obtenir que le collège
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Sainte-Foi reçoive de Portugal huit ou dix barriques de vin, qui seraient distribuées entre les diverses régions où vivent les Pères de la Compagnie. ;
5. Le collège de Baçaim, pour les enfants indigènes, que les Franciscains, venus de Portugal avec le vicaire général Miguel Vaz, établirent et dirigèrent d’abord, est maintenant livré à la Compagnie par les Franciscains eux-mêmes. Le P. Melchior Gonçalvez s’y trouve avec un compagnon.
6. Après la mort de Miguel Vaz et de Diogo de Borba, Cosme Anes prit l’administration du collège Sainte-Foi; mais, trop occupé, 1l s’en déchargea sur le P. Antonio Gomez et la Compagnie. Il faudrait provision royale qui confirmât cette cession. |
7. Il recommande à Simon un prêtre, qui a trois sœurs à marier dans l'Inde. Un titre de chapelain du Roi, donné au prêtre, relèverait ses sœurs aux yeux du public et faciliterait le mariage de ces bonnes filles.
8. Les Franciscains sont très amis de la Compagnie, et en particulier leur Gardien, Fray Antonio de Cassal. Ce bon Père, qui réside à Goa depuis cinq ans, désire, le temps de sa charge expiré, rentrer en Portugal. Lui obtenir, pour cela, l'agrément du Roi.
9. Le P. Lancillotti, envoyé à Coulao pour sa santé, s’y occupe de la fondation d’un collège pour les orphelins portugais et pour ceux des chrétiens du pays. Obtenir que le Roi fasse bâtir une vaste maison. Le reste de la dépense sera peu de chose : tout est à bas prix à Coulao. |
10. Il prie Simon d’arriver muni de grands pouvoirs du Roi, pour protéger les chrétiens et maintenir dans le devoir tous les officiers royaux.
11. Il y a bonnes nouvelles de Malaca et de Maluco. Jean de Beira et ses compagnons souffrent beaucoup, mais non sans fruit. Jean de Beira est venu de lîle de Moro à Goa, pour solliciter secours du gouverneur, et 1l est retourné à ses. rudes travaux. Difficilement on trouverait sur la terre pays où il y ait plus à craindre et à souffrir. Les iles du More se peuvent appeler îles du martyre : qui désire le martyre y doit aller. Nuno Ribeira est à Amboino et y fait le bien.
11. Les deux du Cap de Comorin travaillent avec grand fruit. Il a plu à “Dieu d'appeler à lui notre très doux frère Adam Francisco, pour le récompenser de ses nombreux travaux : Je sais qu'il avait saintement vécu, et i a fait une sainte mort; grande était sa piété et l’ardeur de son zèle pour la conversion des païens : je me recommande à lui, plus que je ne recommande son âme à Dieu, persuadé qu'il jouit déjà du bonheur auquel il était destiné.
19. Je vais à Goa, me préparer à parür pour le Japon. J'irai à Cambaye
recommander au Gouverneur les chrétiens des Moluques et les Pères que JY enverrai prochainement. Je traiterai de l’établissement d’un collège en ces pays, pour l’éducation des chrétiens du More et des orphelins Portugais ; et d’une maison pour les orphelins. Là aussi pourraient être reçus et
instruits de nos saints Mystères les Japonais que, Dieu aidant, J’enverrai.
14. Nos Pères de l’Inde sont aimés, non seulement de l’Evêque et, de ses
prêtres, mais des Religieux et de tous les chrétiens, et des païens euxmêmes; ce qui me donne grand espoir que la Compagnie se propagera
grandement dans ces contrées.
Il presse donc Simon de venir en nombreuse compagnie : pas de jeunes gens cependant, mais des hommes de trente à quarante ans, doués de solides vertus, humilité, douceur, patience et chasteté.
Je finis, sans pouvoir finir, espérant qu’un jour, ou en Chine, ou au Japon,
et sûrement au ciel, nous nous reverrons.
A Jean III, 26 janvier 1549.
Senhor, — je n’écris pas avec détail à V. A. les défaveurs et mauvais traitements qu'ont à souffrir les chrétiens, nouveaux convertis à notre sainte Foi, puisque le P. Fray Joan de Villa de Conde, qui vient à Lisbonne, les dira à V. A. avec toute vérité.
V. A. lui doit bien des remerciements pour les grands travaux qu'il a embrassés dans ces régions de l’Inde, au service de Dieu et à la décharge de la conscience de V. A. Encore les travaux corporels endurés par lui, quelque rudes et continus qu'ils soient, ne faut-il pas les comparer aux souffrances que son âme a ressenties, en voyant les Capitaines et Facteurs maltraiter les nouveaux convertis qu'ils ont l’obligation de soutenir : là est. sa peine insupportable, là une sorte de martyre : voir ruiner des biens acquis par tant de travaux et ne pouvoir que le souffrir. | É
Nous savons ici, de science certaine, que le Roi de Ceylan envoie à V. A. de grandes relations des services qu’il rend à V. A. Sachez, avec certitude, que Dieu, en la personne de ce Roi de Ceylan, a un grand ennemi; et ce Roi, on le favorise, et il fait tout le mal qu’il peut sous le couvert de la faveur de V. A. Certes, il m'en coûte de l'écrire, mais l’expérience du passé justifie la
crainte que nous avons de voir ce Roi plus favorisé de V. A, que les Frades qui sont à Ceylan; et j'ai, pour ma part, appris par expérience que V. A. n'a aucune puissance dans l’Inde, pour y propager la Foi de Jésus-Christ, et que, s’il y est puissant, c’est pour en acquérir, lever et garder les richesses temporelles.
Que V. A. me pardonne de lui parler si clairement : le sincère amour que Je lui porte m’y oblige; car enfin, l’heure de la mort est là, avec le Jugement de Dieu, auquel personne, quelque puissant qu’il soit, ne saurait échapper. Pour moi, Senhor, comme je sais ce qui se fait ici, et que je n’ai pas espérance de voir s’exécuter les mandements ou provisions que V. A. pourrait envoyer en faveur des chrétiens, je m’enfuis, quasi pour cela seul, au Japon, afin de ne pas ajouter au temps déjà perdu un temps perdu nouveau. Le P. Fray Joan est porteur de certains apontamentos des pauvres chrétiens du Cap de Comorin : que V. A. leur soit père, car ils ont perdu leur vrai père, Miguel Vaz.
Un évêque Arménien, nommé Jacome Abuna, sert Dieu et V. A. dans ce pays depuis quarante-cinq ans. C’est un homme fort âgé, vertueux et saint ; et pourtant en défaveur auprès de V. A. et quasi de tous ceux de l’Inde. Dieu, qui sait, sans recourir à nous, consoler ses serviteurs, lui a fait mercèd de la faveur des Pères de Saint-François : eux seuls lui viennent en aide, mais ils le font si bien qu’on ne saurait mieux le faire. Sans eux, le ‘bon et saint vieillard serait déjà au repos éternel. Que V. A. lui écrive une lettre de grand amour, et qu'Elle le recommande aux Gouverneurs, aux Veedores de Fazenda, aux Capitans de Cochin, afin que, s’il recourt à eux, ils lui fassent l’accueil et l’honneur qu’il mérite. Si J'écris ceci à V. A., ce n’est pas que l’Evêque soit en nécessité; la charité, le zèle des saints Pères de l'Ordre de Saint-François pourvoient largement à tous ses besoins ; mais V. A. lui doit écrire pour se recommander beaucoup Elle-même à son intercession auprès de Dieu; car V. A. a plus de besoin du secours des prières de l’Evêque, que celui-ci n’a besoin des faveurs temporelles de V. A. Il a beaucoup travaillé auprès des chrétiens de saint Thomas, et maintenant, dans sa vieillesse, il se conforme en tout aux observances de notre sainte Mère l'Eglise romaine. Il serait facile à V. A. de Joindre aux lettres qu’Elle adresse aux Pères de l'Ordre de Saint-François, une lettre à l'Evêque exprimant tous les contentements de V. A. à son sujet.
Plaise à Notre-Seigneur mettre en l’âme de V. A. le sentiment de sa très sainte volonté, et lui donner la grâce de l’accomplir aussi parfaitement qu’Elle se félicitera de l’avoir fait à l’heure de sa mort, quand il lui faudra
rendre compte de toute sa vie passée ; heure plus rapprochée que ne pense
V. A. Que V. A. se tienne donc prête, car royautés et seigneuries, tout cela s’achève et finit. Ce sera chose nouvelle et que V. A. ne connut pas, de se voir dépossédée de ses royaumes et seigneuries, et d'entrer en autres royaumes où il lui sera chose neuve d’être mandée; et à Dieu ne plaise qu'Elle fût mandée hors du paradis.
Tome Il. — Page 58, fin. — Après : À François Perez, ajouter : si les Pères ne viennent pas, cette année.
Page 197, milieu. — Nous négligeons la lettre, mentionnée en cet endroit, que François aurait adressée, de Cochin, à Simon Rodriguez personnellement, en dehors de la longue lettre qu’il lui expédiait pour être communiquée à toute la Compagnie. Cette lettre, en effet, ne renferme rien d’important que le Saint ne résume ici même, et qu'il ne redise, à peu près, dans une autre lettre au même Simon Rodriguez, datée du 7 avril (page 229 et suiv.). Les Monumenta la donnent (page 697). — Cf. Menchaca, tome IH,
page 270.
Page 201, fin. — François aurait écrit, de Goa, au mois d'avril, une autre lettre à saint Ignace. Torsellini la donne, et, d’après lui, les Monumenta (page 736). Nous la négligeons parce que le texte original n’en est point connu, et qu’elle ne renferme quasi rien de nouveau.
Page 203, milieu. — Après : Vous congédierez aussi François Gonçalez, ajouter : ce que Je vous ordonne de faire, en vertu de l’obéissance.
Page 213, avant la fin. — Pour enseigner les enfants : au lieu de enfants, il faut : les chrétiens du pays. |
Page 219. — Avant l'alinéa : Quand Maitre Gaspard alla à Ormuz…, il faut : gardez-vous de vous mêler de mariages, ni d’absoudre ceux qui se marient clandestinement (a furto), à moins que vous n’ayez mandat ou licence du Père Vicaire; et ceci, je vous ordonne de le faire, en vertu de
l’obéissance.
Page 237, milieu. — En ce temps, et avant, et plus tard, comme les lettres du Saint le prouvent, François écrivit à Jean IT, Une de ces lettres est
APPENDICES,. : La À
donnée par les Monumenta (page 741) : nous la négligeons, parce que le texte original n’est point connu, et que, d’ailleurs, elle n’apprend rien de nouveau. (Voir Menchaca, tome IT, page 340 et suiv.)
Page 252, vers la fin. — Au lieu de : qui me sert de secrétaire pour vous écrire, il faut : porteur de la présente. Page 253. — Au lieu de : avant de m’éloigner de Cochin, il faut : avant
mon départ pour la Chine, qui sera d'ici à quinze jours.
Page 305. — Le 13 juillet, François écrit à Gaspard Barzée pour lui recommander de poursuivre, auprès de l’Evêque de Goa, la solution des difficultés qui retardent le mariage d’un Alvaro Gentili. La lettre (traduction du P. Poussines) est donnée par les Wonumenta, page 762. — Cf. Menchaca, tome IT, page 413.
Page 305, milieu. — Maître Gaspard, sachez que vous ne pourrez. Au lieu de : vous ne pourrez, il faut : je ne pourrai.
Page 335, fin.
À Diogo Pereira, François écrit, le même jour :
Je ne sais qu’écrire à votre Merced, si ce n’est les nombreuses et étroites obligations que je lui ai pour sa grande amitié et les charitables dons que J'ai reçus de v. m. et que, chaque jour, Je reçois de son facteur, Thomas Escandel : lui, avec tant d’amour et d’empressement, me donne ce que je lui demande, qu’il sent, on le voit bien, quelle est, à ce sujet, la volonté de v. m. et la grande Joie qu’elle a de me donner plus que le nécessaire. Dieu Notre-Seigneur vous paie ma dette. Ne pouvant, moi, égaler mes bons offices aux vôtres, de telle sorte que nous fussions quittes, je demeure, toute ma vie, obligé de prier Dieu Notre-Seigneur qu’il vous garde de tout mal, qu'il vous donne, en ce monde, avec sa grâce, longues années en bonne santé corporelle, pour son saint service, et à votre âme, dans l’autre monde, le paradis.
L’accomplissement de ce devoir ne me satisfait pas : je sens que je ne puis, vous étant si obligé, suffire à payer ma grande dette : aussi, je recommande beaucoup aux Pères de Ja Compagnie du Nom de Jésus de toute
l’Inde qu'ils vous réconnaissent ‘et tiennent pour leur spécial ami, afin de vous recommander continuellement à Dieu Notre-Seigneur en leurs prières et saints sacrifices : si, en effet, la Loi de N.-$S. Jésus-Christ est annoncée à la Chine, c’est grâce à v. m. Une si sainte œuvre vous assure gloire et joie, et dans ce monde et dans l’autre; et tous ceux qui, en Chine, se feront chrétiens; les Pères qui s’y rendront pour le service de Dieu auront toujours l'obligation de le prier incessamment pour vous. i
S'il arrivait que v. m. vint, dans l’année, accomplir l'ambassade que lui donne le Vice-Roi, qu’elle en parle au Père François Perez (car, cette année même, il va dans l’Inde), afin que le Père Maître Gaspard, recteur du collège de Goà, envoie un Père pour vous accompagner. Quant aux riches ornements que je laissai au Père François Perez, à Malaca, v. m. devra les prendre. Le calice, je vous l’enverrai par Thomas Escandel, au retour du vaisseau, et, le tout, v. mn. le prendra, si un Père vient avec elle. V. m. montrera ces lignes au Père François Perez, afin qu'il lui livre les :ornements.
S'il arrivait (ce que Dieu ne veuille) que Je n’allasse pas en Chine, cette année, J'irai à Siam, avec Diogo Vaz de Aragon, afin de passer, en Jonque, de Siam à Canton, durant l’année. La jonque qui vous porte ma lettre me porterait moi-même à Malaca, si J'étais sûr que v. m. dût venir, dans l’année, remplir son ambassade. Si elle vient, nous nous joindrons, ou à Comai ou à Canton. Que v. m., s’il y a moyen, m'écrive, de Malaca à Siam, à quoi elle s’est déterminée : sa lettre me fera grand plaisir. Les nouvelles d’ici, et les démarches que j'y poursuis, en vue d’aller à Canton, je n’en dis rien : vous les saurez par le Señor Manuel de Chaves.
Tout ce que v. mn. voudra recommander au Père François Perez et au Père Maître Gaspard, au sujet de la rédemption des pauvres captifs qui sont en Chine, recommandez-le leur, et écrivez, afin que, à Goa, on prenne les meilleures mesures, à cet effet, pour le service de Dieu. Entre ces Portugais, tombés récemment, par un grand désastre, entre les mains des Chinois, se trouve mon particulier ami, François Pereira de Miranda, à qui je dois beaucoup, pour son amitié et les charitables services qu'il'me rendit, au Japon, lors du séjour que je fis, en sa compagnie, à Firando.
La lettre que le seigneur Vice-Roiï écrivait au Roi de Chine, je la pris, par mégarde : Je la renvoie à v. m. R
Je vous en prie, de grâce, faites tout le possible pour m'écrire à Siam ; car si je ne passe pas en Chine, je ne laisserai pas, quelque difficulté qu'il y ait, d'aller à Siam; et plaise à Dieu que ce voyage me réussisse comme je l'espère, afin que j’attende ». mn. à la Cour du Roi de Chine. Si, en effet, je
vais en Chine, v. m., ce me semble, me trouvera en l’un de ces deux endroits, savoir, ou dans la prison de Canton, captif, ou à Pékin, résidence permanente, à ce que l’on dit, du Roi de Chine.
Je ne sais que dire de plus à w. m., sauf que, si j'étais riche, je récompenserais largement qui me donnerait des nouvelles de vous, nouvelles de votre santé et de ce que vous faites. J'espère de Jésus-Christ qu’elles seront telles que je les désire.
Plaise à Dieu Notre-Seigneur, par sa miséricorde, nous rapprocher encore en cette vie, pour son saint service, sur la terre de Chine, et si ce ne doit pas être dans la vie présente, que ce soit dans la gloire du pue
De Sanchoan, le 12 novembre 1552.
Son serviteur et grand ami de cœur (d’äme).