FRA
De?
FRANÇOIS EN CHEMIN VERS L'INDE (DÉCEMBRE 1551). 165 Après avoir séjourné quelque temps à Bungo, je me résolus de parur de 1à pour l’Inde, sans retourner à Ayamanguchi, vu l’occasion que m'offrait le vaisseau portugais d'aller visiter les frères et compagnons de qui j'étais depuis si longtemps éloigné. Je devais, d’ailleurs, chercher des ouvriers aptes à bien cultiver le Japon et pourvoir aux multiples nécessités de ceux qui travailleraient en ce pays, où tout manque.
Si nous en croyons Pinto, François était arrivé à Fucheo (Funaï), le samedi 19 septembre, et le vaisseau des Portugais s’en éloigna, avec lui, deux mois après où un peu moins: ce fut donc vers le 15 novembre : d’autres le font partir le 20 novembre :
Le P. Maître François et nous primes congé du Roi, qui se montra, jusqu'à la fin, également ami, et nous partimes. Après sept jours de navigation, le temps devint mauvais, et bientôt commença une des plus affreuses tempêtes que lon puisse imaginer.
Pinto fait assister le lecteur à toutes les émouvantes
scènes de la tempête : François obtient de Dieu le
retour de quinze hommes, longtemps séparés, sur
une chaloupe, de leurs compagnons et tenus pour
perdus ; il est avec eux, sans s'éloigner des autres ; les prières du Saint apaisent [a tempête, et un bon
vent mène, en peu de jours, le vaisseau au port de
San-Chuan ! : «Là, dit Mendez-Pinto, nous ne trou-
1. Les biographes de François ne négligent pas, à propos des mêmes