‹ Saint François de Xavier (volume 2)Chapitre 5 sur 144 · AVANT-PROPOS. XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XI

présument que la justice est favorable à leur cause, elles s’inspirent de l’opinion qu’elles prêtent aux ministres de la Religion, choisis par elles pour être leurs arbitres; elles en triomphent ouvertement et se livrent, avec une intempérance de langage sans mesure et sans arrêt, à des plaintes, à des accusations contre leurs maris, à des apologies d’elles-mêmes, qu’elles multiplient à l'infini; elles remplissent de leur verbiage frénétique les oreilles imprudentes des prêtres qui ont eu le malheur de leur donner audience.

IX. — Non seulement je ne suis point d'avis que l’on doive blâmer le mari en présence de la femme, mais je pense même que le prêtre doit paraître ne point ajouter foi aux défenses de la femme qui raconte les querelles de son intérieur et qui, plaidant sa cause, essaie de faire entendre qu’on ne lui saurait imputer la plus légère faute. Ses récits seraient-ils parfaitement vraisemblables, et même seraient-ils vrais, il est essentiel qu’elle ne voie point son allégation admise par celui qui pré-

Side à la conciliation ; on doit. au contraire, l’avertir sérieuse-

ment du devoir suprême imposé à la femme, et qui consiste à honorer son mari et à tolérer son caractère. C'est la loi que Dieu lui-même a prescrite à toutes les femmes, et que souvent elles transgressent sans s’en apercevoir, dans les mouvements divers de la colère ou des autres passions, dans la téméraire opinion de leur propre innocence: et, par l'effet de leur indulgence excessive à l’égard d’elles-mêmes, elles donnent à leurs maris des raisons de s’irriter, tandis qu’elles leur devraient complaire, et qu’elles devraient se les concilier par leur patience, leur soumission et leur obéissance. C’est donc pour elles un devoir de justice que de s’accuser, même alors que leur conscience leur paraît les absoudre. En même temps, elies doivent multiplier leurs efforts afin de pratiquer et de se rendre familières l’égalité d’âme, l’indulgence, l’obéissance, l'humilité, |

afin de vivre dans la soumission à leurs époux, ainsi que les

Epîtres apostoliques en font un devoir aux femmes chrétiennes. X. — Après s'être ainsi pleinement justifiés vis-à-vis des maris de tout soupçon de favoriser les femmes, nos confrères

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