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Quand vous enverrez le Père et le Frère au cap de Comorin, des deux calices d'argent qui vous sont restés vous leur en donnerez un, vu qu'un chrétien du Cap donna, il y a déjà longtemps, la somme requise pour l’achat d’un calice, et cette somme, reçue à la Maison, y a été employée autrement. Quant au second calice, vous pourrez le remettre au Père qui se rendra au Japon, l’année prochaine ; 1l n’y a, en effet, qu’un seul calice au Japon.
Quand vous n’écrirez à Malaca, faites-le très longuement, car J'aurai grand plaisir à lire vos lettres. Vous m’y donnerez des nouvelles de tous les Frères qui sont au Collège et au
. dehors. Pour écrire la lettre, choisissez quelqu'un qui le fasse
nettement. Les lettres seront adressées à François Perez, à Malaca; vous expédierez la première, en septembre, par le
vaisseau qui se rend à Banda. François Perez aura bien soin
de me les envoyer en Chine.
Vous écrirez à Cyprien, à San Tomé, de se bien comporter avec tous, principalement avec le Vicaire et tous les Pères, et parlez-lui de telle sorte qu'il se désillusionne. Dites-lui comme je vous ai, par instruction écrite, chargé de renvoyer de la Compagnie quiconque n’obéirait pas au Recteur du Collège de Goa; ajoutez, ad terrorem, qu'il prenne bien garde à lui.
Il vous viendra un Étienne-Louis Boralho, Père d’Évangile (diacre), que j’aime beaucoup, parce que j'espère de Dieu qu’il sera bon religieux. Il vous requerra, de ma part, de le recommander au seigneur Évêque. Je dois beaucoup à ce bon Étienne-Louis, parce qu’il m'a toujours aidé en ce que je l’ai prié de faire. Je vous le recommande donc beaucoup.
Notre-Seigneur vous fasse saint du paradis (S'anto Bemaventurado).
De Cochin, aujourd’hui, 24 avril 1552.
Le Père Antoine de Eredia avait, ici, un livre qu'il est fort
nécessaire d’emporter en Chine ; il est intitulé : Constantino. Un exemplaire du même ouvrage est entre les mains de Francisco Lopez ; Manuel de Moraes en a un troisième. Vous ferez parvenir un de ces deux au Père de Eredia parce qu'il en a besoin. |
Agissez auprès du seigneur Évêque pour que, en vertu de la sainte obéissance et sous peine d’excommunication, 1l fasse venir à lui un Père (prêtre) malabare, qu’on appelle o Ferrao, parce qu'il nuit (por ser prejudicial) aux Pères qui sont au Cap de Comorin.
Tout vôtre, en Jésus-Christ, - François ”.
1, Ajuda, t1ol.-03,
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