‹ Saint François de XavierChapitre 21 sur 84 · I. Ajuda, correspond, de Mascarenhas, fo · texte numérisé non relu

I. Ajuda, correspond, de Mascarenhas, fo

Or voici que maintenant, je suis informé par leltrt> do mattre Diego de Gouvea que de Paris sortirent derni^rrmonl certains clercs lettrés et hommes de bonne vie qui, pour le service de Dieu, ont fait vœu de pauvreté, s'ohiivfoant A ne vivre que des aumônes des fidèles auxquels ils vont prêchant en divers lieux, et que leurs ministères sont très fructueux. De plus, par une lettre de ces mêmes clercs, adressée par eux à Diego de Gouvea, et que celui-ci m'envoie (lettre dont copie est jointe à la présente), je vois que, le aS novembre dernier, ils étaient à Rome prêts à exécuter tout ce que le Pape leur donnerait à faire. Leur lettre montre encore qu'ils se proposent de travailler à la conversion des infidèles; ils disent que, s'il plaît au Saint-Père, à qui ils se sont offerts, et sans les ordres duquel ils entendent ne rien entreprendre, de leur commander d'aller aux Indes, ils iront volontiers. — Il me semble donc qu'ayant de telles qualités et de tels desseins, ces hommes rendraient de grands services dans les Indes, et que leurs travaux y propageraient la Foi, confirmeraient dans la vérité ceux qui la connaissent déjà et y amèneraient les autres.

Partant, je vous recommande vivement que, dès la présente reçue, vous fassiez les démarches requis<;s pour savoir ce que sont ces hommes, quel est leur genre de vie, quelles sont leurs mœurs, quelle est leur science, quels sont leurs projets. Si vous trouvez que le tout est conforme mtx renseîgnements déjà reçus, vous parlerez à ces hommes ou leur écrirez, s'ils étaient absents^ et vous ferez qu'ils veuillent venir à moi : si, en effet, comme on le dit, îl% #»e ffro^nm^tti d'étendre la Foi, de servir I>îeij en prêchant s» fjrarole et en donnant exemple de \tf9nne^ vur^ nulle p^tti^ mieux qwVn rr% pays de mes conquêtes, ils ne enraient, avoir moy^i de r^^ User leurs sainfs désirs. IJ»^ d'ailleurs^ ils seront fr^if^^i de telle sorte que toat les aidera à \pffftnrtT que Iiieu ««/Mr r/,fijours mîeiix ^rn.

Que s'il est nécessaire d'avoir ou licence, ou commandement du Saint-Père, informez-le de tout et puis supplîez-Ie, de ma pari, qu'il lui plaise de donnera ces hommes la licence ouïr commandement re<{uis; à quoi Tinclineront sans doute et ses hautes vertus et son très saint zèle.

Avec eux ensuite vous traiterez la question de leur venue en Portu|ijaI, soil par terre, soit par mer, comme vous juirerez à propos et qu'il leur sera plus açrèahie, et vous leur fournirez largement tout ce qui hnir sera nécessaire pour le vovag-e. De plus, je vous saurai çré de les faire accompag-ner par quelqu'un de vos familliers, afin qu'ils arrivent le plus lot possihie.

Prenez un soin spécial de cette affaire, je vous en serai ohliicé*.

Mascarenhas, le lo mars i54o, annonce au Roi que deux Pères seront donnés, savoir un Portug'ais avec son jeune compag-non (Paul de Gamérino) et un Castillan : celui-ci, dans les desseins d'Ig'nace, était le P. Bobadilla; mais, à la dernière heure, malade, Bobadilla ne put partir, et I^^^nace lui substitua François, qui n'en fut averti que la veille du départ, le lundi, if) mars. Mascarenhas écrivait donc au Roi :

... (Jouant aux clercs réformés, qui sont venus ici de Paris et au sujet desquels Votre Altesse m'écrivit et m'envova une lettre de (iouvea, je me suis hien informé de ce qu'ils sont, et, une fois assuré qu'ils avaient toutes les qualités voulues pour Toffice au(|uel Votre Altesse les destine, je leur ai parlé de votre part. Ils m'ont répondu cprils ne se détermineraient pas de leur propre volonté, l'ayant remise par un vœu entre lés mains du Pape, mais qu'ils étaient prêts à aller là où il

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