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tugal ! Des noms tels que celui de Don Joâo Pinte da Gania, celui de Don Vicente Samaniego y Fernandez- Cid, celui de Don Juan Facundo Riano, comment les oublier? Pout ne rappeler qu'une de nos dettes, nous retrouvâmes, à Coïmbre, sous le toit hospitalier de Don Joâo Pinto da Gama, le pieux et charmant abri que nous venions de quitter à Lisbonne ; ce fut Don Juan Facundo Riano, alors ministre de Fomente, qui, dès 1883, encouragea et facilita nos premières recherches en Espagne, et c'est grâce à l'intervention de Don Vicente Samaniego, premier secrétaire au ministère d'Etat (section des Ordres), qu'il nous a été permis, nonobstant les termes absolus d'une récente interdiction, de photographier quelques-uns des plus précieux documents que renferment les archives de Simancas.
Nous prions Dieu Notre-Seigneur et saint François de Xavier de récompenser nos bienfaiteurs ci-dessus nommés, et ceux, plus nombreux encore, de qui nous gardons, écrits dans le cœur, les noms et les bons offices.
Plus haut, nous avons donné à entendre, déclaré même que les lettres de S. François de Xavier, telles
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que nous les publions, ont quasi le caractère de documents inédits. L'assertion doit être justifiée.
Après avoir dressé le catalogue des recueils de lettres de saint François de Xavier, publiés de 1549 à 1876, le Père Augustin de Backer gémissait : « Il est « à regretter que les lettres de TApôtre des Indes ne « nous soient connues que par des traductions plus (c ou moins fidèles. Jusqu'ici, le texte n'a pas été puce blié, et il ne le sera peut-être jamais, les pièces ori- (f ginales étant perdues ou dispersées \
Nul doute que Ton ne doive désirer la publication des lettres de François, en leurs textes originaux, castillan et portugais ; mais ces textes originaux n'auront d'utilité générale qu'en Espagne ou en Portugal, et il sera non moins à désirer que chacune des autres nations possède, en sa propre langue, la traduction bien fidèle des textes originaux.
Le double vœu du P. de Backer fut, onze ans plus tard, en 1887, vivement exprimé par le P. Louis Delplace, dans une intéressante publication, intitulée : Selectœ Indiarum epistolœ, nuncprimum editœ^'^ et le pieux et docte écrivain préparait efficacement les voies à la réalisation de ses désirs, quand, dès les premières pages de son recueil, et par forme d'avant-propos, il
1. Bibliotb. .tics écrivaios do la (^ompatirnie do Jésus» Xavier (III, col. i6o3).
2. Florenti», ex typosTP. a SS. Clonceptione, 1887, in-8«>» \xv111-200 paires.
signalait les bonnes, les meilleures sources de texte;^E originaux des lettres du Sainte
Aujourd'hui, grâces à Dieu, la plupart des textes^ originaux, dont le P. de Backer regrettait la dispari— tion, sont retrouvés, et, de TEspagne ou du Portugal,^' nous viendra une œuvre de maître où ne se rencon — trera pas un mot qui ne soit celui même que la plume '^ de François de Xavier écrivit.
Aux seules archives de Rome, le Père Delplace retrouva, en 1887, le texte certainement original d'un grand nombre des lettres de François. La plupart de ces textes originaux, le Père Pierre Poussines les avait dans les mains, en 1666, quand il publia son livre : Sancti Francisci Xaverii... epistolarum libri septem^ nunc primum eœ autoqraphis, partim hispanicis^ partim lusitanicis , latiniiate et luce donati. Il les possédait même en double exemplaire, pour le lot qui lui en était venu des Indes : il devait ce trésor à Tardente dévotion du Père François-Xavier Filipucci; il lui dut aussi la pensée première de publier les lettres de saint François de Xavier. Ecoutons le Père Poussines :
« Alexander Philippucius noster, anno 1658, die « 12 martii, Maceratse, spe omni humana recupe- « randae valetudinis exclusus, invocato S. Francisco
I. SHect, Indinr. epist. — nis(|uisilin in opislolns S. Fr. Xnvorii, pp. xi-
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a Xaverio... mirabiliter convaluit... Is deinde sancti « sospitatoris sui nomen adscivit, et, ut vitam imita- « retur, exorata Majorum venia, navigavit in Indiam. « Sed prius..., me adiens, magnopere oravit ut iû « hoc nostro archio romano conquirere ne gravarer « ecquae adhuc ineditse S. Francisci Xaverii epistolse Ci laterent; tum, si quœ reperirentur, latinitate ac a luee donare... Quinque nondum publiée visas illic a epistolas reperi, manu ipsius scriptas. Philippu- (c cius, in Lusitaniam solvens, promisit exempla qua- « rumdam aliarum... sese ad me transraissurum... : t< paucis mensibus, pervenerunt ad me ab eo... duoce decim exempla, ... ex autographis exscripta... Porro ce idem Pater Xaverius Philippucius GoaB..., reper- « tis longe plurium Xaverianarum literarum chartis ce archetypis, eas diligenter universas descripsit tricc bus exemplis, totidemque viis misit ad me ; quarum ce duae pervenerunt, tertia interclusa infesto casu... ce Àccepi et ex Macaensi collegio duas alias ab eodem ce Pâtre... Universis hisce sex septemve alias adjunxi, ce Compluto, Toleto, Conimbrica, Mussiponto, ubi « autographa asservantur, communicatas ^ »
Il eût donc été facile au P. Poussines de donner une édition parfaite des lettres de saint François de Xavier, en leurs textes originaux, castillan et portu-