‹ Saint François de XavierChapitre 34 sur 84 · I. T. do T., Gav. ant., a, m. G, n · texte numérisé non relu

I. T. do T., Gav. ant., a, m. G, n

288 i/kvangile a ceylan (1541-1546).

rinde. Tout ce qui a trait à cette «grande affaire et le fruit que j'en attends, voilà ce que je vous recommande le plus.

Quelques içrands travaux que vous ayez par ailleurs, ne pensez pas qu'en néjçliçeant ceux-ci, votre activité s'emploiera utilement aux autres, car, sans le secours de Notre-Seiçneiir, rien n'aboutit, et si vous néçliçez l'affaire de Notre-Seigiieur, les autres ne réussiront pas.

J'ai eu grand mécontentement d'apprendre le fait du roi de Jafanapatam, et la mort de ces martyrs qui est son ouvraçe. Des lettres de Maître François m'informent que Maître Afonso de Sousa a donné des ordres pour que l'on châtie ce roi comme le cas l'exige. Si la chose s'exécute, j'en aurai grand contentement, et je vous recommande instamment d'y veiller : il serait par trop pernicieux que de tels excès restassent impunis.

Maître François m'écrit encore que ce roi a un frère qui se ferait chrétien avec le peuple, si je lui donnais ce pays : c'est à Maître François qu'il l'a dit. Ce serait chose excelleale que de procurer ainsi le salut de tant d'âmes; mais il y a une autre chose à considérer : le Prince de Ceylan, qui s'est fait chrétien, et la reine sa mère, me font demander la même grâce par André de Sousa. Si je donne le pays à son 61s, elle offre de se faire chrétienne avec ses parents et seni- 1 teurs. Ce n'est pas tout : le roi de Ceylan me fait dire que si je confirme mes provisions relatives au don de ce pays, il me donnera l\oo quintaux de plus de cannelle et me tiendra quitte de ce que je lui dois. D'ici, je ne puis voir ce qu'il y a de mieux à faire. Souvenez-vous, dans vos déterminations, que ma tendance unique est le service de Noire-Seigneur et la propagation de la Foi, et que je tiendrai pour meilleur ce qui favorisera davantage ce dessein.

Le Roi veut que André de Sousa, qui a ménagé la

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conversion du prince, fils du roi de Ceylan, et a prolég-é sa vie, devienne Capilan et Gnarda-rnayor de ce prince, quand il sera fait roi de Ceylan. Il recommande encore de châtier, dès qu'on le pourra, le roi de Jafanapatam.

Le i5 mars, la Reine écrit au Gouverneur de se préoccuper, par-dessus tout, de Tavancement du règne de Jésus-Christ, parce que là est l'oblig^ation du Roi*.

Lorsque François arriva à Cochin, le i6 décembre i544j g' ^IUCj deux ou trois jours après, il se rendit à Cambaye, pour y négocier avec le gouverneur A'^M. de Sousa, « l'affaire de Jafanapatam », tous les faits mentionnés dans ces lettres n'élaient pas encore accomplis, mais ils ne pouvaient qu'ôlre tous prévus; et ce qu'il y avait de mieux à faire, d'abord, i'était de châtier le roi de Jafanapatam. François i^enait d'obtenir du Gouverneur que ce dessein, cjui îlait le sien, s'exécuterait.

Rentré à Cochin, le Saint ne manqua pas d'annoner à ses amis d'Europe une décision, dont le résulit serait inévitablement l'extension rapide de la foi 1 rélien ne à Ceylan.

Le 2o janvier, il écrit à Jean III. Ses autres lettres ►nt du 27 janvier.

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