I. Aj'uda, m.s. Lettres des Indes
a, dit-on, seize cents ducats de rente. On m'a chargé de la direction de cet établissement, mais j'ignore toutes choses. V. R. voudra bien prier le P. Maître Simon de s'informer de ce qu'il y a à faire ici auprès du Vicaire général de Goa, qui est maintenant à Lisbonne, et de me faire connaître ses pensées.
Les enfants, tous de ces contrées, sont nombreux au Collège ; les plus grands sont chrétiens depuis plusieurs années. On ne se propose pas de les admettre dans la Compagnie, mais il y a espérance qu'ils feront un grand bien dans toute l'Inde. J'ai charge de leur enseigner le latin jusqu'à ce qu'il arrive quelqu'un plus capable que moi de le bien faire. La venue de ce Maître est bien nécessaire, et aussi de quelques Frères pour les offices domestiques, afin que les prêtres puissent plus librement se livrer à leurs ministères auprès des âmes.
Douze de nos écoliers seraient déjà capables de commencer le cours des arts; envoyez-nous des maîtres capables, envoyeznous aussi des prédicateurs*.
Peu de jours après, le P. Lancilloti écrivant à saint Ignace lui disait entr'autres choses :
Maitre François arriva ici, en mai i542; il lia aussitôt amitié avec les futurs fondateurs de notre collège et s'arrêta quelque temps; mais, considérant qu'il pouvait faire ailleurs un bien plus grand, il ne tarda pas à s'éloigner. Où qu'il portai ses pas ici, les yeux de tous étaient sur lui, et autant il remplissait les âmes d'admiration, autant il captivait les cœurs. Toujours, où que l'occasion lui en fût offerte, il se mettait à catéchiser les enfants, les ignorants ; il entendait les confessions, il prêchait. Il s'est, par là, acquis un grand renom dans