I. Ajuda, mss. J. de Castro, t. IV, fol
Toutefois, comme c'est là une chose qui ne se doit faire (jue de bon gré, il se peut que le peuple ne la fasse pas tout de suite comme moi, mais il ne laissera pas, pour cela, de demeurer fidèle à mon service. De si grandes choses ne peuvent pas s'achever en peu de temps.
Je serai donc à Tanor, attendant votre venue, pour m'entretenir avec vous et faire ce que j'écris.
Fait à Povlecheyfe, le 29 décembre i545.
(Signature et sceau ^.)
Celte lettre reçue, on délibéra :
Assemblés, à Goa, dans la maison du gouverneur D. Juan de Crasto, savoir, D. Juan de Albuquerque, évêque; Fray Paulo, gardien du couvent de Saint-François ; Maître Pedro, vicaire général; D. Diego de Almeyda, capitaine de la ville; Pedro de Faria, Vasco da Cunha, D. Bernaldo de Noronha, Bernaldino de Sousa, Francisco da, Cunba, Diogalvrez Telez, Jorge Cabrai, D. Alvaro de Crasto, le. Docteur Simon Myz, auditeur général, le Docteur Francisco Toscanô, chancelier de rinde ; Manoel Coutiîîho, Ruy Gonzales de Caninha et Geronymo Pinto, tous trois uereadores (échevins) de cette ville; Martin Gomez, Diogo Galez, Jean Myz et Manoel Aforiso, tous quatre syndics (mesteres) et procureurs du peuple, et le secrétaire Antonio Cardoso;
Sa Seigneurie a dit que (comme tous savent) le Roi de Tanor, il y a peu de temps (os dias pasados)^ a écrit des lettres à Diego Corelho, Capitaine de Chale, par lesquelles il le prie de venir à lui avec une flotte et le plus de soldats possible, et d'amener un évêque, parce qu'il était décidé à se faire chrétien. A ces lettres, le Capitaine a répondu qu'il ne [)ouvait