I. Ajfida, ms. Lettres des Indes
Nolre-Saçi»«ir, quanc vnu^ piTHracme: cltaivi^^T' «lu. Éwdt**des sujHii dr la CioiqsisBit:. oai «f^^MBî m^ àffanit^ a: fir^rtK^, mais à traFaiUfr à hn umivrrmmi m^ immi\àv >. riiciHsw<tft7 dr^ hommes (|ui aient ioiijii ■|ii> ^tt- -cjteri'ftà. -eyiiwmis ràHS nmrv. et qui sV «ciieiii affermi»^ da»^ iu -vrrtL imt lte^ ticuhtt^ dt plusieurs annéeK. TW df aiiiarti : imbt mmâker. aux Initrv. les forces cxiqKireUeR. aaW' ^tr^ Mini; mi i L'Wiairw> qw irs ^wrv tiielles, sool cependant Tpqowe^.
Quel serrioe rendrait If ftoj a Hmi Nutr^-fiekmeiiT. -s'il tntvoyait aux IndeF de uondireiis: predicaienT^h df notir T^iinipft^ gnie ! sadiez que b d«ctTnif fut inec défanr daœ^ rrs |wts : je vous le dis pour ravinr rumctair atOHmêmc^. Si lu jinquanK lion de la Foî^ parmi le^ Infidèles, est «auvent rffntrarirr iri, ne vous eo éUmnez pa»^ : r*«st nfn» qui «rmonef^ auteurs prift» ci[)aux de ces fmdtarrBf^ tiu initeurK. 11 imsi dniir^ ni premier lieu, remédier à nof^ ndaêrck. -rt pnif> aller au ^ler^iur*^ des (Ten^ lils. Faites dcmr^ je voui^ fîu prit- . jhiut ram<niT « -«eT^'irf àv Dieu Notre^^Mcrncor. fahet^ mut le p<ifiBÎiilf- |hmit envo^ er de< prédicateurs.
Je ne vous dis rien def> afiûrei^ de Ilnde, car je n'en suis rten : il n'y a que buil j<inrf^ qw jt laûf^ armé de Malum ; ^Hais j'ai compris que ne* ccmipiisiKiits T<tns m crri^'eïJt wT>e (^dation très étendoe.
Les honmies de la Cumpaeine que tc»us manderez p«>Hr o^>n« vertir les Infidèles, il est néoefHsaire que de chanm d^nix «>n puisse avoir la confiance de les envoyer, cm seuls, <^i axrc des comparons, en quelque endroit que le serxice de l>if^i Xotre-Seiçneur le requière, c^^mme à Malaca, en t^ine, au Japon, au Peçu, etc. A Tune quelconque de ces dosli«4itîons peuvent d'ailleurs être envoyés, avec assurance d\ rendri^ beaucoup de service à Dieu Notre-Seiçneur, des sujets dont b science ne serait pas grande, pourvu que leur vertu le soit. Pour la décîharçe de la conscience du Roi, i^ qui Irt t'ou^|^<^-
çnie doit beaucoup, puisqu'il lui est si afFectionné, je dirai qu'avant de promouvoir les intérêts spirituels des Infidèles, il doit se préoccuper de ces mêmes intérêts parmi les siens. Je désire beaucoup, et pour la çloire et le service de Dieu Notre- Seiçneur, et pour la décharge de la conscience du Roi, qu'il pourvoie de prédicateurs de notre Compagnie ou de FOrdre de Saint-François, toutes les forteresses du royaume des Indes; prédicateurs sans autre occupation spéciale ou principale que celle de faire, les dimanches et fêtes, une instruction, le matin, aux Portugais; d'exposer, dans Taprès-midi, les articles delà Foi aux esclaves et nouveaux chrétiens, et, une fois la semaine, d'expliquer ces mêmes articles aux femmes et filles des Portugais, et de les instruire sur les sacrements de confession et communion; je sais par expérience la grande nécessité de ces ministères. Travaillez à décharger ainsi la conscience da Roi, car il me semble (et plaise à Dieu que je me trompe) que l'excellent homme (el buen hombre) , à l'heure de la ihort, se verra bien inquiet au sujet de l'Inde; au ciel, en effet, je le crains, Dieu et ses Saints disent de lui : « Le Roi, par lettres, témoigne avoir de bons désirs pour l'accroissement de ma gloire dans l'Inde, et il ne la possède, en mon nom, que pour cela; mais il ne punit jamais les agents qui laissent sans exécution ce que ces lettres leur commandent ; si , au contraire, quelqu'un néglige, aux Inde^, les intérêts de son trésor royali si ses agents n'arrivent pas, par des voies quelconques, à accroître ses rentes et ses domaines, ils sont pris et châtiés. » Si j'étais sûr que le Roi connût bien la sincérité de l'amour que je lui porte, je lui demanderais une grâce, et c^la, pour lui rendre service; ce serait que, tous les jours, il s'occupàli un quart d'heure, à prier Notre-Seigneur de lui donner claire intelligence et, mieux encore, sentiment dans Tintime de la parole de Jésus-Christ : Quid prodest hominij si mundnm universum hicretur^ animas oero snœ delrimehïum patiatur?
FRAM.OIS A i.OUllN \ loK^I. olM
^5t que, à la fin de toutes ses prières, il s*aiToiituiuAt à joindre la dévotion de redire : (Juid prodest homini. si mumiam unwersum lucretnr, aniniœ vero suœ detrimentnm patiatur'f Il est temps, mon très cher frère, de détromper le lliù, car elle est plus rapprochée qu'il ne pense Theure où Dieu Noln*- Seigneur doit l'appeler pour rendre compte, ou lui dire : Hedde rationeni villicationis luœ. Faites donc (jue le Hoi pourvoie de fondements spirituels l'édifice des Indes.
Mon frère Maître Simon, avec l'expérience cpie j'ai, je ne trouve qu'une seule voie, un seul chemin par où Ton puisse promouvoir grandement, dans les Indes, le service de Dieu Notre-Seiçneur : il n'y en a point d'autre. Le voici : « (Juel que puisse être le Gouverneur des Indes, (pie le Hoi lui adresse une Instruction {regimiento)^ où il sera dit : « Il \\y a pas, dans l'Inde, de religieux à qui je me fie (le Hoi nonuneraît ici, en premier lieu, la Compagnie) pour étendre en ces contrées la Foi de Jésus-Christ, autant que je me fie A vous; el partant, je vous commande de faire chrétienne l'He de Ceylan ; de faire grandir la chrétienté du cap de (lomorin. A cette fin, cherchez autour de vous des religieux ; donnez-leur toute autorité sur la Compagnie de Jésus ; (pi'ils puissent y disposer de tout, y commander, faire des ouvriers de la Compagnie et des autres, tout ce (pie vous voiidnrz et qui vous semblera à propos pour l'accroissement de la sainte Foi ; et si vous ne le faites point, si l'fle de Cifvlan tout entière n'est pas bientôt chrétienne, si vous ne procurez pas une grande propagation de notre Foi... m Ici, que le Hoi menace les iîouverneurs de son indiirnation , et, pour leur inspirer plun de crainte et les convaincre qu'il parle tout de Ihiii (dt* itéran), que le Roi fasse un serment et (pi'cnsuile il le tienne : ci* tM'Tiê mériter beaucoup que de !#• faire, et plim encore de le tenir. Qu'il dise aux GouvenieurH : " Je le jure, si s* tus ne iSvrhHr' gez pas ma conscienc4' «'n raiH;fnf. aux Inden, be;iiir/iiip de
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chrétiens, je vous ferai, dès voire arrivée à Lisbonne, saisir et mettre aux fers ; vous demeurerez de longues années en prison, et je confisquerai tous vos biens. »
Que le Roi parle ainsi à ses Gouverneurs, qu'il donne ensuite des ordres et que les infractions ou négligences soient gravement punies; alors, il se fera beaucoup de chrétiens dans ces pays : d'une autre manière, non. Voilà la vérité, mon frère Maître Simon : cœlera taceo. Ainsi encore prendront fin les injustices, les vols que Ton fait à ces pauvres chrétiens; ainsi seront encouragés à devenir chrétiens ceux qui ne le sont pas encore. Mais que le Roi dise à d'autres qu'à son Gouverneur : « Faites des chrétiens », il n'y a à espérer de cela aucun bon résultat : Crede mihî, vera dicenti et eœperto. Le pourquoi, je le sais; il n'est pas nécessaire de le dire.
Il est deux choses que je désire voir dans l'Inde. La première est : les Gouverneurs sous cette loi; la seconde, dans toutes les forteresses de l'Inde, des prédicateurs de notre Compagnie, parce que je crois qu'il en résulterait grand senicede Dieu, et à Goa, et dans toutes les autres parties de l'Inde.
Dieu Notre-Seigneur nous ait en sa continuelle jarde. Amen.
De Cochin, le 20 janvier i548.
Votre très affectionné frère en Jésus-Christ.
Francisco \
Tandis que François écrivait ainsi à son ami cl frère Simon, une lettre de celui-ci Taltendait à Goa; elle était partie d'Almeirira, le 2^ mars i547 •
*• La grâce et l'amour de Noire-Seigneur Jésus-Christ soieul toujours en nos âmes.