‹ Saint François XavierChapitre 134 sur 820 · Ibid., P. II, ch. VII, p · texte numérisé non relu

Ibid., P. II, ch. VII, p

4. Ibid., P. II, ch. IV, p. 64. lA pardào, vers 1600, valait environ 4 ah. 2 d. (5 f. 20), YuLE, G/ossary, p. 839-840.

gardées, à la mode musulmane. Elles passent leur temps à chanter, jouer des instruments, regarder la foule derrière leurs fenêtres grillées. On raconte à leur sujet d'étranges histoires. Faut-il en croire Jean Mocquet? Esclaves torturées à plaisir sur le moindre soupçon, femmes étranglées, noyées pour un regard, pour un rêve, et enterrées dans le jardin. De ces atrocités, Xavier ne dit rien dans sa correspondance, et, fussentelles vraies, faut-il juger d'un peuple par sa gazette des tribunaux?

Aussi bien ce n'est pas aux Portugais que s'en prend ici le médecin français, mais aux métis. D'où vient, chez certaines races de sang mêlé, cette exaspération des passions mauvaises? Trop souvent elles sont comme marquées d'un péché d'origine. Ni la justice, ni la religion, n'ont présidé à leur formation, mais le libertinage et le caprice. Pas de religion non plus dans la suite pour moraliser les familles nouvelles. Les épouses indigènes ont été baptisées pour la forme. Africaines ou indiennes, elles gardent en secret leurs superstitions; elles ajoutent à leurs vices de race les vices de leurs maris, et passent le tout à leurs enfants ^ Aussi verrons-nous Xavier attacher une extrême importance à l'instruction de ces pauvres femmes.

Des maisons, transportons-nous dans les églises. Les Goanais aimaient leurs sanctuaires. Ils se plaisaient aux cérémonies. Piété expansive, se traduisant en exhibitions bruyantes. Y avait-il fête quelque part ? Les affiches, au coin des rues, les annonçaient, mentionnant les indulgences à gagner. Devant In façade, on plantait une avenue de palmiers, le sol était jonché d'herbes, de fleurs, de ramée. La foule se pressait : néophytes indiens ayant au cou leur gros chapelet de bois; esclaves, hommes et femmes, quelquefois les fers aux pieds ; Portugais du commun toujours le chapelet aux doigts; Portugais riches en palanquin, Tépée au côté, suivis d'une vingtaine de pages portant parasols, chaises, coussins, tapis brodés. Peu de femmes.

Le tableau qu'on nous trace des nobles dames venant à

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