‹ Saint François XavierChapitre 158 sur 820 · s. GoNÇALVEZ, Gros, I, p. 200-202;. cf. Valicnano, p · texte numérisé non relu

s. GoNÇALVEZ, Gros, I, p. 200-202;. cf. Valicnano, p

commenter l'Ecriture sainte ^ et le traité des sacrements. Car, ajoute François, tous les prêtres qui viennent ici ne sont pa& lettrés. Ce Père mettrait en pratique ce qu'il leur enseignerait; cela les exciterait, les enflammerait à l'amour de Dieu et au zèle des âmes ; l'exemple est la plus puissante des leçons.

Il faudrait d'autres Pères encore pour confesser, administrer les sacrements, évangéliser les païens de l'île de Goa. En tout trois prêtres et un maître de grammaire^.

On voit par ce dernier trait que déjà, en septembre 1542, notre saint était décidé à prêter un concours pratique au séminaire indigène. On voit aussi qu'il avait pour don Martin Alphonse de Sousa une sympathie sans réserves. Il demande que la Compagnie prie pour lui, afin qu'il gouverne bien « ces Indes immenses, et quod sic transeat per temporalia ut non amittat aetenia ». Ne pas lui être reconnaissant pour tout ce qu'il fait, serait à son avis une faute impardonnable^.

Sousa semblait vouloir en effet pousser l'œuvre de réforme ébauchée par son prédécesseur. Enquêtes minutieuses sur les gens en place, efforts pour arrêter la dilapidation des douanes, interdiction faite aux soldats de se livrer au commerce, etc. Ces mesures pouvaient être un peu hâtives et manquer d'à propos. Elles provoquaient des murmures. Du moins prouvaient-elles une chose, l'intention de mettre à flot les finances royales. Sousa en viendra-t-il un jour à des procédés obliques ou violents ? personne n'en sait rien encore et notre missionnaire a tout droit, en septembre 1542, de vanter l'appui sérieux et convaincu qu'il en a reçu dans son apostolat à Goa. 11 allait lui devoir plus encore^.

1 . Dans sonPort Royal{t. III, p. 138) Sainte-Beuve insinue que Xavier faisait assez peu de cas de l'Ecriture sainte : « Xavier part le 15 mars 1540 sans autre équipage que son bréviaire, car c'est le bréviaire plutôt que l'Ecriture sainte. » — La réponse ù cette observation d'inspiration protestante est dans le passage de cette lettre où notre saint parle d'organiser à Goa, pour les prêtres, des cours d'Ecriture sainte. Sainte-Beuve oublie, dans le désir de trouver les Jésuites en défaut, qu'un prêtre est tenu en conscience à dire son bréviaire.

2. Mon. Xav., p. 263-265. — La lettre de Xavier contenait plusieurs demandes d'indulgences. « De tous les peuples que je connais, disail-il, il n'en est pas qui estiment les indulgences comme les Portugais,... et, sur ce point, le Gouverneur est très Porl^ais. »

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