Mon. Xai'., p
2. Ibid. Dans le rapport du Père A, Lopez, ces trente lugares de xpos {christianos) , dont parle Xavier, apparaissent groupés autour des douze églises que nous avons énumérées plus haut, Perumanel, Talle, Manapar, etc.
3. Wahrhaflige ausfuhrliche Beschreibung der beriihmten ost-indischen Kiisten Malabar und Coromandel als auch der islen Zeylou, Amsterdam, 1672, f*, ch. xiii.
Mais les restrictions ne sont pas loin. Les chrétiens de Xavier savaient les prières et rien de plus '. Ce reproche a été souvent reproduit et amplifié par les historiens et les missionnaires protestants. François se contentait à trop peu de frais. Une disaitrien à ses fidèles des Saintes Ecritures, peu de chose pour exalter le Christ et l'œuvre de l'Esprit-Saint dans les âmes^. En revanche place exagérée à l'invocation de Marie, etc.
En bon français, le grand missionnaire « papiste » eut le double tort de ne pas donner à ses chrétiens un enseignement protestant et un enseignement plus approfondi. De l'héroïsme extérieur et comme matériel, tant qu'on voudra^, mais dépensé en pure perte et pour un résultat médiocre. Nous n'avons pas à nous demander si les protestants sont qualifiés pour faire ainsi le procès aux méthodes et aux succès de Xavier. Leurs missionnaires n'ont-ils pas, en plusieurs cas, fait au dogme chrétien le plus élémentaire, des suppressions scandaleuses ? Quand ils tracent le programme de ce qu'il convient d'enseigner aux Tamouls païens, dépassent-ils tellement les exigences de notre Saint ^?
Nous avons entendu le saint nous décrire lui-même sa méthode. Evidemment elle n'était pas suffisante pour former des catéchistes ; l'on aurait le droit d'exiger davantage de néophytes plus lettrés. Elle ne pouvait fournir aux chrétiens que l'indispensable, un peu plus que les vérités nécessaires de nécessité de salut. Mais, plus tard, quand les idées et les mœurs chrétiennes auront eu le temps de pénétrer davantage les