Epistolue Mixtae, t. I, p
3. Lettre citée par le P. B. Alcazar, Chrono-Historia de la Proi>. de Toledo, Madrid, 1710, t. I, p. 4s. Cette lettre est-elle authentique ? On ne la trouve pas dans l'édition des lettres de Borgia publiées dans les Monumenta historien S. J. Elle contient de curieuses réflexions sur ces nombreuses con versions opérées, sans miracle. Ce trait ne prouverait qu'une cliose : en 1545, la réputation du thaumaturge n'avait pas encore passé les raer.s.
lé. P. Joseph BOERO, Vita del beato Pietro Fabro, Rome, 1873, p. 178.
5. Le fondateur delà Compagnie avait reçu au baptême le nom à'Inigo. Celui d'Ignace, apparaît dans ses lettres en 1537 (Astrain, I, p. 2, 3). — Miona avait été confesseur du saint à Alcala. Il entra dans la Compagnie en 1544.
pas où vous allez. Ne parlons plus de tout cela, et laissez-moi en paix. » Ce fut fini. On se sépara, et Nadal oublia ses condisciples de Paris.
Dix ans passèrent. Dieu, qui l'appelait, ne lui laissait pas la conscience en paix. Il cherchait quelle pouvait être la volonté divine à son égard, mais la volonté divine se cachait. « Je me rappelle les souffrances de mon âme, elles étaient sans relâche. Plus de confiance dans l'étude, impossibilité de prêcher, maux d'estomac, maux de tête. J'étais à charge à moi-même. Nulle part le repos et la consolation. Pendant sept ans, j'ai vécu dans mon pays sans un jour, sans une heure, que dis-je? sans un moment qui n'ait eu ses anxiétés, ses troubles, ses souffrances. J'étais triste; mes amis s'étonnaient, me croyaient devenu misanthrope. Toujours entouré de médecins et de remèdes. »
Et il continue dans ses Mémoires la triste peinture : ennuis, insuccès de prédicateur et de conférencier, difficultés de famille, obscurités sur la voie à suivre. Serait-il ermite? Réunirait-il autour de lui des prêtres pour travailler ensemble à la gloire de Dieu? « J'étais flottant. Je cherchais le repos ; le repos me fuyait parce que je fuyais à l'appel de Dieu. Mais Dieu, suavement et miséricordieusement, prit un détour. Un ami de Rome m'envoya copie d'une lettre de Maître François Xavier, où cet admirable Père raconte les merveilleux fruits produits par Dieu dans les âmes, et rend grâces de ce qu'il lui est donné de voir la Compagnie de Jésus approuvée par le Siège Apostolique. Cela m'éveilla comme d'un long sommeil. Je me rappelai Ignace et mes rapports avec lui ; tout ému, je frappai de la main sur la table : « Pour « le coup, cela, c'est quelque chose. » C'était comme la suite de mon entretien d'autrefois avec Ignace. Je reconnus la grâce de Dieu, et décidai d'aller à Rome^ » Nadal entra dans la Compagnie, et fut pendant plusieurs années le bras droit du fondateur, dans l'organisation de son ordre.
En ce temps-là quelques Pères habitaient à Paris, au collège des Lombards'^. La grande lettre de 1544 parvint jusqu'à eux. Peu après elle était traduite en français avec deux autres de