Proce$.i. 15G6, B;i<;alm, ii
rivière débordée*; Antoine deMiranda, son serviteur, qui, mordu par un serpent, fut miraculeusement guéri^ ; puis deux étranges interprètes, Rodrigue et Antoine, « qui ne le comprennent pas et qu'il entend moins encore^ », tous indigènes. Voici surtout le petit Mathieu, quelque orphelin recueilli par lui et qui servait d'enfant de chœur. Le saint se montre pour lui d'une bonté charmante. « Dites à Mathieu d'être un bon fils, je lui serai un bon père; j'aurai grand soin de lui. Je veux que, le dimanche, il parle bien haut quand il traduit ce que vous dites. Il faut que tout le monde l'entende. 11 faut que nous l'entendions d'ici, de Manapar^... Donnez à Mathieu tout ce dont il a besoin pour le vêtement. Soyez-lui un bon compagnon pour qu'il ne vous lâche pas, car il est libre. Traitez-le avec beaucoup d'amour : ainsi ai-je fait tant qu'il a été avec moi^... Vous direz à Mathieu de ma part de bien vous servir. Si vous êtes content de lui, je serai pour lui un père et une mère. S'il vous désobéit, je ne veux plus le voif ni l'entendre^... Dites à Mathieu d'être bon enfant, de parler haut, de bien traduire ce que vous prêchez. Quand je passerai, je lui donnerai quelque chose qui lui fera plaisir '. »
Tels furent les collaborateurs de Xavier pendant la rude année 1544-1545, qui allait commencer. Tandis qu'à Rome et à Lisbonne on s'occupait de lui envoyer du renfort, lui, reprenait sa tâche écrasante, un peu soulagé par quelques bonnes volontés,