IV. — Espérances et épreuves
La Pêcherie ne pouvait retenir indéfiniment notre apôtre. D'autres terres devaient le tenter, l'ile de Ceylan au sud, le grand royaume de Vijiyanagar au nord-ouest, et, tout près, dC; l'autre côté du Gomorin, celui du Travancore. C'est de ce dernier pays que lui vinrent les avances. Le 20 mars 1544, il écrivait à Mansilhas : « Dites-moi, a-t-on des nouvelles du gouverneur;' vient-il à Gochin? Ici va se découvrant une chose qui sera ùe grande importance pour le service de Dieu. Priez le Seigneur de la faire aboutir, et de donner là-dessus pleine lumière^. »
Il n'en dit pas plus long. De quoi s'agissait-il? La venue du gouverneur à Cochin avait-elle, dans sa pensée, quelque connexion avec cette affaire si importante pour le service de Dieu? Le jour suivant, il parle d'un voyage chez le roi de Travancore^. Plus tard, au mois de septembre, c'est le roi de Travancore qui veut le voir*^. Faut-il relier ces éléments, et conclure que le rajah voulait utiliser son influence auprès du gouverneur général, et que, lui, songeait à profiter de l'occasion pour le bien de son apostolat?