Nacam Aiya, t. III, p
3. A une époque encore récente, les huit chefs de district, dans le Travancore, étaient presque indépendants. L'un d'eux, celui de Trivandrum, avait fini par s'imposer comme « pfrand rajah ». Mais ces Pulas restaient redoutables et remuants. L'abbé Dubois les compare aux barons du moyen âge (P. Ilf, ch. ix, p. 677). Il y en avait aussi dans les autres pays du Sud. Ils subsistent encore aujourd hui très amoindris sous le nom de Zeniindars.
&. Xavier parle du « temps des Pulas » comme d'une époque où le peuple eut beaucoup ft souffrir (p. 315).
B. Ils avaient essayé dix ou douze ans auparavant de s'emparer des pêcheries de perles.
6. DoCouTO, D. V, 1. IX, ch. 7, p. 34'!; — Corréa, Lendas,t. IV, p. 32/i ; — Andrada. Cronica, P. III, ch. 92.
7, Xavier lemble Finsinuer. Mon.Xav., p. 343.
permettent d'entrevoir quelque chose de semblable. Gorréa parle d'un petit seigneur du cap Gomorin, un enfant, qui, pris dans son château par le rajah, avait été jeté en prison avec sa mère. Les vaincus s'adressèrent à Xavier, lui écrivirent en grand secret, promettant monts et merveilles si on les secourait, offrant un gage de 200.000 pardaos que le Père aurait enfouis en lieu sûr. Mais tandis que le gouverneur averti faisait une enquête et se préparait à tout événement, les deux adversaires se réconcilièrent ^ Tout n'est peut-être pas légendaire dans ce récit ; il en faut au moins retenir ce trait que le Père François commençait à être connu dans le sud. Pourquoi le roi de Travancore n'aurait-il pas cherché à faire parvenir par lui jusqu'au gouverneur ses requêtes, quelles qu'elles fussent ? Ge qui est certain c'est qu'au printemps de 1544, des pourparlers ont été ouverts. L'on a dû entrer en relations avec le missionnaire à Manapad. Il parle d'aller trouver Iniquitribirim^ Soudain tout paraît compromis.
Depuis quelque temps, certains faits regrettables avaient attiré son attention, et, dans la même lettre où il écrivait à Mansilhas ses vues sur le Travancore, il demandait: « Renseignez-moi sur les chrétiens de Tuticorin. Les Portugais qui habitent là leur font-ils quelque tort^? » Gette lettre était du 20 mars. Le 21, autre lettre ; toutes ses craintes sont justifiées : son cœur d'apôtre s'indigne, et il reprend la plume : «Mon cher frère, je ne saurais vous dire combien je désire aller par cette côte. En vérité, j'aurais une barque que je partirais tout de suite. Voici que viennent de m'arriver trois païens, gens du roi (de Travancore) avec une plainte de leur maître. Ils assurent qu'à Patanao^un Portugais s'estemparé d'un messager de ce roi, qu'il l'a emmené prisonnier à Punicale et va le conduire à Tuticorin. Sachez ce qui en est. Ecrivez-en au capitan. Si le Portugais est là, quel qu'il soit, qu'il élargisse le ca|)tif. Si l'idolâtre lui doit quelque chose, qu'il aille devant le prince réclamer justice, et qu'on ne vienne pas troubler ce pays plu»
\.Lendas, t. IV, p. 304, 308.