Mon. A'a('.,p
'1. Cainpanoies, cftavipanntcs, dérivé de Sampan, petite barqu*. Yule, Glosiary, au mol Sa/upuii.
palangalins, mais je n'ai aucune confiance en eux. Ne consentez pas à ce qu'on extorque rien à personne, pauvre ou riche. J'ai plus d'espoir en Dieu que dans les patangatins^ »
Le mauvais temps durant toujours, Xavier ne put attendre davantage. Il voulut aller lui-même diriger l'émigration des fuyards. Il prit donc à pied la direction du sud, bravant le danger de tomber aux mains des Badages. Que trouva-t-il au cap Comorin ? A deux ou trois encablures du rivage, il y avait un îlot rocailleux entouré de récifs. Les fugitifs s'y étaient entassés. « Quelle pitié! Les uns n'avaient rien à manger. D'autres étaient trop vieux pournoussuivre. Beaucoup étaientmorts. Desfemmes avaient enfanté en chemin... Priez le Seigneur Dieu de toucher le cœur des riches'-^. » Les plus misérables furent évacués sur Manapar, et François allait à travers les villages quêtant pour «ux^.
Durant tout le mois de juillet, il resta au cap Comorin et dans les environs, trop absorbé pour envoyer des nouvelles à Mansilhas. De ses travaux pendant ce temps, un seul épisode nous a été conservé. Voici comment on le raconta au procès de 1556. Un des témoins qui déposèrent était Mansilhas lui-même. Un jour une nuée de pillards se jeta sur un village. La population s'enfuit. Les Badages l'eurent vite enveloppée. Xavier n'était pas loin : il se mit à genoux, pria un moment, puis alla droit aux ennemis. Là, au milieu de son troupeau apeuré, il se mit à regarder les brigands en face, les interpella avec un tel air d'autorité que, stupéfaits, ils s'arrêtèrent et tournèrent bride"*.