P. 367. En un mes baptizé mas de diez mil personas
3. Grande Encyclopédie, t. XVIII, p. 52, article E. H. KriJgor. Ce chiffre 10.000 se lit^ dans toutes les copies, dans le fragment donné par Valignano (p. 56), dans Polanco (t. I, p. 145).
4. Après tout les Apôtres, parfois, n'ont pas procédé autrement. Ainsi le jour de la Pentecôte : et appositae sunt in die illa anirnae circiter tria millia (Act., II, 41). Les miracles de Xavier ne constituaient-ils pas une sorte de petite Pentecôte ?
entraînement du milieu. Tels les Japonais, qui se laisseront gagner un à un, et chacun pour des raisons qui lui seront propres. Dans les peuples moins civilisés ou moins intelligents, les âmes tiennent davantage les unes aux autres : la responsabilité personnelle en est quelque peu amoindrie. Ce qu'on appelle le respect humain vient de causes profondes, et n'est parfois qu'une forme de cette solidarité inférieure. On ne gagnera et on ne gardera les individus qu'à la condition d'atteindre la masse. L'observation est d'une application constante en pays démission. Avec la grâce de Dieu et une volonté ferme, des convertis intelligents persévéreront, même isolés. Pour les autres, il faudra, ou bien gagner du même coup toute la famille, tout le village, toute la tribu, ou mettre les convertis à l'écart et reconstituer artificiellement autour d'eux un milieu nouveau tout chrétien. Ce dernier système fut celui des réductions; l'autre fut appliqué par saint François Xavier à la Pêcherie et au Travancore.
Mais ce n'était pas assez de gagner ainsi, comme d'un coup de filet, toute une caste de pauvres gens. Il importait de ne pas tomber dans la faute commise chez les Paravers. Après avoir baptisé, il fallait instruire et assurer la persévérance.
Nous ne tarderons pas à voir avec quelle énergie Xavier maintiendra chez les Macuas des prêtres et des catéchistes, en dépit de la persécution. Pour le moment, c'est avec les autorités portugaises qu'il veut réglerla situation de ses néophytes.
Arrivée une soixantaine de kilomètres duGomorin, au bourg de Brinjam, ayant converti neuf ou dix centres importants \ il gagna Goulam, Or Goulam, en ce temps-là, avait un capitan qui, par bonheur, ressemblait peu à son collègue deTuticorin. Il accepta de collaborer pour sa part à l'éducation des nouveaux baptisés.
« Le Père, nous dit encore Valignano, avec sa prudence ordinaire, avait compris combien ces peuples de l'Inde sont inintelligents des choses de Dieu. La raison a moins de prise sur eux que la force. Aussi jugeait-il qu'il serait malaisé de fonder une chrétienté chez ces noirs {entre los negros), et plus