‹ Saint François XavierChapitre 292 sur 820 · Process. 1616, n · texte numérisé non relu

Process. 1616, n

4. Process. 1616, n. 27. Noter l'erreur du témoin qui parle de l'hôpital où logeait François : à San Thomé il était hébergé par le vicaire. Le Père Gonçalvez, qui paraît avoir connu la miraculée, raconte le même fait avec quelques variantes (Sousa, I, p. 259).

sur un radeau. Mais bientôt le vent et les courants les emportèrent au large. Désormais c'était fini ; la mort était certaine. Alors le marchand perdit connaissance, ou plutôt il perdit absolument le sentiment de la réalité. Il lui semblait être à San Thomé, sur le rivage, près de Maître François qui lui disait adieu. Quand il revint à lui, il se trouvait à Négapatam, échoué sur la plage; ses compagnons de naufrage avaient disparue » François était resté quatre mois à San Thomé. A la fin du mois d'août, il en partait pour n'y plus revenir. En laissant la petite ville où, en dépit de l'enfer, il avait passé des jours si calmes, il déclarait, nous dit Jean de Eyro, que nulle part, il n'avait trouvé un peuple plus dévoué au service de Dieu-. Aussi la ville irait grandissant, se peuplant, et deviendrait fort riche. La prophétie se réalisa. Un quart de siècle après, le Père Valignano nous décrit San Thomé comme une ville noble et opulente, peuplée de soldats retraités vivant à l'aise. Vie facile : le sol fournit tout le nécessaire. Commerce abondant : les denrées affluent du Bengale, du Pégu, de la Malaisie^

IV, — Dernières dispositions.

Xavier avait donc repris la mer, suivi de Jean de Eyro, et gagnait Malacca*. C'était un voyage d'un bon mois, 2.700 kilomètres.

Il n'était pas encore bien loin quand, le 2 septembre '\ débarquèrent à Goa les trois missionnaires partis de Lisbonne an mois de mars, et si longtemps attendus. Un vaisseau allait mettre à la voile pour Malacca'', ils en profitèrent pour aviser

1. Ibld., n. 27. Le F. Th. de Gamboa tenait le fait de son père Ignace, lequel avait reiu le chapelet en question de sa belle-mère. (Gros, 11, p. 398 ; Proc. 1016, n. 86 et 91).

2. Process. 1556 , Baçaim, n. 4; cf. Cochin n. 1. Gros, II, p. 397, 399.

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