‹ Saint François XavierChapitre 296 sur 820 · Ibid., p. 8, 9 ; Gros, I, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 8, 9 ; Gros, I, p

Bientôt l'ambassade revint et confirma toutes les craintes. Du roi de Gotta, il n'y avait rien à attendre.

Donc Castro se résolut à agir ; l'attaque projetée fut fixée au mois de septembre 1546. Il ne semble pas qu'on se soit occupé alors de Jafnapatam. En attendant, le gouverneur faisait force caresses aux deux princes. En homme qui connaissait les Orientaux, il les entourait de prévenances et surtout d'honneurs. 11 leur donnait pour compagnon son propre fils^

Mais, une fois de plus, les événements déjouèrent tous les pians. Soudain, une formidable attaque des musulmans contraig-nit Jean de Castro à se tourner vers le nord. Cotta était sauvé. Puis, dans le courant de 1546, les deux jeunes princes cinghalais étaient emportés par la petite vérole. La question de Ceylan était supprimée, et l'île se fermait à l'Evangile 2.

Xavier se trouvait alors à mille lieues des Indes. Eut-il le pressentiment de ce qui allait arriver, et même la claire vue de ce qui se passait au loin ? Reçut-il de Ceylan des nouvelles précises? L'envoi des deux Franciscains lui fit-il comprendre que la présence des Pères, par lui destinés à suivre les princes, était superflue? Toujours est-il que nous le voyons agir comme si, de Malacca, il suivait tous les événements de Ceylan.

En novembre 1545, alors que les deux princes vivaient encore, qu'on travaillait pour eux, tout à coup, il modifie les dispositions prises et enjoint aux Pères Criminale et Jean de Beyra de partir sans retard pour le cap Comorin. Un mois après, 16 décembre, il renouvelle ses ordres. Il devine qu'à ses décisions plusieurs trouveront à redire, voudront arrêter les Pères et les fixer au collège. Aussi il écrit : « Sitôt cette lettre lue, vous vous préparerez à gagner le cap de Comorin : vous y serez plus utiles à la gloire de Dieu qu'à Goa. Vous y trouverez le Père François Mansilhas : il connaît le pays et vous dira comment procéder. Que s'il était à Goa, partez avec lui. Je vous en prie, pour l'amour de Dieu, ne faites pas lecon-

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