‹ Saint François XavierChapitre 300 sur 820 · Do CouTO, Dec. IV, 1. VIII, ch. 13, p. 293, etc · texte numérisé non relu

Do CouTO, Dec. IV, 1. VIII, ch. 13, p. 293, etc

4. Argensola, Cortquisla de las islas Molucas, Saragosse, 1891, p. 66.

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tant quelques conversions. Elles furent immédiatement suivies d'une agitation sourde dans le monde musulman des environs. Les caciz^ ou docteurs, se remuèrent. Les sultans de Tidore et de Gilolo menacèrent leurs sujets, s'ils passaient au christianisme, d'emprisonnement et de confiscation. Celui de Ternate lui-même essaya d'intimider les siens. Galvano tint bon, et les conversions continuèrent. Il s'en fit jusque dans la noblesse : on signale un cousin germain du roi de Gilolo, un des conseillers du sultan Aërio, et jusqu'à un caciz, arabe de naissance, soidisant descendant de Mahomet. Ce dernier coup surtout fut terrible pour le parti et le roi de Ternate lui-même en fut un moment ébranlée

Galvano ne s'en tint pas là. Il faisait explorer les archipels environnants, mais il essayait aussi d'y envoyer des apôtres. Une expédition contre les Javanais sur les côtes d'Amboine amena dans cette petite île la fondation d'une chrétienté. Trois chefs furent baptisés par l'aumônier de la flotte, qui malheureusement dut immédiatement revenir à Ternate-. Puis Galvano envoya un nommé Jean Fagaça en mission dans les « îles des Papous » au sud-est. Il lui avait donné pour instruction d'étudier les dispositions des naturels, véritables sauvages, anthropophages peut-être, pour l'Evangile^. Les Papous, expérience faite, valaient mieux que leur réputation. Nous ne savons quelle suite fut donnée à ce projet d'apostolat. Mais, vingt ans plus tard, les Jésuites étant retournés dans ces régions, constatèrent que les Papous étaient prêts à se convertir, 11 n'y fallait que des catéchistes. N'y avait-ii pas là quelque souvenir lointain de Galvano et de ses ambassades^?

Nous dirons plus loin ce que le zélé capitan fit pour les chrétiens apostats de l'île du More. Voici maintenant Macassar dans l'île de Gélèbes. Galvano connaissait cette curieuse terre déchiquetée qui projette vers l'est et le sud quatre longues péninsules. On les prenait au xvi^siècle pour autant d'îles distinctes. 11 avait lui-même établi une factorerie dans celle du nord, à Ménado. Les intrépides marins du sud, les Macassars, venaient

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