Marcellin DE CivEzzA, t. VIII, p
2. Butuan est un port sur la côte nord de Mindanao et Camiguin une petite île volcanique voisine. Pimilaran doit se trouver dans les environs. Quand à Séligao et Séligano, on peut, semble-t-il, les identifier avec Sarangani et Siargao au sud et au nord de la côte est de Mindanao.
Sur toute cette histoire, do Couto, Dec. V, 1. Vil, c. 1, p. 83 et suiv. ; Tursellini, 1. Il, ch. 12 ; LucENA, 1. III, ch. I, etc.
3. Do Couto dit que le séminaire de Ternate fut approuvé au concile de Trente: cela signifie sans doute que le régime du séminaire, inauguré par Galvano, fut recommandé à toute la chrétienté par le concile : mais fut-il fait allusion à cette institution moluquoise qui n'existait plus depuis longtemps ? C'est peu probable.
rateur de Galvano toucha vite à son terme. Les capitans ne demeuraient guère plus de trois ans en charge, le temps de faire fortune. Galvano avait ramené dans la colonie la paix, la prospérité, la confiance. Les indigènes eussent voulu garder leur père. Une requête fut envoyée à Goa, mais arriva trop tard; le successeur, Georges de Castro, était déjà en route. Galvano « l'apôtre » s'en alla donc, pauvre comme il était venu. Il rentra dans sa patrie, et, lorsque saint François Xavier évangélisa les hôpitaux de Lisbonne, il y rencontra peut-être un infirmier qui s'appelait Antoine Galvano; c'était l'ancien gouverneur des Moluques, qui tâchait de gagner sa vie'.
Cependant Macassar n'avait pas vu revenir ses ambassadeurs. Personne aux Moluques ne s'occupait maintenant de ces insulaires. L'Evangile devait leur venir d'ailleurs.
Les Portugais de Malacca faisaient le commerce du bois de santal au sud de Célèbes. En 1544 un nommé Antoine Payva, au nom du capitan Garcia de Sa, vint débarquer en un lieu nommé Supa. Le roi de l'endroit lui fit un accueil cordial : la conversation tomba vite sur la question religieuse. Les musulmans de Java et de Sumatra essayaient alors d'implanter leur culte dans les environs; et, comme les indigènes savaient quelle inimitié séparait Portugais et Arabes, le chef demanda d'où provenait cette haine. Payva répondit de son mieux, dépeignit les vices musulmans, y opposa les vertus exigées par le Christianisme. La conversation dura plusieurs jours : après quoi, ses achats terminés, Payva leva l'ancre et gagna le port voisin, Siao-.
Il s'y trouvait en pays connu; il y avait déjà naguère causé religion avec le chef. Il reprit ses enseignements, expliqua les commandements de Dieu, les œuvres de miséricorde, l'origine du monde, etc. Comme il parlait, le ciel se couvrit, un orage éclata. Depuis longtemps le pays souffrait de la sécheresse. Le marchand voulut voir là un signe de la volonté de Dieu, et il pressait le roi d'abjurer ses erreurs. Le roi demanda neuf jours