‹ Saint François XavierChapitre 318 sur 820 · Mon. Xac, p · texte numérisé non relu

Mon. Xac, p

2. E. Godinho de Eredia, auteur du De cJaracam de Malaca etc., déjà cité, était le fils de la princesse de Macassar épousée par Jean de Eredia. Il a consacré dans son ouvrage tout un chapitre à ces événements pour répondre à certaines allégations relatives à ses origines.

3. Sel. Ind. Ep., p. 41. Curieuse description de l'intérieur de Célèbes, envoyée à l'évèque de Goa par le compagnon de Vincent Viegas.

4. Mon. Xai>., p. 399. On crut quelque temps que Xavier avait été à Macassar. Ribadeneira l'assurait dans la première édition de sa vie du Père Ignace. Les Pères Valignano et Texeira démentirent cette assertion qui dispardt dans les éditions suivantes [Scripta de S. Ignatio, t. I, p. 742). Au procès de 1616, la vieille Chinoise, dont nous avons parlé plus haut, assurait tenir d'une princesse macassarienne, dona Leonora^ que Xavier l'avait baptisée, elle, son père et son frère (Process. ICI6, n. 2).

depuis longtemps, ce qui se passait, très loin au delà de Macassar, dans ce qu'on appelait Maluco, les conversions au christianisme, les apostasies, les révolutions de palais. Certains événements récents pouvaient n'être pas sans importance pour la propagation de la foi.

Nous avons dit comment le prédécesseur d'Antoine Galvano, soupçonnant le sultan Tabarija de vouloir l'empoisonner, l'avait expédié à Goa et remplacé par son demi-frère Aério. De Goa, la cause avait été portée à Lisbonne et tranchée en faveur de l'inculpé. Quand la sentence royale parvint aux Indes, Tabarija était baptisé et s'appelait don Manuel \

Réhabilité, il reprenait, le 20 avril 1544, le chemin des îles et bientôt arrivait à Malacca. Il avait avec lui son gardien, catéchiste et ami, Jordan de Freytas, nouveau capitan des Moluques, nommé par lui seigneur d'Amboine-. Mais une question fort délicate se posait. Pendant l'absence de Tabarija, le sultan Aério était parvenu à se faire accepter. Antoine Galvano l'avait soutenu et mis la paix dans l'archipel. Le retour de l'ancien sultan n'allait-il pas provoquer la guerre civile ? Et déjà, Aério, toujours musulman, s'agitait, répandant le bruit que son rival amenait la persécution et qu'il allait forcer le peuple à se faire chrétien. Là-dessus, Freytas prit les devants^.

Quelques mois après, l'on voyait arriver à Malacca le pauvre Aério, prisonnier. Mais Freytas s'étaittrop pressé : Tabarija venait de mourir^ (30 juin 1545). Le capitan de Malacca, Garcia de Sa, était d'avis qu'Aério reprît tranquillement la route des Moluques. Le sultan, lui, voulait être jugé. Il ne tenait pas du tout, en rentrant dans son île, à se trouver en face de ses ennemis, Jordan de Freytas et la régente Néachila, mère de Tabarija. De plus le sultan défunt, légitime souverain, avait légué son royaume au roi de Portugal, et il fallait savoir quelles mesures seraient prises en conséquence ^

Aucun de ces faits ne pouvait être ignoré de Xavier. Nous ne savons si, à Goa, il avait pu voir le sultan défunt; mais, à

1. Do CoxjTO, D. IV, I. VIII, ch. 13 (p. 297) ; I. IX; ch. 3, p. 312, 314.

2. Ibid., p. 314; Dec. V, 1. V, ch. 5, p. 411 ; Mon. Xav., p. 415, 419 ; SousA, I, 366.

3. DoCouTO, loc. cit., p. 411, 414; D. VI, 1. I, ch. 4, p. 23.

Page 1