‹ Saint François XavierChapitre 319 sur 820 · Dec. V, 1. X, ch. 10, p · texte numérisé non relu

Dec. V, 1. X, ch. 10, p

MALA.CCA 371

Malacca, il put prier sur sa tombe encore fraîche, et il était là quand Aério passa, prisonnier, se rendant aux Indes ^ Dans quelle mesure ces faits influèrent-ils sur ses décisions? il ne Ta pas dit. Mais pouvait-il se dispenser d'aller aux Moluques? Nonce du Saint-Siège, il devait visiter les uns après les autres tous les pays où la foi déjà était plantée, et voir de ses yeux ce qu'il convenait d'y faire, quelles erreurs il fallait réparer, quelles œuvres fonder, quels missionnaires envoyer. Donc son départ pour le lointain archipel fut décidé. Ainsi, lentement, par degrés, moins par des révélations qu'en dirigeant les événements. Dieu acheminait son apôtre vers le but qu'il avait fixé. Souvent, quand Dieu daigne révéler leur avenir à ses serviteurs, il se contente d'indiquer l'orientation générale que suivront les faits; et, lorsque ensuite les saints veulent préciserai en venir aux applications particulières, il leur arrive de prendre le change. Xavier savait que Dieu l'appelait à des terres plus éloignées que Ceylan et que Malacca. Mais lesquelles ? 11 crut longtemps qu'il s'agissait de Macassar. Il se trompait : Dieu le voulait aux Moluques.

1. Freytas et Tabarija étaient à Malacca en mai ou juin 1544 (Sousa, I, p. HCtCt). Le sultan y mourait un an après (30 juin 1545). Aério n'y passa qu'après la mort de son frère, donc vers la fin de 1545.

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