‹ Saint François XavierChapitre 321 sur 820 · Mon. Xaf., p. 415; Valignano, p. 70. 2.Jbid.,f · texte numérisé non relu

Mon. Xaf., p. 415; Valignano, p. 70. 2.Jbid.,f

le moment aussi où Dieu le faisait entrer dans le secret de ses communications mystiques. Alors qu'autour de lui tout n'était que confusion et terreur, le saint se mettait en prière et, de la prière, montait jusqu'à l'extase.

« Dieu Notre-Seigneur, écrit-il, voulut, au milieu de ces dangers, nous prouver et nous faire sentir le peu que nous sommes, quand nous n'espérons qu'en nos propres forces, et que nous nous confions dans les créatures. Mais lorsque nous nous élevons au-dessus de ces espérances fausses, que nous refusons à la créature notre confiance, que nous ne voyons plus que le Créateur de toutes choses, à qui il est si facile de nous fortifier, nous, qui affrontons les périls pour son amour, viennent alors les dangers ! On voit, à n'en pouvoir douter, que tout être créé obéit à son Créateur; on connaît clairement que les consolations de cette heure l'emportent sur les terreurs de la mort. Puis, le danger disparu, l'homme ne saurait raconter ni écrire ce qui alors s'est passé en lui. Un seul souvenir lui reste imprimé dans la mémoire; c'est qu'il ne lui est plus loisible de se lasser, à l'avenir, au service d'un si bon Maître ; et il espère que le Seigneur, dont les miséricordes sont infinies, lui donnera la force de le servir K »

La tempête finie, le navire continua heureusement sa route et longea, mille kilomètres durant, la côte de Java. Comme toujours, Xavier s'occupa d'évangéliser ses compagnons. Le capitaine et les officiers étaient Portugais. Le reste, mariniers et soldats, avait été recruté parmi ce qu'on appelait en Orient les lascars"^, indigènes de toute race et de toute religion. Ceux-là devaient parler malais, langue commerciale de toute rinsulinde. « Je me trouvais sur son navire, disait Ruy Diaz Pereira, et j'ai vu beaucoup d'infidèles se convertir à ses prédications : il leur parlait en leur patois^. » Les biogra-

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