Tursellini, I. II, ch. 18; — Llcena, 1. 111, ch
3. Les îles dont nous allons parler (îles Déliasser) portent des noms assez disparates, d'après les auteurs. Voici les principales dénominations anciennes (Goncalvez, dans Cnos, I, p. 329) et modernes (Vivien de Saint-Martin, Dict. de gcogr., t. III, p. 491).
1* Noms anciens : 2° Xoms modernes :
Varanula Ce'ram, Sérang.
Horrn llaroekoé, Orna. 1
Liacer (et pRrfois Ulatc).. Sapaioéa, Honinioa. | Archipel OeZ/as«er.
lionceslao^ ou Rosalao. . . Noussa-Iaoet, Lcinitoe. )
4. A quel moment mettre ce ou ces petits voyages? Avant l'arrivée des Castillans, Xavier dut avoir à peine le temps de faire à Amboine même 1ns courses nécessaires à une première exploration. Durant le séjour des vaisseaux, il lui fut certainement impossible de s'absenter. Dans la suite, il tomba malade. C était la saison des pluies; or l'épisode qui eut pour théâtre Ulate suppose la saison sèche. Probablement, après ses premières visites dans les villages chrétiens d' Amboine, Xavier partit pour les îles, et c'est pendant son absence qu'arrivèrent les vaisseaux. Ajoutons que les distances ne sont pas bien grandes, d'une île à l'autre : vingt lieues d'Amboine à Tamano dans l'île de Géram, c'est la plus longue course que Xavier ait faite alors. Enfin rien ne force à supposer que ces visites aient été faites à la suite et dans une seule tournée.
pas à attirer l'attention des Jésuites de Cébu. Il racontait sur François, dont on attendait encore la béatification, certaines particularités absolument inédites. Il s'appelait Fausto Rodriguez^ né à Viana d'x41uito en Portugal, artilleur de son métier, <i'àge avancé. Il disait avoir, dans sa jeunesse, connu le missionnaire. Il l'avait même accompagné dans ses courses au milieu des îles qui environnent Amboine. Le recteur du collège demanda qu'une commission canonique fût organisée par l'Ordinaire^ et c'est aux dépositions assermentées faites à cette occasion que nous empruntons, sans le discuter, le récit qui suit^^.
Le saint allait un jour à Géram'', la grande terre dont les hautes montagnes se voyaient distinctement d'Amboine. La traversée n'était pas sans danger : l'espèce de mer intérieure qui sépare les deux îles est semée de récifs, de bancs de sable, entre lesquels la direction du vent et du courant change à chaque détour. « Nous naviguions, dit le vieux canonnier, le Père François, Jean Raposoetmoi, sur une car^cor^, quand soudain une tempête se leva. Les matelots, des indigènes pourtantethabitués à ces mers, perdirent contenance etdéclarèrent qu'on était en granddanger. Alors le Père François tira de sa poitrine un crucifix long d'un doigt. Il se pencha sur le bord pour lui faire toucher la vague. Mais, je ne sais comment, le crucifix lui glissa de la main et tomba. Il en fut fort affligé et ne s'en cacha point.
« Le lendemain nous abordions à Pîle de Varanula (Géram), au territoire de Tamano, but de notre voyage. Depuis le moment où le crucifix s'était perdu, vingt-quatre heures s'étaient écoulées et la tempête durait toujours. Descendus sur le rivage, le Père François et moi cheminions ensemble, longeant la côte dans la direction de Tamano. Nous avions fait environ cinq cents pas quand, tous les deux, nous vîmes sortir de la