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Compagnie de Jésus, et ceux qui lui sont dévoués. Ainsi patronné Je m'unissais aux très dévotes prières de l'épouse de Jésus-Christ, la Sainte Mère Église, laquelle, ici-bas, se tient en présence de son Epoux Jésus-Christ et en est toujours écoutée au ciel. Je ne manquai pas aussi de prendre pour médiateurs, tous les saints qui sont dans la gloire du paradis, commençant par ceux qui, en cette vie, appartinrent à la sainte Compagnie de Jésus et, avant toutes les autres, la bienheureuse àme du Père Le Fèvre... »
I aterrompons un instant notre saint. Pierre Le Fèvre en effet était mort depuis dix-huit mois, le i^^ août 1546 ^ Gomment Xavier le savait-il ? L'avait-il appris à MalaccaPMais la nouvelle, n'en était arrivée à Goa qu'au mois d'octobre précédent 2. Pour la l'aire parvenir à Malacca, il fallait attendre la mousson du printemps. Au printemps, le Père était déjà revenu aux Indes depuis deux mois. Et cependant, dès le mois de janvier, il invoquait comme un habitant du ciel celui dont, humainement parlant, il ne pouvait connaître le décès.
Xavier poursuit : « Je n'en finirais pas si je voulais vous écrire les consolations que j'ai reçues quand je me recommandais à Dieu par ceux de la Compagnie, aussi bien les vivants que les bienheureux qui régnent au ciel.
« Je me recommandais encore en ce grand péril à tous les anges, allant d'un chœur à l'autre, et puis, à tous les patriarches, prophètes, apôtres, évangélistes, martyrs, confesseurs, vierges, à tous les saints du ciel. Et, pour être plus sûr d'obtenir le pardon de mes très infinis péchés, je prenais pour patronne la glorieuse Vierge, Notre-Dame, puisque au ciel où elle est, tout ce qu'elle demande à Dieu, elle l'obtient. Enfin je mis toute mon espérance dans les très infinis mérites de la mort et passion de Jésus-Christ, notre Rédempteur et Maître. Entouré de tous ces protecteurs, je me trouvai plus consolé au sein de la tempête, ce me semble, qu'ensuite, à l'heure de notre délivrance. Qu'un grand pécheur verse des larmes de