‹ Saint François XavierChapitre 403 sur 820 · Sel. Ind. Ep., p · texte numérisé non relu

Sel. Ind. Ep., p

."S. Ibid,, p. 34. PoLANCO, I, p. 265. (i. Sel. Ind. Ep., p. 32.

Ils commençaient à comprendre l'importance du baptême, se hâtaient de faire baptiser les nouveau-nés', cherchaient les enfants en danger de mort, pour leur procurer le aalut. Les prières sur les malades remplaçaient les mantrains superstitieux.^ Leur foi était vive, vive à obtenir des miracles. Le signe de la croix, l'eau bénite, un chapelet leur servaient à chasser les démons. Le frère Moralez écrit : « 11 arrive souvent qu'on nous appelle pour réciter un évangile sur la tête des malades. Nous commençons par demander un acte de foi sur les articles du symbole. L'infirme et les assistants répondent : « Vicho ada^ ]Q crois. » Alors on lit l'évangile, et Dieu souvent opère des merveilles. On a vu des moribonds se lever guéris. Si la divine Providence daigne se servir, pour des œuvres semblables, d'un instrument aussi vil que moi, que serait-ce si d'autres, plus saints, venaient ici^! » Mais les indigènes eux-mêmes quelquefois, sans recourir au missionnaire, rien qu'en passant leur rosaire au cou des malades, obtenaient le même résultat. Le Père Enriquez en citait un exemple'.

Cette foi vive était-elle à l'épreuve de la persécution? Il était permis d'en douter, au moins pour certains chrétiens baptisés sans préparation. En fait beaucoup retournaient aux idoles ou à la mosquée^. D'autres étaient capables de défendre leur foi. Vers ce temps-là un séminariste de Goa fut réduit en esclavage par les musulmans du Malabar. Il refusa d'apostasier et fut jeté aux fers. S'étant échappé, voici ce qu'il raconta au Père Enriquez. Il avait, au lieu de sa captivité, rencontré plusieurs indigènes jadis esclaves des Portugais, baptisés, mais qui s'étaient enfuis. Ils vivaient mêlés aux païens et aux Maures, quelquefois soldats, mais toujours fidèles au baptême que leur avait valu leur esclavage. Ils se soutenaient entre eux, car ils avaient à souffrir pour leur religion. Si quelqu'un parmi eux mourait, ils ne laissaient pas brûler le corps, à la manière du pays, mais ils faisaient des funérailles chrétiennes, conduisaient le corps à la tombe en chantant les cantiques de la doctrine catholique

1. Même sur ce point, il y avait encore des défaillances. Mon. Xav., p. 845. B.

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