Mon. Xav., p. 473, G68, etc
4. C'est ce que répliquait intérieurement à Ignace, qui voulait le gagner à la vie parfaite, le futur Père Jérôme Nadal : « Ego hune librum volo sequi (habebam novum testamentum in manu); vos nescio que evadatis... Sensus animi mei sic fuit: « Nolo his me adjungere, quis scit an incidant aliquando in inquisitores ? » {Epiit. P. Hier. Nadal, I, p. 2; dans les Mon. Hist. Soc. Jesu.)
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ne savons lesquels, et Ignace fut dénoncé une fois de plus. Les inquisiteurs, qui le connaissaient pour un convertisseur d'hérétiques, haussèrent les épaules^ Mais il courait sur leur compte des bruits peu favorables, et l'écho en parvint jusqu'en Navarre.
11 semble qu'on en ait été fort ému dans la parenté de François. Une de ses lettres laisse clairement entrevoir qu'il y eut en cette affaire, de la part de tels et tels, qui vivaient près de lui, de la malice et de l'hypocrisie 2. Nous n'en savons pas plus long, mais il paraît assez clair que les accusations portaient sur la foi. Or, en cette matière, on était chatouilleux chez les Jassu et les Azpilcueta. Qu'on en juge par ces lignes, que, précisément en ce temps-là, 11 décembre 1534, écrivait en son testament une des sœurs de François, Anne, en son nom et au nom de son mari dom Diego d'Ezpeleta^.
« Avant toutes choses, nous confessons et croyons les articles de la sainte foi catholique, et dans cette sainte foi, nous voulons vivre le temps qu'il plaira à Dieu, et nous protestons y vouloir mourir; et si, en aucun temps ou à l'heure de la mort, par suggestion ou persécution du diable, trouble de la mémoire, préoccupation ou faiblesse de notre entendement, nous venions à mettre en doute les articles de la sainte foi catholique, dès maintenant, pour alors, nous protestons devant la majesté de Dieu, de la Vierge Notre-Dame et de toute la cour céleste que nous ne consentons pas à telle tentation, mais protestons au contraire vouloir vivre et mourir en la sainte foi catholique et dans l'obéissance à la Sainte Eglise notre mère comme chrétiens catholiques. »
Il n'est pas impossible que ces lignes aient été écrites sous l'impression fâcheuse des nouvelles venues de Paris. François crut nécessaire de se justifier, et il écrivit à son frère Jean:
« Dernièrement se trouvait en cette université le R. P. Fray Vear, lequel m'a donné à entendre que Votre Grâce a reçu à mon sujet certaines plaintes qu'ils m'a exposées tout au long. Le grand chagrin que vous en avez éprouvé, ainsi qu'il me l'a