‹ Saint François XavierChapitre 440 sur 820 · Ckos, t. I, p · texte numérisé non relu

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il est comme un soleil dans ce pays. Aussi c'est un devoir strict, pour la Compagnie, que de remercier Dieu du crédit qu'il lui a donné et du bien qu'il opère ' . »

Ainsi, les uns après les autres, tous ceux qui voyaient le Père François tombaient sous le charme, et ne pouvaient se retenir d'en faire part à leurs frères d'Europe.

Vers le 10 ou le 12 novembre, le saint rentrait à Goa. Pendant son absence, on y avait été inquiet sur son compte. Les nouvelles du Comorin ne parlaient que des Badages, de leurs meurtres, de leurs pilleries, et le bruit avait couru que le Santo Padre était mort dans les tourments. « Peindre la tristesse de ses amis, écrit Barzée, est impossible; ils disaient que, dussent ses reliques leur coûter trente mille ci'uzados, ils le feraient canoniser. Là-dessus, ils racontaient ses miracles et de grands miracles. Je n'en dis rien, car ce n'est pas à nous d'en parler; nous n'avons qu'à rendre grâces à Dieu. S'il nous manquait, ce serait un grand vide, mais nous irions quand même'-^. » On ne tarda pas à apprendre que la nouvelle était fausse : mais il restait qu'aux yeux de tous, Trançois était un saint et un thaumaturge.

Ce qui le ramenait si vite à Goa c'était, hélas! une fois de plus des plaintes à porter contre un officier portugais^. Le capitande

1. Cité dans Gros, t. I, p. 387; — Pagks, p. 456. « Je me suis fait tout à tous pour les gagner tous;... plus qu'on ne peut dire. »

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