‹ Saint François XavierChapitre 450 sur 820 · Sel. Jnd. Ep., p · texte numérisé non relu

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que, peu à peu, notre crédit grandira dans ce peuple',» On avouera que les lettres du Santo Padre ont un accent plus modeste.

Gochin aussi voulait un collège et l'offrait aux Pères de la Compagnie. Les confrères de la Miséricorde mettaient à leur disposition leur église^. Gochin était la plus ancienne et, après Goa, la plus importante des stations portugaises; vraie tête de ligne pour les grandes voies de navigation, chantier de constructions navales, centre du commerce de poivre, point de départ des flottes qui retournaient en Portugal. Assez belle cité sous sa voûte de palmiers, et toute chrétienne, ayant ses églises, sa Santa-Casa-da-Misericordia, son couvent de Franciscains déjà vieux de quarante ans. Les Dominicains s'y installaient^ Ajoutons, détail important aux yeux de Xavier, la proximité du Travancore. 11 était indispensable, pour les missionnaires, d'avoir là un pied à terre.

Déjà le Père Lancilotti avait été envoyé '', peut-être pour préparer les voies. Vers le milieu de décembre, Xavier lui-même alla sur les lieux ^.

Durant ce temps, l'affaire de Baçaim était reprise et conclue. Le saint recevait, à Gochin, des instances nouvelles de Gomez et de l'évêque lui-même. « Nous n'avons pas encore la réponse, écrivait Gomez le 20 décembre ; mais nous sommes certains que Maître François acceptera''. » G'était vrai : depuis quelque temps, Xavier était décidé à prendre la charge que tout le monde lui offrait^. Ses raisons étaient d'abord le désir du roi, que le bruit public ne cessait d'alïlrmer, puis les requêtes des Franciscains. Bientôt il répondit en donnant sa feuille de roule au Père Melchior Gonçalez.

Les fondations ébauchées ouvraient des horizons nouveaux au zèle des Jésuites. Dans le même temps, en Europe et en Orient, les instances des villes et des princes les amenaient à

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