‹ Saint François XavierChapitre 464 sur 820 · Gros, I, p · texte numérisé non relu

Gros, I, p

2. Ces relations se lisent en latin dans les Epistolae Indicae, Louvain, 1556, p. 175, 198; en italien dans les Nuovi Avisi...^ terza parte, Venise, 1562, p. 18, 27. Cf. Gros, I, p. 409, note 1.

3. Mon. Xau., p. kll-^i~8. Les textes portent encore Chynguinçuo, CIdnzinquo (p. 488- 489), Cef^nico {Auisi, fol. 21), Tengicu, Fengicu, Gros, II, p. 100, 116, 117, etc. Ge «pays des dieux », ou « temple du ciel », doit être cherché au sud-est, au delà des provinces de Chine, au delà même peut-être du Thibet, dans les pays d'origine du Bouddhisme. D'après M. Satow {Transactions of tlie Asiatic S'y of Japan, t. VII, p. 138), il faut lire Tenjiku. C'est de l'Inde qu'il s'agit. Les prétendues universités ne sont autre chose que des bonzeries ou des lamaseries.

vivent, accumulant sans fin la science et oubliant en quelle ignorance vivent les gentils '. »

Dans les récits du Japonais, certains détails surtout devaient intriguer Xavier. Paul parlait de moines indigènes. Les uns, noirs, vivaient dans les villes. Ils étaient célibataires. Tête et menton rasés, longs habits et larges manches, vie commune, réfectoire commun, jeûne fréquent, des légumes et des fruits pour nourriture, en esprit de pénitence ou pour amortir les désirs charnels, une demi-heure d'office la nuit, prières le matin, à midi et le soir, langue sacrée inintelligible au public, prédications répétées, croyance en un Dieu supérieur, obéissance à une sorte d'abbé. Vie vertueuse et soumise, sauf un point... Et cependant ils prêchent la chasteté! D'autres, les moines gris, rappellent les religieux mendiants d'Occident, célibataires eux aussi, mais d'une conduite qui excite tous les soupçons.

Paul de Sainte-Foi racontait encore l'histoire d'un de leurs saints. On le nommait Xaca. Il vivait dans le Chengico : il avait prêché une religion nouvelle et mené vigoureuse campagne contre les idoles. Ses disciples avaient porté sa doctrine en Chine et au Japon. Maintenant encore on trouve enfouis dans le sol des débris de statues brisées par eux. Suivait l'exposé sommaire de sa loi. Elle revenait à observer cinq préceptes : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas forniquer, ne pas s'emporter contre les maux sans remèdes, pardonner les injures. Il avait laissé beaucoup d'ouvrages pleins d'excellentes leçons. Il recommandait les jeûnes, les pénitences comme fort agréables à Dieu. De même ses religieux devaient visiter les malades, être bons pour eux, s'ils les voyaient en danger leur parler des biens de la vie future, leur prêcher le mépris des choses de cette vie; car tout est vanité. On a reconnu le Bouddha, Sakia Mouni, sa confrérie monastique et sa morale.

Les Pères, continuant à traduire de leur mieux les récits du Japonais, disaient que ces moines croyaient à un enfer éternel, au purgatoire, à un ciel où les Anges voient la majesté de Dieu. Ces Anges sont les défenseurs des hommes : aussi l'on porte sur soi leur image. Puis, le culte des saints : « il y a

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