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Abuna Jacob, dont il a été parlé plus haut

^. Ep. Indicae, p. 197. Allusion à la prédication syro-chaldéenne en Chine vers le vu* et lo viii" siècle.

âmes et grand service à Dieu Notre-Seigneur. Votre Altesse devrait bien parler à Maître Simon afin qu'il lui ordonnât de venir du Japon et de se tenir à Goa et sur les autres terres jusqu'au cap Gomorin, puisqu'il est si nécessaire dans l'Inde. L'évêque d'ailleurs trouve grande consolation à l'avoir; il aime sa doctrine et ses conseils'. »

Don Jean d'Albuquerque, après avoir raconté les travaux des Pères du collège, ajoutait : « Ce qui nous manque, c'est que le chef nous aide davantage "-. »

D'autres cherchaient à effrayer le missionnaire. « Tous mes amis sont stupéfaits de me voir entreprendre un voyage si long, si dangereux. Moi, je me pâme {pasmo) encore bien plus à voir leur peu de foi. Dieu Notre-Seigneur est Maître et Roi pardessus toutes les tempêtes des mers de Chine et du Japon, — les plus violentes, dit-on, qu'on ait encore observées. Il est plus puissant que tous les pirates, si nombreux, dit-on, qu'il y a de quoi en être stupéfait, et des pirates les plus cruels à inventer tortures et martyres, avant que de tuer, surtout s'il s'agit de Portugais. Mais Dieu Notre-Seigneur est le Maître de tout; je ne crains rien si ce n'est Dieu. 11 pourrait me châtier de mes négligences à son service, de mon inutilité à faire connaître le nom de Jésus-Christ aux nations qui l'ignorent. Les autres motifs de crainte, périls et labeurs qu'on m'allègue, tout cela n'est rien. 11 ne me reste que la crainte de Dieu ; celle qui peut venir des créatures a ses limitesqui sont fixées parle Créateur^. »

Aussi bien, Dieu parlait haut dans l'âme de son serviteur : « Je n'en finirais pas, dit-il ailleurs, si je voulais vous décrire l'intime consolation que me donne la pensée de ce voyage, avec ses périls de mort, tempêtes affreuses, ouragans, écueils, pirates sans nombre, si bien que de quatre navires, c'est beau que deux échappent. Tel est l'attrait intérieur que je sens, que la certitude d'avoir à courir des dangers, tels que je n'en ai jamais rencontrés, ne m'arrête pas, tant j'espère voir notre sainte religion se propager en ce pays^. »

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