Gros, II, p
2. Ep. Indicae de .stupcndis..., p. 28; — Tkicault, 1. I, ch. 15.
était évident que cette réglementation était suJDordonnée au bien général. Or le bien général exigeait qu'il restreignîtle plus possible le champ d'action du recteur. En conséquence, il laissa au Père Gomez le gouvernement du collège et de ses habitants, Paul de Gamerino excepté. Celui-ci devenait supérieur des autres Pères vivant loin de Goa '.
Pareille organisation ne pouvait être que provisoire. François Xavier comptait que tôt ou tard, dans six ou sept mois peutêtre, arriverait le profès par lui demandé à saint Ignace, tenant son autorité, non du provincial de Portugal, mais directement du saint fondateur^. 11 espérait aussi que chacun des deux supérieurs se ferait un devoir de rester dans ses attributions, que Gomez spécialement aurait assez de surnaturel pour ne pas empiéter sur le domaine de Paul de Gamerino et se renfermer dans ses prédications et son collège.
11 dut, à cette occasion, laisser au recteur un mémorial plein de conseils pratiques, où il lui marquait exactement sa ligne de conduite. G'était son habitude invariable; nous avons un certain nombre de ces documents qui nous livrent, pour ainsi dire, les secrets de son apostolat et, du même coup, le meilleur de son âme. Mais celui qu'il destinait àGomezne nous est pas parvenu. En revanche, nous avonscelui qui futremisà Paul de Gamerino. L'on y voit que, pour prévenir les heurts, le saint comptait d'abord sur la vertu de son plus ancien compagnon.
« Ge qu'avant tout et par-dessus tout, dit-il, je vous recommande, pourl'amourde Notre-Seigneur, pourl'amour que vous portez au Père Ignace et à tous ceux de la Compagnie, c'est de vivre en pleine humilité, prudence et sagesse, en amour et en charité avec Antoine Gomez, avec tous les Pères qui viendront de Portugal et tous ceux qui sont dispersés dans l'Inde. » Xavier a tant de confiance dans ses frères, qu'à son avis, ils n'ont pas besoin de supérieur. S'il leur en assigne un, c'est