‹ Saint François XavierChapitre 476 sur 820 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

S.Jbid., n. 19.

laires, sans rien qui sente la dialectique ou l'érudition des cours de théologie. Pas de thèses douteuses, mais une doctrine claire, traditionnelle, tournée à la morale. Peu de citations, mais, « parlez de ce qui se passe dans l'âme des pécheurs, de la fin dernière, des ruses du démon. Gela, le public le comprend; le reste le dépasse ^ ».

Xavier ne s'adresse pas à des prédicateurs qui vont de ville en ville, au hasard des circonstances et des invitations. Le Père qu'il envoie à Ormuz, à Cochin, à Malacca, sera probablement le prêcheur unique de la ville. 11 sera là à demeure^ comme la conscience vivante du peuple. Son premier soin sera donc de bien connaître son terrain. « Dès le premier jour-, là où vous serez, cherchez à savoir à quel genre de trafic on se livre, les mœurs, les coutumes du pays et des environs. Informez-vous auprès de personnes qui soient bien au courant et capables de vous donner des conseils sur la manière de faire du bien en cet endroit. Qu'elles vous fassent un rapport exact du mal qui s'y commet. Vous vous informerez aussi en détail des usures. Vous saurez de même en quels péchés ils vivent, à quelles restitutions ils sont obligés, comment il faut leur prêcher et les confesser, quels remèdes il convient de leur donner... Informez-vous aussi des nombreux procès, des fraudes qui se commettent par voie de justice, des faux témoignages, corruptions, acceptions de personnes qui corrompent la vérité ; ainsi vous serez plus puissant pour corriger les gens, sachant le détail de leur vie... Voilà, quand on veut travailler au salut des âmes, l'étude capitale : il faut lire les livres vivants qui enseignent la réalité, plutôt que les livres morts. Je me suis toujours bien trouvé de cette règle 3.

« Si vous voulez faire beaucoup de fruit dans votre âme et dans l'âme du prochain et vivre consolé, conversez avec les pécheurs de manière à ce qu'ils viennent à avoir confiance en vous et à vous ouvrir leur âme. Voilà les livres vivants, plus éloquents que les livres morts où vous avez à étudier, non seulement pour vos sermons, mais aussi pour votre consolation

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