Ibid
était de première nécessité. Xavier avait donc repris les projets de Jean Galvano. Par son ordre, aussitôt arrivés, Jean de Beira et ses compagnons s'étaient mis à l'œuvre. Nicolas Nunez avait ouvert l'école. Le sultan n'osa refuser un emplacement qu'on lui demandait au nom du Santo Padre^ et bientôt l'école se transforma en collège. Elle s'ouvrit aux enfants pauvres de l'île et des environs. De jeunes chrétiens de l'île du More, parmi lesquels plusieurs de famille noble, y vinrent avec leurs esclaves i. Là ne s'arrêtaient pas les plans de François. Considérant que (ioa était loin du Japon, il se demandait si l'on ne pourrait pas avoir aux iNIoluques une maison pour les Japonais qu'il y enverrait étudier les mystères de la foi. Le projet n'eut pas de suite. La fondation par la Compagnie d'un collège à Macao, devait répondre bientôt aux besoins que le saint prévoyait^.
Cependant le bruit avait couru jusqu'aux Indes que Jean de Beira était mort 3, Si la nouvelle était vraie, il fallait lui donner un successeur. Xavier désigna le jeune Père Alphonse de Castro', qui, parti avec lui de Cochin, venait de célébrer à Malacca sa première messe, et attendait l'heure de s'éloigner''. Le saint lui enjoignit de consacrer une année entière à évangéliser Maluco^ : ses compagnons devaient aller à l'île du More. Prévoyant ensuite le cas, point chimérique, hélas ! où l'un des missionnaires se rendrait coupable de quelques fautes graves, par exemple refuserait d'obéir au supérieur de la mission : « Chassez-le de la Compagnie, ordonnait le saint. Dites à tous quelle est en ceci ma volonté. Il faut qu'ils le sachent : s'ils vont à rencontre, ils ne resteront pas parmi nous'. »
Des Moluques, ces graves préoccupations ramenaient naturellement l'esprit de saint François Xavier vers Goa et son collège.
Les mesures possibles pour prévenir les froissements, il