‹ Saint François XavierChapitre 508 sur 820 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

à l'avance leslyplions, j)as(lo puissants pa(|uebols pour traverser les cyclones à peu prcs indemnes. Puis les ports lerniés, les menaces do prison et de mort j)c>ur les auilacieux (jui oseraient mettre le pied sur le sol interdit; pas de relations diplomatiques avec les nations lointaines, pas de Hottes de g^uerre pour les mettre à la raison. Pas de bonnes caries non j)liis;et par suite, de longues traversées faites au petit bonheur. On voit si Xavier avait tort de demander aux futurs apùtres nue provision inépuisable de conliance en Dieu.

Cependant le voyage se poursuivait tristement. En peu de jours, la jon(|ue se trouva dans les eaux de Chine, en face de Canton. Le patron et tout IVupiipage étaient d'avis (ju'il fallait s'arréteret hiverner sur place. Les missionnaires durent parler haut et menacer. Ils écriraient au capitande Malacca. Ily avait des Portugais non loin de là, à San-Choan; on leur ferait savoir que le ladrào man(|uait à sa parole. Il savait ce qui l'attendait. Le Chinois, (jui avait son idée, parut céder, et repartit vers le nord. Le vent était bon : la jon(iue franchit vile les 500 kilomètres qui séparent (Canton d'un autre port alors fort important, Tchang-tchéou, dans le Fou-Kien, le Chincheo des relations portugaises'.

La comédie qui avait échoué ilevant Canton allait recommencer. Ici, plus de Portugais; donc, malgré les protestations des passagers, le Chinois se disposait à entrer dans le port, décidé à n'en plus bouger de la saison. Pour les étrangers, c'était la captivité et les supplices; Dieu vint encore à leur aide.

« Une jonque s'approcha de nous, dit Xavier, et nous avertit (ju'il y avait en rade force pirates : nous étions perdus si nous j)assions outre. ^) Du large, à une lieue de là, on pouvait voir la foule des navires de Chincheo. Le capitaine prit peur et recula. Ktait-ce bien des pirates qu'on avait devant soi? la place de leurs vaisseaux n'était guère dans les grands ports comme celui-là. N'était-ce pas plutôt la Hotte même de l'Empereur qui croisait ilans ces parages pour éloigner les étrangers-? Le ladrao n'était pas en règle avec le gouvernement de son pays. Le fait

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