‹ Saint François XavierChapitre 517 sur 820 · Gros, p. 74 (Annaliste de Macao · texte numérisé non relu

Gros, p. 74 (Annaliste de Macao

C'était extrêmement laid à voir. Il avait sur lui des parfums exquis dont l'odeur se répandait dans toute la salle ' . » Ces lignes nous donnent une idée des caquetages qui devaient accompagner le saint dans ses prédications. Ses compagnons et lui, dit Valignano, « avaient grand'peine à s'exprimer, à répondre aux questions. Aussi l'on se moquait d'eux. L'on s'étonnait de la forme de leurs vêtements, de leurs gestes ». Sans doute les Japonais trouvaient que les « barbares du sud » s'agitaient beaucoup en parlant. Mais « d'autres finissaient par les prendre en pitié. Des hommes qui venaient de si loin enseigner une loi nouvelle ne devaient pas être des ignorants. Il y avait quelque chose dans ce qu'ils disaient. Et le public se partageait » . Rien n'arrêtait le zèle de Xavier, les obstacles « l'enflammaient au contraire. Bien plus que les traductions de Paul de Sainte- Foi, plus que le livre qu'il lisait, la sainteté de sa vie, et l'Esprit que Notre-Seigneur lui communiquait, faisaient comprendre que son enseignement était bon- ».

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