‹ Saint François XavierChapitre 518 sur 820 · III. — François Xavier et les Japonais. Le Bouddhisme · texte numérisé non relu

III. — François Xavier et les Japonais. Le Bouddhisme

En même temps, François étudiait le peuple qui l'entourait. De l'extérieur pittoresque, de l'exotisme dont nous sommes friands aujourd'hui, il ne paraît pas avoir été curieux. Ce qui l'intéresse, on le comprend, ce sont les traits moraux de la physionomie japonaise. Il en démêle le fort et le faible avec une clairvoyance qui n'exclut point la sympathie, au contraire. On ne peut nier qu'il ait été plus sensible aux qualités qu'aux défauts.

A Cangoxima, il se trouvait dans la partie du Japon où les tendances vigoureuses de la race sont plus accentuées. Le Satzouma, pays aujourd'hui peu visité, s'intitule lui-même « la patrie des hommes d'intelligence et de courage ». Défenseurs irréductibles des droits féodaux, on les trouve dans toutes les bagarres qui ont marqué la fin de l'ancien régime. Moins artistes que leurs frères du centre, mais plus guerriers, plus austères ;

1. Hiiioire du couvent catholique de Kidto, 1568-1585 [Revue de l'histoire des Religions, 1895, t. I, p. 270). Le missionnaire est appelé Ouioucan.

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