‹ Saint François XavierChapitre 528 sur 820 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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3. De Mailla, Uist. générale de la Chine, 1777-1795, t. X, p, 323; Mazelière, t. III, p. 34.

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dires des indigènes; du moins il les enregistre tels qu'il croit les comprendre. Le moindre indice lui ouvre des horizons nouveaux. Après les Moluques, après le Japon, voici la Chine. Pour le moment, il ne se sent pas attiré de ce côté; encore peut-il y envoyer des missionnaires.

En fait, aucun de ces plans ne se réalisera tel qu'il l'avait conçu. Dieu le laisse agencer l'avenir au gré de son ardeur, et se réserve de mener les événements par des voies imprévues. Le voyage de François tournera au rebours de ses espérances. Les universités japonaises ne l'entendront point discuter avec les bonzes. Les conquêtes de la foi iront moins vite qu'il ne l'avait cru. Ses lettres au pape, aux universités d'Europe, aux enfants de saint Dominique et de saint François ne seront jamais écrites. Mais, avec le temps et par des moyens divers, ses projets deviendront des réalités. En 1559, le Père Gaspard Vilela tentera d'attaquer les grandes bonzeries du mont Hieyi- San^ On invitera les Pères à passer jusqu'à celles de Bandu^. Franciscains, Dominicains, Augustins espagnols viendront au Japon sans y être appelés. Quand le Japon sera sur le point de se fermer, la Chine s'entr'ouvrira.

En attendant, c'est à la Compagnie de fournir des missionnaires. L'avenir paraît au Père François gros de promesses, et il se décide à faire venir, sans tarder, une seconde escouade d'ouvriers : « Ce royaume du Japon me semble si bien disposé pour l'accroissement de notre sainte foi que, me confiant pleinement en vos désirs et en votre zèle pour le salut du prochain, espérant en Dieu Notre-Seigneur que vous avez, pour autant que je vous connais, la vertu et l'humilité intérieure nécessaires à l'exécution de vos désirs, je vous ordonne (au nom de la sainte obéissance, pour que votre mérite soit plus grand) que, si vous avez la santé nécessaire, vous. Maître Gaspar (Barzée), Balthazar Gago et Dominique Carvalho, vous veniez au Japon où je suis ^. »

Aux supérieurs de Goa d'avertir Barzée, et de le laisser partir le plus tôt possible. On est en novembre 1549, le plus tôt ce sera

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